lundi 2 août 2021
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Test de Monster Train : le démon du jeu

Test réalisé à partir d’une version fournie par Cosmocover sur PC (Core i5-2550k, 8 Go de RAM, GeForce GTX 970 4 Go)

Développé par Shiny Shoe et édité par Good Shepherd Entertainment
Sorti le 21 mai 2020 et disponible sur PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand / Portugais / Russe / Chinois
AudioAnglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand / Portugais / Russe / Chinois

L’éternel conflit entre le bien et le mal est arrivé à son terme : les forces angéliques l’ont emporté. Des sept cercles infernaux, il ne reste désormais plus qu’une vaste toundra glacée envahie par les divins emplumés. Mais tout n’est pas perdu pour le camp du Mal, une unique braise subsiste. Avec elle : l’espoir de restaurer l’incandescence du purgatoire, à condition de la transporter au cœur des enfers. C’est donc désormais l’heure du dernier assaut, véritable ruée désespérée à bord du Hurleflammes, train démoniaque et va-tout du côté obscur pour tenter d’assurer leur survie.

Dernier-né du studio américain Shiny Shoe (qui a contribué à The Banner Saga ou aux remasters des point and clicks LucasArts), Monster Train est un hybride entre un jeu de construction de deck et un rogue-like. Chaque nouvelle partie propose au joueur de choisir deux clans, un principal et l’autre secondaire, parmi les cinq proposés (dont trois à déverrouiller). Chaque clan est doté de cartes aux effets bien spécifiques, constituant un deck de base, l’arme indispensable pour percer les défenses angéliques qui gardent l’entrée de chaque cercle des enfers.

Chaque nouvelle étape atteinte demande au joueur de choisir entre deux routes différentes, chacune parsemée de lieux générés aléatoirement et permettant de se renforcer de diverses manières : nouvelles cartes, artefacts, renforts magiques, événements aléatoires…

Dans Monster Train, comme dans de nombreux autres titres similaires, chaque carte consomme une certaine quantité d’une ressource renouvelée à chaque tour. Si l’on fait inévitablement le rapprochement avec Slay the Spire, le titre se démarque néanmoins en proposant un twist bien senti. Le Hurleflammes, théâtre des affrontements, est constitué de quatre étages : le plus élevé héberge la braise et le plus bas est le point d’apparition des forces angéliques avant qu’elles n’effectuent leur inexorable ascension, à chaque tour.

Les cartes elles-mêmes exploitent les caractéristiques atypiques du champ de bataille. Les créatures à invoquer se comportent comme de parfaites tourelles de tower defense aux statistiques et effets variés et occupent une certaine portion de l’espace disponible, rendant leur invocation souvent sujette à dilemme, tandis que les sorts couvrent un large éventail d’effets offensifs, défensifs ou utilitaires.

Comme dans tout rogue-like, le titre propose des parties courtes, à l’issue desquelles il y a toujours une récompense. La boucle se révèle ici parfaitement addictive, puisque chaque session permet d’engranger des points de maîtrise auprès des clans sélectionnés en début de partie, et de débloquer de nouvelles cartes et artefacts magiques pour les prochaines sessions. Les possibilités n’ont de cesse de s’enrichir au fil des heures de jeu, mettant en lumière toujours plus de stratégies, combos craqués et nouvelles situations bien épineuses.

Déjà impeccable sur le fond, Monster Train l’est également sur la forme, avec une direction artistique léchée et des combats pêchus. Ajoutez à cette montagne de qualités un contenu conséquent ainsi qu’un mode multijoueur en ligne permettant d’affronter le monde entier dans des épreuves chronométrées, de se frotter à des défis quotidiens aux règles chamboulées ou de carrément créer les siens, et on se retrouve face à un titre capable de faire plonger les plus réfractaires dans l’enfer du jeu.

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Firelithhttps://www.fwiw.fr/
Vieux râleur aigri devant l'éternel, Firelith sait également s'émerveiller des heures durant d'un game design intelligent, une direction artistique audacieuse ou évidemment un bébé chat qui éternue.

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