Détails de Prinny Presents NIS Classics Volume 1
| Versions | Sortie | Développeurs | Éditeur | Distributeur |
|---|---|---|---|---|
| PC | 🌐 31/08/2021 | Nippon Ichi Software Codeglue | NIS America | |
| Switch | 🇫🇷 03/09/2021 | Nippon Ichi Software Codeglue | NIS America | Koch Media |
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Test de Prinny Presents NIS Classics Volume 1 sur PC
Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
| Interface | Anglais / Japonais |
| Audio | Anglais / Japonais |
| Sous-titres | Anglais / Japonais |
ATTENTION — SPOILERS. L’auteur de ce texte s’engage à divulguer le moins d’information possible concernant les intrigues de Phantom Brave et Soul Nomad & The World Eaters, mais il peut tout de même contenir quelques spoilers gâchant le plaisir de la découverte. Si vous souhaitez jouer à Prinny Presents NIS Classics Volume 1 dans les meilleures conditions possibles, nous vous conseillons de reporter votre lecture de cet article.
Avec six épisodes canoniques déjà, de nombreux hors-séries et autant de portages, le nom de Nippon Ichi Software est automatiquement associé à celui de sa série Disgaea. L’artiste et son œuvre sont à ce point indissociables que les prinnies eux-mêmes présentent le premier volume d’une série de remasters des classiques du studio. Prinny Presents NIS Classics Volume 1 comporte Phantom Brave: The Hermuda Triangle Remastered (ou Phantom Brave PC sur Steam) et Soul Nomad & the World Eaters. Peut-être que ces deux colosses du tactics-RPG auraient mérité des remakes à la hauteur de leur réputation, mais on ne peut pas cacher notre plaisir de redécouvrir le versant le moins exposé de la riche histoire de Nippon Ichi Software.
JapanPop | Lire le test de Prinny Presents NIS Classics Volume 1 par Guillaume
On ne l’écrit sans doute pas assez souvent mais Phantom Brave, initialement sorti en 2004, est un miracle d’ingéniosité. Le joueur incarne Marona, une orpheline de treize ans possédant la capacité de de communiquer avec les fantômes. Ces « Chromas », comme on les appelle à Ivoire, sont rares et marginalisés mais Marona n’est pas seule puisqu’elle est accompagnée par Ash qui erre entre la vie et la mort depuis huit ans.
Ce tactics-RPG, dont le cadre océanique s’avère étonnamment rafraîchissant, repose sur une mécanique aussi simple qu’intelligente : le joueur invoque ses unités à l’aide des objets présents sur la carte. Pour que ses alliés fantômes lui prêtent main forte, Marona se sert d’une pierre, d’une plante ou de n’importe quoi d’autre qui repose dans l’environnement et qui puisse recevoir leurs âmes. Cependant, les fantômes ont un maximum de tours avant de reprendre une forme inanimée et le joueur doit réfléchir stratégiquement avant d’invoquer tel ou tel combattant. Par exemple, si l’un des guerriers a besoin de plusieurs tours avant d’arriver devant un boss, il n’y a que peu d’intérêt de l’invoquer depuis l’autre côté d’une arène. A contrario, si Marona doit traverser une carte entière, elle a besoin de combattants pour l’accompagner puisque les statistiques de l’héroïne sont en réalité relativement faibles.
Phantom Brave brille également grâce ses différents niveaux de lecture puisqu’il est aussi accessible que riche et chacun peut le pratiquer selon son envie d’approfondir ses sous-systèmes. Les combats se déroulent au tour par tour des unités, au contraire d’une alternance joueur/ordinateur, et les combattants se déplacent librement dans un rayon défini, au contraire de mouvements par case. La possibilité d’échanger des équipements, de soulever et des jeter n’importe quelle unité ainsi que ses nombreuses possibilités de personnalisation en font une expérience unique au sein du catalogue Nippon Ichi Software. Le ton de Phantom Brave marque aussi une rupture avec l’humour omniprésent de Disgaea puisque l’histoire se révèle extrêmement mélancolique.
