Test de « Humankind » sur PC. Un 4X aussi généreux que moderne qui cultive sa différence avec Civilization

Test de Humankind réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Après avoir exploré l’espace avec Endless Space et la fantasy avec Endless Legend, Amplitude Studios se penche sur le 4X historique. Avec Humankind, le studio parisien propose aux joueurs de parcourir les grandes époques qui ont marqué l’Humanité, du néolithique au monde moderne en passant par l’antiquité, le Moyen-Âge ou l’ère industrielle. Si d’autres titres, comme Old World, ont tenté de s’y faire une place, le genre est largement dominé par une saga dont le sixième volet cartonne depuis presque cinq ans. Est-il seulement possible de réaliser un test de Humankind sans citer Civilization ?

Test de Humankind sur PC

Dans une nouvelle partie de Humankind, le joueur prend le contrôle d’une petite tribu nomade du néolithique. En cliquant sur la carte, il peut envoyer ses unités explorer les environs pour découvrir des ressources, des endroits à piller ou des animaux à combattre. En remplissant l’un des objectifs de l’ère (obtention de ressources, victoires militaires…) le joueur est gratifié d’une étoile. Lorsqu’il accumule suffisamment d’étoiles, il peut amener son peuple vers l’ère suivante. En plus de lui offrir des points de gloire (utilisés pour départager les vainqueurs) et d’augmenter ses options de construction, cette évolution lui permet de choisir une nouvelle civilisation.

Chaque nouvelle ère propose ses civilisations, inspirées de différentes cultures historiques. Les Babyloniens, les Égyptiens ou les Olmèques, par exemple, sont des civilisations de l’Antiquité. On peut sélectionner les Huns, les Celtes et les Romains à l’ère moderne. Cette approche débouche sur quelques incohérences historiques et géographiques. Des Olmèques peuvent devenir Grecs puis Mongols, par exemple. Mais cela fournit au joueur une excellente flexibilité. Les bonus qui accompagnent chaque culture sont suffisamment variés pour optimiser chaque ère différemment, en fonction de la situation et des objectifs qu’il s’est fixé.

Les villes génèrent de nombreuses ressources

Les unités ont rapidement la possibilité de constituer un avant-poste, que le joueur transforme en ville capitale. Cette ville produit, à chaque tour, des ressources essentielles pour se développer. Grâce à la nourriture, la ville crée de nouveaux habitants. L’industrie permet de fabriquer des infrastructures et des unités. On investit La science dans un arbre de technologies qui ouvre l’accès à de nouvelles options de construction. La monnaie, enfin, est utilisée pour acheter des unités, commercer ou corrompre ses voisins.

Ces ressources sont calculées en fonction du terrain environnant, des infrastructures présentes mais aussi du nombre d’habitants. Chacun peut se concentrer sur une ressource particulière pour en améliorer le rendement. La stabilité d’une ville, elle, est un indicateur de l’ordre qui règne dans ses rues. Plus il est bas, plus la population est encline à fuir ou à se rebeller. Le joueur peut étendre son empire en bâtissant plusieurs villes. En plus de lui offrir davantage de ressources, il peut également construire des bâtiments religieux et des merveilles en mutualisant l’industrie de plusieurs de ses villes. Elles sont toutefois limitées et onéreuses, contrairement aux avant-postes. On peut associer ces derniers à une ville et en devenir une extension, lui offrant des terres et des ressources supplémentaires.

Les points d’Influence et les combats, moteurs de l’expansion

Chaque tour génère également des points d’Influence. Ceux-ci peuvent être dépensés pour créer des villes et des avant-postes, mais également pour prendre des décisions politiques. Ces décisions déterminent les directions idéologiques du joueur et cimentent ses relations avec les autres forces en présence. Cette influence peut aller jusqu’à l’absorption d’un territoire, même si, la plupart du temps, cela passe par une déclaration de guerre.

Amplitude Studios tente d’ailleurs d’apporter un peu plus de tactique dans la gestion des escarmouches en intégrant un mode avancé où le joueur gère ses unités séparément, au tour par tour. L’initiative est intéressante mais chronophage et un mode de résolution automatique permet d’accélérer ces phases de combat. Il existe de nombreuses unités, terrestres, maritimes et aériennes, avec leurs points forts et leurs faiblesses. Elles se révèlent au fil des ères et évoluent séparément grâce à une jauge d’expérience qui leur permet de progresser légèrement.

Une réalisation immersive

Les graphistes de Humankind jonglent entre la lisibilité et l’élégance. La carte du monde est colorée et les différents éléments importants sont largement mis en valeur. Toutefois la navigation dans les différents menus demande une certaine habitude. Ces menus sont décorés d’illustrations et d’icônes superbes. Elles participent à l’ambiance générale mais peuvent s’avérer gênantes pour le joueur qui cherche l’efficacité. Les différentes ères sont introduites par des cinématiques dessinées à la main du plus bel effet, associées à une narration et une musique immersives. La bande-son du jeu est simplement fabuleuse et crée, tout au long des parties, un environnement sonore qui évolue en fonction des civilisations choisies.

