Test de Monster Train: First Class : retour en enfer

Détails de Monster Train: First Class

VersionSortieDéveloppeurÉditeur
Switch🌐 19/08/2021Shiny ShoeGood Shepherd Entertainment

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Test de Monster Train: First Class sur Switch

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch

LanguesFrançais / Anglais / Allemand / Portugais / Russe / Chinois

Paru en 2020 sur PC puis porté quelques mois plus tard sur Xbox One, l’excellent Monster Train nous avait séduits par l’intelligence de ses mécaniques, la générosité de son contenu et sa direction artistique attrayante. Mais cela n’a manifestement pas suffi à Shiny Shoe qui a enrichi son hybride roguelite/deck builder avec un DLC : The Last Divinity. Aujourd’hui, Monster Train entre en gare sur Switch avec une édition « tout compris » intitulée Monster Train: First Class, compilant le jeu et son contenu additionnel. Ce portage dispose-t-il d’arguments suffisamment solides pour conquérir un nouveau public et faire replonger l’ancien dans les méandres de l’addiction ?

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Pour rappel, Monster Train: First Class embarque le joueur à bord du train démoniaque Hurleflamme, ultime espoir des forces du Mal pour raviver les flammes d’un enfer gelé et envahi par les anges. Pour donner le change aux emplumés, le joueur dispose de cartes de sorts ou d’invocations dépendant des deux clans choisis au début de chaque partie. Roguelite oblige, des lieux générés aléatoirement permettent de renforcer son deck entre deux combats et la défaite est synonyme de retour à la case départ. Proche de Slay the Spire sur le papier, Monster Train se distingue toutefois avec ses batailles sur quatre étages. Positionner intelligemment ses unités devient rapidement une nécessité pour endiguer les flots d’anges énervés qui poursuivent implacablement leur ascension jusqu’à la dernière braise infernale.

Efficace en diable, Monster Train: First Class peut compter sur les ajouts de The Last Divinity pour pimenter la formule. Non seulement de nouvelles cartes enrichissent les possibilités des cinq anciens clans, mais une toute nouvelle tribu, le Peuple Ver, rejoint les effectifs et apporte de nouvelles synergies intéressantes. Ce dernier est doté de ses propres mécaniques basées sur les échos, un nouveau type de compteurs à accumuler à chaque étage et permettant d’augmenter les capacités de ses troupes ou les dégâts de ses sorts. 

L’extension incluse dans Monster Train: First Class ne s’arrête pas là et ajoute de nouveaux artefacts, événements et mutateurs permettant au joueur de personnaliser ses parties. Mais c’est surtout le nouveau système d’éclats de pactes qui est le plus apte à relancer l’intérêt des joueurs ayant écumé le jeu de base. Chaque cercle traversé est désormais pourvu d’un lieu supplémentaire, permettant de bénéficier de divers bienfaits (dont la nouvelle fusion d’unités) au prix de l’accumulation d’éclats qui augmente proportionnellement la difficulté. La recherche du juste équilibre est donc plus que jamais au cœur des préoccupations, sauf pour les plus casse-cous qui seront aux anges d’apprendre qu’un nouveau boss, la Dernière Divinité, n’attend qu’eux après le combat final, si leur compteur dépasse les 100.

Autant jouer cartes sur table : Monster Train: First Class, en tant que version complète, ne s’adresse pas aux joueurs qui ont déjà rincé l’original et son extension, et qui ne voient aucun intérêt à repartir sauver les enfers en mode portable. Pour les autres, cette nouvelle mouture bénéficie toujours de l’excellente ergonomie déjà éprouvée sur Xbox One et bénéficie du jeu nomade de la Switch. Le jeu tourne comme un charme sur la console de Nintendo, qu’elle soit confortablement calée dans sa station d’accueil ou non. Mais le mode portable s’avère être un véritable appel au crime, tant le genre est taillé pour être picoré.

Captures d’écran de Monster Train: First Class

Monster Train: First Class

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