Test de Raging Loop réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roman visuel
- Développé par Kemco | Édité par PQube
- 18 octobre 2019
- PlayStation 4 | Switch | PC
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu
Perdu sur les routes de montagne, un motard tokyoïte se retrouve par hasard dans le minuscule village de Yasumizu, aussi singulier qu’inhospitalier. Dès qu’un épais brouillard s’y lève, les habitants ont un étrange rituel. Ils doivent démasquer et pendre les loups parmi eux, à raison d’un par jour. Ces derniers tentent en revanche d’éliminer tous les villageois, un par nuit au maximum, sans être démasqués. Et comme par hasard, le brouillard se lève.
Test de Raging Loop
Les mécanismes sont les mêmes que dans le jeu de société Loups-garous (ou Mafia) avec différents humains qui ont des rôles de gardiens. Le serpent peut connaître la nature de n’importe quel individu, une fois par nuit. L’araignée peut protéger n’importe quel humain pour une nuit également. Le corbeau peut identifier la nature des défunts. Les deux singes, enfin, se connaissent l’un l’autre, ce qui les lave de tout soupçon.
Un roman visuel qui met en scène un jeu macabre
L’histoire s’appuie sur ces ressorts scénaristiques et les effets de surprise fonctionnent à merveille. À la manière de Zero Escape ou Danganronpa, qui mettent aussi en scène des jeux macabres, il faut évidemment survivre au massacre. L’autre objectif est de découvrir les mystères qui se cachent derrière ce rituel surnaturel.

Les révélations se font petit à petit et le dosage est assez intelligent pour toujours donner envie de poursuivre sa partie. Les dialogues sont bien écrits et donnent beaucoup de personnalité aux différents personnages. On accorde autant de sympathie que de méfiance, surtout au cours des fameuses réunions où l’on décide de qui pendre. En fonction de ses choix, le joueur accède à de nombreuses mauvaises fins : on meurt souvent et il faut expérimenter beaucoup de souffrances pour découvrir le fin mot de l’histoire.
De multiples embranchements scénaristiques
Le scénario est organisé par un organigramme, à la manière de Virtue’s Last Reward, auquel le joueur peut accéder à n’importe quel moment pour se rendre aux différents embranchements. Cela dit, tous les choix ne sont pas disponibles du premier coup parce que certains sont verrouillés. Pour pouvoir les sélectionner, le joueur doit atteindre certains segments de l’organigramme pour obtenir une mauvaise fin et une clé numérotée qui ouvre de nouvelles perspectives. Pour certains choix, il faut d’ailleurs posséder plusieurs d’entre elles !
Musicalement et visuellement, Raging Loop est souvent gênant. L’ambiance crée le malaise, comme si le postulat n’était pas suffisamment embarrassant. Le character design très particulier y participe bien sûr parce que presque chaque personnage possède des traits physiques bien à lui, tout comme ses caractéristiques psychologiques, d’ailleurs.

Un manque de variété visuelle
Le principal reproche que l’on puisse formuler au titre est de manquer de variété dans ses visuels et particulièrement dans ses arrière-plans. La pirouette du brouillard qui obstrue la visibilité des protagonistes, et du joueur fatalement, est plutôt maligne mais on aurait aimé des décors plus attachants pour s’égarer davantage dans le village de Yasumizu. Malgré ce, les descriptions sont déjà suffisamment riches et l’histoire assez palpitante pour avoir l’impression d’y être et n’avoir qu’une envie : s’en échapper une bonne fois pour toute.




