jeudi 28 octobre 2021
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Test de Humankind : un 4X généreux et moderne

Détails de Humankind

VersionsSortieDéveloppeurÉditeur
PC🌐 17/08/2021Amplitude StudiosSEGA
Stadia🌐 17/08/2021Amplitude StudiosSEGA

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Test de Humankind sur PC

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1660 Ti 6 Go)

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol (Espagne) / Polonais / Russe / Chinois simplifié / Chinois traditionnel / Portugais (Brésil) / Coréen
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Espagnol (Espagne) / Polonais / Russe / Chinois simplifié / Chinois traditionnel / Portugais (Brésil) / Coréen

Après avoir exploré l’espace avec Endless Space et la fantasy avec Endless Legend, Amplitude Studios se penche sur le 4X historique. Avec Humankind, le studio parisien propose aux joueurs de parcourir les grandes époques qui ont marqué l’Humanité, du néolithique au monde moderne en passant par l’antiquité, le Moyen-Âge ou l’ère industrielle. Si d’autres titres, comme Old World, ont tenté de s’y faire une place, le genre est largement dominé par une saga dont le sixième volet cartonne depuis presque cinq ans. Est-il seulement possible de réaliser un test de Humankind sans citer Civilization ?

Dans une nouvelle partie de Humankind, le joueur prend le contrôle d’une petite tribu nomade du néolithique. En cliquant sur la carte, il peut envoyer ses unités explorer les environs pour découvrir des ressources, des endroits à piller ou des animaux à combattre. En remplissant l’un des objectifs de l’ère (obtention de ressources, victoires militaires…) le joueur est gratifié d’une étoile. Lorsqu’il accumule suffisamment d’étoiles, il peut amener son peuple vers l’ère suivante. En plus de lui offrir des points de gloire (utilisés pour départager les vainqueurs) et d’augmenter ses options de construction, cette évolution lui permet de choisir une nouvelle civilisation. Chaque nouvelle ère propose ses civilisations, inspirées de différentes cultures historiques : les Babyloniens, les Égyptiens ou les Olmèques, par exemple, sont des civilisations de l’Antiquité. Les Huns, les Celtes et les Romains peuvent quant à eux être sélectionnés à l’ère moderne. Cette approche débouche sur quelques incohérences historiques et géographiques (des Olmèques peuvent devenir Grecs puis Mongols, par exemple) mais fournit au joueur une excellente flexibilité ; les bonus qui accompagnent chaque culture sont suffisamment variés pour optimiser chaque ère différemment, en fonction de la situation et des objectifs qu’il s’est fixé.

Les unités ont rapidement la possibilité de constituer un avant-poste, que le joueur transforme en ville capitale. Cette ville produit, à chaque tour, de nombreuses ressources essentielles pour se développer. Grâce à la nourriture, la ville crée de nouveaux habitants. L’industrie permet de fabriquer des infrastructures et des unités. La science est investie dans un arbre de technologies qui ouvre l’accès à de nouvelles options de construction. La monnaie, enfin, est utilisée pour acheter des unités, commercer ou corrompre ses voisins. Ces ressources sont calculées en fonction du terrain environnant, des infrastructures présentes mais aussi du nombre d’habitants : chacun peut ainsi être affecté à une ressource particulière pour en améliorer le rendement. La stabilité d’une ville, elle, est un indicateur de l’ordre qui règne dans ses rues. Plus il est bas, plus la population est encline à fuir ou à se rebeller. Le joueur peut étendre son empire en bâtissant plusieurs villes. En plus de lui offrir davantage de ressources, il peut également construire des bâtiments religieux et des merveilles en mutualisant l’industrie de plusieurs de ses villes. Elles sont toutefois limitées et onéreuses, contrairement aux avant-postes. Ces derniers peuvent être associés à une ville et en devenir une extension, lui offrant des terres et des ressources supplémentaires.

À chaque tour sont également générés des points d’Influence. Ceux-ci peuvent être dépensés pour créer des villes et des avant-postes, mais également pour prendre des décisions politiques. Ces décisions déterminent les directions idéologiques du joueur et cimentent ses relations avec les autres forces en présence. Cette influence peut aller jusqu’à l’absorption d’un territoire, même si, la plupart du temps, cela passe par une déclaration de guerre. Amplitude Studios tente d’ailleurs d’apporter un peu plus de tactique dans la gestion des escarmouches en intégrant un mode avancé où le joueur gère ses unités séparément, au tour par tour. L’initiative est intéressante mais chronophage et un mode de résolution automatique permet d’accélérer ces phases de combat. Il existe de nombreuses unités, terrestres, maritimes et aériennes, avec leurs points forts et leurs faiblesses. Elles se révèlent au fil des ères et évoluent séparément grâce à une jauge d’expérience qui leur permet de progresser légèrement.

Les graphistes de Humankind jonglent entre la lisibilité et l’élégance. La carte du monde est colorée et les différents éléments importants sont largement mis en valeur. Toutefois la navigation dans les différents menus demande une certaine habitude. Ces menus sont décorés d’illustrations et d’icônes superbes qui participent à l’ambiance générale mais qui peuvent s’avérer gênantes pour le joueur qui cherche l’efficacité. Les différentes ères sont introduites par des cinématiques dessinées à la main du plus bel effet, associées à une narration et une musique immersives. La bande-son du jeu est simplement fabuleuse et crée, tout au long des parties, un environnement sonore qui évolue en fonction des civilisations choisies.

Humankind propose plusieurs options pour adapter les campagnes à l’envi. Le joueur peut choisir la difficulté, le nombre d’adversaires et de tours et la taille des cartes. Un mode multi permet à plusieurs joueurs de s’affronter en ligne ; chaque joueur agit simultanément puis attend que tous les autres aient fini d’agir avant d’entamer le tour suivant. Grâce à un éditeur de personnage, il est enfin possible de personnaliser les traits de son chef, d’en choisir les couleurs et le symbole, parmi lesquels figure le logo de la Dreamcast.

Il est difficile, même inconsciemment, de ne pas comparer Humankind à Civilization lors des premières minutes de jeu tant les points communs semblent nombreux. Néanmoins les différences sautent très rapidement aux yeux : les mécanismes imaginés par Amplitude Studios possèdent une profondeur, une modernité et des implications très différentes, tout en innovant à bien des égards. Humankind est doté d’une personnalité forte et d’un gameplay brillant, et est parfaitement capable de marquer durablement la grande histoire du 4X.

Captures d’écran de Humankind

Humankind

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