Test réalisé à partir d’une version fournie par Koch Media sur Switch
Développé par Gaming Minds Studios, édité par Kalypso Media et distribué par Koch Media
Sorti le 19 juin 2020 et disponible sur Switch (également disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC)
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Russe / Chinois |
| Audio | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Russe |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Russe / Chinois |

Deux ans après sa sortie initiale sur PlayStation 4, Xbox One et PC, Railway Empire rejoint le catalogue de la Switch. Ce jeu de gestion ferroviaire dédié à la conquête de l’Amérique, puis d’autres parties du monde via les DLC inclus, est désormais disponible aux joueurs nomades. Reste à savoir si l’expérience n’est pas dégradée sur le petit écran de la console.
Railway Empire se déroule en 1830, alors que le joueur dirige une entreprise ferroviaire. Son but ? Relier les villes d’Amérique au réseau de chemin de fer à partir d’une gare de départ. La campagne et les scénarios proposent des missions obligatoires (relier Omaha à Cheyenne…) et facultatives (livrer du bétail à Cheyenne…) qu’il faut accomplir dans une certaine limite de temps. Des missions bonus apparaissent de temps en temps et leur réalisation fait gagner de belles sommes d’argent. Railway Empire met aussi à disposition des mode libre et bac à sable, pour jouer sans les contraintes scénaristiques ou pour les joueurs créatifs.
La difficulté de Railway Empire est progressive, mais il est possible de corser les choses en changeant son capital initial, le type du réseau ferroviaire (avec la gestion ou non des problèmes de circulation) ou encore le niveau de l’intelligence artificielle. Celle-ci se présente sous la forme de concurrents qui peuvent empêcher le joueur d’étendre son réseau et remplir ses missions en construisant des rails inopportuns, par exemple.

Les principaux outils du joueur sont bien sûr les rails et les trains. Railway Empire est de ce point de vue très réaliste avec de nombreux modèles de locomotives. Lorsqu’on pose des rails, il ne suffit pas d’attribuer un train à une route : il faut également construire des bâtiments de maintenance pour entretenir les trains, des stations, des voies d’évitement et des signaux de circulation pour éviter la paralysie d’une partie du réseau. Hélas, la micro-gestion n’est pas facilité par la Switch car les textes sont presque illisibles en mode portable et il n’y a pas d’option pour augmenter la taille des textes. En mode stationnaire, le jeu est parfaitement compréhensible, à condition de rester près de sa télévision. Dans ce cas, on remarque un crénelage très présent par rapport aux versions d’origine.
Railway Empire est un jeu de gestion riche par de nombreux aspects. Pour développer son empire ferroviaire, le joueur doit scruter les besoins de chaque ville desservie et répondre à ses demandes. Pour augmenter ses recettes ou la fiabilité des locomotives, le joueur peut embaucher du personnel, améliorer sa flotte ou directement la remplacer grâce aux progrès technologiques à débloquer sur un arbre de compétences. La diversité et l’abondance des actions en font un jeu de gestion complet. La version Switch demande un temps d’adaptation pour apprivoiser les menus et les différentes commandes, ce qui fait regretter l’ergonomie d’une souris. On ne peut par exemple pas survoler un menu pour obtenir de l’aide contextuel.

Nul doute que la version PC de Railway Empire est plus pratique et plus confortable à jouer. Malgré une prise en main qui peut paraître d’abord complexe, le portage Switch de Railway Empire est une proposition suffisamment rare sur consoles, et encore plus sur console portable, pour que l’on se réjouisse de son arrivée. Une mise à jour permettant d’augmenter la taille de la police serait toutefois bienvenue.