L’ambiance est tout à fait différente et résolument plus sombre dans Soul Nomad & The World Eaters, quant à lui disponible depuis 2007. Dans un monde asservi par d’immenses créatures maléfiques, les bien-nommés World Eaters, le joueur met la main sur une épée au sein de laquelle est scellé Gig. Ce démon est à l’origine de la chute de l’humanité et entend prendre le contrôle du corps du protagoniste. Ce dernier a lui aussi besoin de Gig pour combattre les World Eaters et l’histoire repose sur cette tension qui unit deux « ennemis » devant coopérer pour accomplir des objectifs qui s’opposent.
Au lieu d’unités, on déplace sur une grille des escouades composées de quelques combattants. Chacune est formée selon un damier aléatoire comprenant une ligne de front, de milieu et d’arrière-garde. Les actions diffèrent selon qu’un soldat soit placé devant ou derrière et la mise en place de ces escouades est extrêmement tactique. Les rangs des ennemis sont composés de la même manière et, lorsque l’on attaque son adversaire, une part d’aléatoire entre en jeu : on ne sait jamais quelle unité vont attaquer nos personnages en premier. Cette imprévisibilité rappelle Front Mission puisque l’on ne peut pas deviner à l’avance quelle partie de wanzer subira des dégâts.
L’intérêt des combats de Soul Nomad & The World Eaters provient des représailles puisqu’à la manière de Fire Emblem, les ennemis répliquent à chaque attaque. Il est souvent préférable de défendre ou de faire l’usage de buffs en attendant que l’ennemi prenne l’initiative. Le joueur peut composer de nombreuses escouades différentes avec des possibilités de personnalisation infinies mais, en combat, les invoquer coûte cher et divise l’expérience acquise. Ce tactics-RPG n’a peut-être pas autant marqué les esprits que d’autres Nippon Ichi Software à cause de sa narration qui semble artificielle par moment : de mauvaises fins parsèment la progression et, lorsque l’on recommence de zéro en conservant son niveau toutefois, il est possible de passer les scènes cinématiques pour ne se concentrer que sur la succession de combats.
Par ailleurs, Soul Nomad & The World Eaters ne bénéficie pas d’un portage exempt de tout reproche et quelques retours au bureau ont accompagné notre partie. Cette version paraît parfaitement brute puisque l’interface, les sprites et le ratio de l’écran sont d’époque. En mode nomade (sur mobile via Steam Link dans les conditions du test), l’aspect visuel ne jure pas excessivement mais sur un grand écran, le rendu n’est que peu flatteur. On regrette surtout l’impossibilité d’enlever les filtres sur les sprites, au contraire de Phantom Brave PC où l’on peut régler plus finement le rendu. Ce dernier, ayant connu davantage de portages et puisqu’il est disponible sur Steam depuis 2016, permet de multiples options d’affichage bienvenues. Dans son cas, tous les contenus ajoutés au fil des versions sont par ailleurs disponibles.
Les jeux Nippon Ichi Software ont toujours semblé venus d’une autre époque et, même lors de leurs sorties initiales, les joueurs ont souvent fait remarquer qu’ils paraissaient issus de la génération précédant la PlayStation 2. Prinny Presents NIS Classics Volume 1 aurait pu être l’occasion de donner un coup de neuf au patrimoine Nippon Ichi Software, ce qui semble partiellement accompli pour Phantom Brave. On regrette néanmoins que Soul Nomad & The World Eaters n’ait pas bénéficié du même soin. De toute manière, les deux jeux ci-présents sont loin d’être désuets dès lors que l’on entre dans leurs systèmes de jeu. On espère également qu’un Prinny Presents NIS Classics Volume 2 se profile pour que se perpétue la riche histoire de Nippon Ichi Software, avec, pourquoi pas, et ce n’est qu’une simple suggestion, La Pucelle: Tactics et Makai Kingdom: Chronicles of the Sacred Tome.