Humankind cultive sa différence avec Civilization

Humankind propose plusieurs options pour adapter les campagnes à l’envi. Le joueur peut choisir la difficulté, le nombre d’adversaires et de tours et la taille des cartes. Un mode multi permet à plusieurs joueurs de s’affronter en ligne ; chaque joueur agit simultanément puis attend que tous les autres aient fini d’agir avant d’entamer le tour suivant. Grâce à un éditeur de personnage, il est enfin possible de personnaliser les traits de son chef, d’en choisir les couleurs et le symbole, parmi lesquels figure le logo de la Dreamcast.

Il est difficile, même inconsciemment, de ne pas comparer Humankind à Civilization lors des premières minutes de jeu tant les points communs semblent nombreux. Néanmoins les différences sautent très rapidement aux yeux. Les mécanismes imaginés par Amplitude Studios possèdent une profondeur, une modernité et des implications très différentes, tout en innovant à bien des égards. Humankind possède une personnalité forte et un gameplay brillant. Il est parfaitement capable de marquer durablement la grande histoire du 4X.

Humankind
Captures d’écran © SEGA

Merci d’avoir lu notre test de Humankind sur PC.

L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui

L'histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd'hui

Souhaitez-vous soutenir Actua ? Alors découvrez notre ouvrage consacré au chef-d’œuvre de Yū Suzuki : L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui. Retour sur la Terre des Dragons pour redécouvrir cette légende de SEGA, qui a défini le genre du rail shooter. Bonne lecture et merci pour votre soutien !

Acheter le livre | L’histoire de Space Harrier de 1985 à aujourd’hui (13,70 €)

Laisser un commentaire

S'il vous plaît, entrez votre commentaire !
S'il vous plaît entrez votre nom ici

À lire aussi

« Like a Dragon: Pirate Yakuza in Hawaii ». SEGA présente les fonctionnalités de ce hors-série au cours d’une vidéo de treize minutes

À l'occasion de la diffusion « RGG Like a Dragon Direct » du 9 janvier 2025, SEGA a détaillé les différentes fonctionnalités de Like a Dragon: Pirate Yakuza in Hawaii. Au cours d'une bande-annonce de plus de treize minutes, entièrement doublée en français, l'éditeur présente les mécaniques de combat ainsi que l'univers de ce hors-série de Like a Dragon. Pour rappel, cet épisode, développé par Ryu Ga Gotoku Studio, sortira le 21 février 2025. On l'attend sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Xbox One et PC, à partir de 59,99 €, en éditions physiques et numériques.

Test de « Sonic X Shadow Generations » sur Xbox Series X. Sonic Team adopte le modèle de « Super Mario 3D World + Bowser’s Fury »

Depuis le 25 octobre 2024, Sonic X Shadow Generations est disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Xbox One, Nintendo Switch et PC, à partir de 49,99 €. À cette occasion, SEGA et Sonic Team ont adopté le modèle de Super Mario 3D World + Bowser's Fury. D'un côté, la restauration de Sonic Generations. De l'autre, Shadow Generations, épisode inédit consacré au hérisson noir, actuellement à l'affiche de Sonic 3, le film.

« Virtua Fighter 5 R.E.V.O. ». Le jeu de combat de SEGA sortira sur PC dans le courant de l’hiver 2024/2025

SEGA vient d'annoncer Virtua Fighter 5 R.E.V.O., nouvelle version du jeu de combat d'AM2, à venir sur PC. Ryu Ga Gotoku Studio est toujours en charge de l'adaptation, qui s'appuie sur la version PlayStation 4 de Virtua Fighter 5: Ultimate Showdown. L'éditeur n'a pour l'instant pas détaillé le prix, ni la date de lancement. Mais le titre devrait être disponible au téléchargement d'ici la fin de l'hiver, fixé au 20 mars 2025.

« Shin Megami Tensei V: Vengeance ». Atlus diffuse une démo de son JRPG avec la possibilité d’importer sa progression dans le jeu complet

Atlus vient d'annoncer la disponibilité d'une démo sur PlayStation 5 et PC, cinq mois après son lancement, de Shin Megami Tensei V: Vengeance. Considérant peut-être que la démo a joué un rôle-clé dans le succès de Metaphor: ReFantazio, l'éditeur applique la même formule à son JRPG en monde semi-ouvert, avec la possibilité, pour l'utilisateur, de transférer sa progression vers le jeu complet. Pour rappel, le titre est disponible depuis le 14 juin 2024 sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X, Xbox One, Nintendo Switch et PC à partir de 59,99 €. Des éditions physiques sont toujours disponibles sur PlayStation 5, Xbox Series X et Nintendo Switch.

Test de « Metaphor: ReFantazio » sur Xbox Series X. Avec autorité, Atlus occupe le trône de roi du JRPG

Depuis le 11 octobre 2024, Metaphor: ReFantazio est disponible sur PlayStation 5, PlayStation 4, Xbox Series X et PC, en éditions physiques et numériques, à partir de 69,99 €. Cette dernière création de Studio Zero (le noyau dur d'Atlus composé de Katsura Hashino, Shigenori Soejima et Shoji Meguro) conclut une année prolifique en matière de JRPG pour SEGA. Mais après avoir affiné la formule Persona depuis 2006 désormais, le studio est-il capable de s'affranchir de sa série la plus populaire ?