Test réalisé à partir d’une version fournie par Cosmocover sur Switch
Développé par M2 et édité par Sega
Sorti le 24 septembre 2020 et disponible sur Switch
| Interface | Anglais |
| Audio | |
| Sous-titres | Anglais |
Toutes les bonnes choses ont une fin. Après 19 portages de M2 sur Switch, la collection SEGA AGES tire sa révérence. Ce dernier voyage dans le glorieux passé de Sega (et Tecno Soft en l’occurrence) se fait aux côtés de Herzog Zwei, souvent considéré comme le tout premier jeu de stratégie en temps réel. On pourrait craindre qu’il soit tombé en désuétude mais, avec de nouvelles fonctionnalités et parce que sa proposition est toujours unique, cet honorable survivant du catalogue Mega Drive est toujours aussi captivant.

Herzog Zwei met deux joueurs aux commandes de robots géants capables de se transformer en vaisseaux. Chacun possède une base qui permet de fabriquer des unités. Celles-ci peuvent capturer des avant-postes pour gagner plus d’argent et créer plus d’unités, dans le but de détruire la base ennemie. Le robot-vaisseau que contrôle le joueur sert à la fois de curseur pour déplacer ses alliés, mais il permet également d’attaquer les véhicules et les soldats de l’adversaire.
Le concept, qui date tout de même de 1989, paraît encore étonnamment moderne aujourd’hui. En assignant des ordres à ses unités, on arrive assez facilement à ses fins malgré une intelligence artificielle parfois lunaire, notamment dans le domaine de la recherche de chemin. Herzog Zwei proposait toutefois de jouer à deux en écran partagé et ses systèmes sont riches, avec une fine gestion de l’énergie du robot qui limite les déplacements, huit cartes aux environnements singuliers et des unités aux statistiques variées.
La version SEGA AGES ne retouche finalement que très peu le titre d’origine. Sa plus grande force est de rendre Herzog Zwei tout à fait accessible aux nouveaux joueurs. Pour cela, un tutoriel simple et détaillé de douze leçons est disponible depuis le menu principal. De plus, une fenêtre d’aide est affichée sur le côté de l’écran pour mieux comprendre les effets des commandes que l’on assigne aux unités (attaque stationnaire, capture d’avant-poste, attaque de la base ennemie…).

Il est aussi possible de personnaliser le mapping de la manette et de régler finement la difficulté. Que l’on joue contre l’IA ou un autre joueur, on peut par exemple définir des handicaps dont la durabilité de la base et du robot, le coût des unités et la vitesse de production. Un système de sauvegarde classique remplace les mots de passe et un mode Replay permet d’enregistrer ses exploits.
L’option la plus intéressante de SEGA AGES Herzog Zwei est cependant l’intégration d’un mode en ligne, pour affronter d’autres passionnés via Internet. Que l’on préfère jouer contre un adversaire aléatoire ou contre un ami, cette version permet de réaliser un rêve vieux de 31 ans, partiellement comblé par AirMech sorti en 2012, qui lui rend indéniablement hommage mais qui possède de nombreuses différences par rapport au titre de Tecno Soft.
SEGA AGES Herzog Zwei est un portage extrêmement bienvenu dans le catalogue. Comme on l’avait écrit à propos de G-LOC: Air Battle, il permet de sortir des sentiers battus (Sonic the Hedgehog, Space Harrier, Out Run…) et de réhabiliter des titres qui ont écrit l’histoire du jeu vidéo. En l’occurrence, Herzog Zwei ne se contente pas d’être le précurseur d’un genre tout entier, il en est toujours un digne représentant qui ne mérite certainement pas de sombrer dans l’anonymat.





