jeudi 7 juillet 2022
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Test de Moss. Pourquoi le considère-t-on comme l’un des plus grands classiques de la VR ?

Test de Moss réalisé le 8 avril 2022 sur Quest 2 à partir d’une version fournie par l’éditeur.

  • Développé et édité par Polyarc
  • Initialement sorti le 27 février 2018
  • PlayStation 4, PC, Quest et Quest 2
  • Intégralement traduit en français

En attendant Moss: Book II, on observe à nouveau Moss, l’un des plus grands classiques de la VR. « Grand classique » paraît presque paradoxal pour un jeu si court où l’on aide un tout petit héros. L’expérience s’avère surtout marquante parce que le joueur est impliqué dans le récit et dans le gameplay, mais aussi parce que la représentation graphique invite à la contemplation.

Test de Moss

Dans une immense bibliothèque, le joueur feuillette un livre dont les pages se remplissent en même temps qu’il les tourne. Il est alors transporté dans l’univers de Quill, une minuscule souris qu’il accompagne. Son monde est menacé par Sarffog, un serpent cracheur de feu, qui capture et enferme son oncle dans son lugubre château. Le « lecteur », puisque c’est ainsi qu’il est nommé, doit donc aider la petite souris dans sa quête de sauvetage.

Comment représenter un jeu de plateformes en VR ?

Moss n’est pas le premier jeu du genre en réalité virtuelle. Lucky’s Tale ouvrait la voie en 2016, par exemple. Mais sa représentation graphique donne véritablement l’impression d’être devant un diorama. Pourtant, tout est à l’échelle du joueur et si les bâtiments et leurs intérieurs semblent petits, c’est parce qu’ils sont à la hauteur des souris qui les habitent.

Puisqu’il s’agit d’une expérience que l’on pratique assis, les environnements sont toujours plus ou moins à hauteur de visage. On ne peut pas déplacer la caméra ou se déplacer soi-même, comme dans Down the Rabbit Hole. Mais le joueur peut observer chaque recoin en se penchant ou en tournant la tête. Il est possible d’observer les décors qui regorgent de détails. D’ailleurs, il faut souvent incliner la tête pour trouver un objet caché ou résoudre une énigme.

Test de Moss - Screenshot
Depuis différents points de vue, le lecteur dirige Quill au travers de différents tableaux. On ne peut pas déplacer la caméra car les scènes se déroulent par le prisme du lecteur.

Par ailleurs, les graphismes sont relativement simples mais bien adaptés aux casques Quest. Ils sont non seulement peu gourmands en ressource mais ne manquent jamais de charme. La lisibilité n’est jamais prise à défaut enfin, puisqu’on voit toujours Quill par transparence, même lorsqu’elle se trouve à l’arrière d’une maisonnette.

Le motion gaming permet-il d’impliquer le joueur dans l’univers de Moss ?

Dans Moss, le joueur manipule régulièrement des éléments des niveaux. On doit par exemple tourner un mécanisme, tirer une chaîne de métal, modifier la position d’un bloc de pierre… Cela permet d’impliquer légèrement le joueur, même si les interactions restent somme toute très limitées. Par exemple, on ne peut pas placer sa main dans le vide pour créer une plateforme, ou attraper Quill pour l’aider à atteindre des endroits inaccessibles.

Malgré tout, on peut interagir avec la petite souris. Au-delà des « tope-là ! » après s’être défait d’une vague d’ennemis, on peut lui rendre des points de vie en tirant sur son petit sac à dos. On peut même « utiliser » les différents ennemis en les agrippant. On attire un crabe vers un interrupteur, ou lancer un projectile en se saisissant de ceux qui en sont capables. Cela permet généralement de résoudre des énigmes, là encore, très sommaires.

Screenshot de Moss
Au début de l’aventure, le lecteur doit aider Quill à traverser un pont. Pour cela, il doit résoudre une énigme très simple où il agrippe un moulin à eau à l’aide des contrôleurs de mouvement.

Car pour le reste, Moss est un jeu de plateformes très classique dont l’apport du motion gaming s’avère finalement assez timide.

Pourquoi Moss est-il souvent considéré comme un porte-étendard de la VR ?

Pourtant, Moss est souvent cité et décrit comme un indispensable de la réalité virtuelle. C’est-à-dire que lorsqu’il est sorti en 2018, les jeux « aussi longs » (alors qu’il ne dure que quatre heures) étaient rares. À cette époque, les ludothèques des casques VR étaient souvent faites d’expériences de moins d’une heure. Mais le titre est en plus extrêmement charmant avec un univers coloré et des personnages craquants… en ce qui concerne les souris, tout du moins.

Malgré les interactions assez rares avec l’univers, le joueur est tout de même impliqué au cœur du récit. Non seulement grâce à la représentation graphique, mais aussi parce qu’il est l’un des personnages de l’intrigue : le lecteur. On ne sait toutefois pas pourquoi ni comment il s’est retrouvé là. Et comme le jeu s’arrête sur un cliffhanger, les joueurs ayant apprécié l’expérience sont restés maintenus en haleine jusqu’à Moss: Book II.

Moss - Screenshot
Les environnements semblent parfois immenses, mais ils sont en réalité tout petits si on les rapporte à la taille de Quill. Certains d’entre eux sont tout de même impressionnants, notamment parce qu’ils regorgent de détails.

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