Test de Princess Peach: Showtime! réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action
- Développé par Good-Feel | Édité par Nintendo
- Nintendo Switch – 22 mars 2024
- Sous-titré en français – PEGI 7
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Depuis ce 22 mars 2024, Princess Peach: Showtime! est disponible sur Nintendo Switch, au prix de 59,99 €. Réalisé par Good-Feel (Kirby : Au fil de la grande aventure, Yoshi’s Crafted World), ce hors-série s’affranchit des racines « plateforme » de la constellation Super Mario. Voilà bientôt dix-neuf ans que Nintendo n’avait pas consacré une aventure complète à la princesse du Royaume Champignon.
Test de Princess Peach: Showtime! sur Nintendo Switch
Syrah, l’antagoniste masquée, envahit le Théâtre de l’Étincelle, altérant toutes les représentations qui s’y tiennent. Accompagnée de Stella et de son ruban magique, la princesse Peach foule les planches de chaque pièce pour sauver le théâtre de l’emprise des ténèbres.
Après le crochet puis les travaux manuels, Good-Feel a donc opté pour une esthétique imitant le spectacle vivant. Dans son test pour le Journal du Geek du 21 mars 2024, Arthur Nicolle estimait d’ailleurs que « l’univers du théâtre était parfaitement retranscrit ». Ce n’est pas notre cas dans la mesure où certains genres, tels que le western, le kung-fu ou les super-héros, évoquent davantage le cinéma que le théâtre. On n’espérait pas que Peach donne la réplique à l’occasion d’un vaudeville, mais la pâtisserie ne nous semble pas affiliée, de près ou de loin, au genre dramatique. D’autres situations sont plus à propos, à l’images du patin à glace qui évoque Holiday on Ice, ou des pièces mettant en scène Peach sirène, représentant l’opéra.
Une grande variété de gameplay
Princess Peach: Showtime! offre ainsi une grande variété de mécaniques de gameplay, la princesse prenant l’apparence de dix héroïnes différentes en fonction des niveaux. Le panel de rôles, suffisamment varié, couvre de nombreux genres, du shoot ’em up à l’enquête, en passant par le runner et le beat ’em all. La découverte des pouvoirs liés à chaque transformation rythme astucieusement la progression. La facilité de la prise en main, pour chaque pouvoir, constitue la plus grande qualité du jeu. On passe naturellement de l’un à l’autre.
On n’échappe toutefois pas à une certaine redondance des situations. Peach épéiste et Peach kung-fu sont, toutes deux, confrontées à des vagues d’ennemis successives. De la même manière, Peach ninja et Peach voleuse sont soumises à des phases d’infiltration très semblables. Les mécaniques ne procurent d’ailleurs pas toutes le même plaisir et on reconnaît que Peach détective nous a interrogé devant son ergonomie laborieuse et l’intérêt de ses énigmes.
Comme la plupart des titres de la maison Nintendo, Princess Peach: Showtime! comporte différents niveaux de lecture pour un usage familial. L’aventure, de six ou sept heures environ, est divisée en trente niveaux au total, soit trois par rôle. L’utilisateur peut les traverser d’une traite ou prendre le soin de dénicher toutes les gemmes d’Étincelle, de toute façon nécessaires pour déverrouiller les portes menant aux boss. On regrette, pour notre part, l’absence d’un mode coop, pourtant présent dans de nombreux jeux de la marque sur Nintendo Switch (Luigi’s Mansion 3, Captain Toad: Treasure Tracker, Super Mario Bros. Wonder…).
Une réalisation perfectible
Le choix du théâtre comme cadre de l’action est une bonne idée d’un point de vue esthétique. Les décors apparaissent et disparaissent en un clin d’œil, câbles apparents, avec quelques effets de transition qui se distinguent, à l’image des cerisiers qui fleurissent. Parfois, toute la scène tourbillonne pour décrire un autre angle de vue, permettant de s’affranchir de l’unité de lieu. Les codes du théâtre restreignent en outre le champ de vision, tout en empêchant le joueur de pivoter la caméra.
Techniquement néanmoins, Princess Peach: Showtime! montre de nombreuses limites. Les modélisations manquent notamment de détails, surtout celles des Étincelles, comparativement aux ennemis tout droit sortis d’une création Yuji Naka. Mais ce sont surtout les chutes de frames qui manifestent d’un manque de soin global. Heureusement, l’action n’est que rarement mise à mal. Les écrans intermédiaires en revanche, dont les résultats et certaines cut scenes, souffrent systématiquement. Ce désagrément n’affectera peut-être pas les jeunes publics à qui le titre se destine principalement. Mais Nintendo a déjà prouvé que la Nintendo Switch était capable de mondes ouverts somptueux. On aurait donc pu s’attendre à davantage d’optimisation pour une aventure dont les ambitions restent somme toute limitées.

Notre avis | 6
Princess Peach: Showtime! se distingue des jeux de plateforme Super Mario en proposant une variété de mécaniques de gameplay. La découverte des nouveaux pouvoirs rythme intelligemment la progression, même si toutes les situations ne sont pas aussi enthousiasmantes. Le cadre du Théâtre de l’Étincelle offre quelques bonnes idées de mise en scène, malgré la pauvreté technique de la réalisation. Comme la plupart des jeux de la maison Nintendo enfin, et malgré l’absence d’un mode coop, les différents niveaux de lecture le destinent à un usage familial. Les ambitions de ce hors-série, somme toute sympathique, demeurent limitées.
On aime
- La princesse Peach dans le rôle principal
- La variété de gameplay
- La facilité de prise en main
- Différents niveaux de lecture
On n’aime pas
- Des mécaniques à la qualité variable
- Une réalisation technique assez pauvre
- L’absence d’un mode coop
Merci d’avoir lu notre test de Princess Peach: Showtime! sur Nintendo Switch.
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