Test de Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin : gotta hatch ‘em all

Détails de Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin

VersionsSortieDéveloppeurÉditeur
Switch🌐 09/07/2021CapcomCapcom
PC🌐 09/07/2021CapcomCapcom

Test de Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin sur Switch

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch

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VoixAnglais / Japonais

Avec la sous-série Monster Hunter Stories débutée en 2016, Capcom tente de séduire de nouveaux publics en suivant une recette plus traditionnelle de jeu de rôle. Le succès commercial du premier épisode, disponible sur 3DS puis mobile, s’est avéré largement plus faible que celui des Monster Hunter canoniques mais ça n’a pas empêché l’éditeur de mettre une suite en chantier sur Switch et PC. En s’éloignant des mécaniques de chasse éprouvées de Monster Hunter, Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin est-il digne de porter ce nom prestigieux ?

Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin délaisse les habituels chasseurs pour mettre le joueur dans la peau d’un rider, une sorte de « dresseur Pokémon » dans un titre où les monstres de poche sont remplacés par les créatures de la série, ici appelées Monsties. Le protagoniste est le descendant de Red (ça ne s’invente pas), notamment célèbre pour avoir chevauché le Rathalos Gardien. Le joueurs et les alliés sont amenés à capturer et à contrôler le Ratha Destructeur afin d’éviter la fin du monde.

Comme souvent avec Monster Hunter, la menace qui pèse sur le joueur est aussi grande que les enjeux scénaristiques sont survolés. L’intérêt est ailleurs et certainement pas dans les performances techniques : le manque de fluidité, le crénelage et le clipping sont flagrants sur Switch. Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin brille toutefois par sa direction artistique avec un chara-design séduisant et des monstres charismatiques. Les combats se déroulent au tour par tour et le protagoniste est accompagné d’une créature choisie parmi six. Un autre rider et son Monstie complètent l’équipe active mais le joueur ne contrôle que son héros et quelques frappes de son compagnon.

Il existe trois types d’attaque : force, technique et vitesse dans un système analogue au triangle des armes. Changement d’arme à la volée, attaque groupée avec son Monstie, super-attaque qui dépend d’une jauge d’amitié… Les subtilités des systèmes de combat sont nombreuses et il est indispensable de les maîtriser tant la difficulté des joutes peut surprendre. Les Monsties ne servent néanmoins pas uniquement en combat car leurs capacités sont essentielles pour explorer le monde. Le besoin de compétences de saut, de vol, etc. incitent le joueur à acquérir de nouveaux alliés et débloquer de nouveaux chemins.

Au sein de mini-donjons générés procéduralement sur la carte se trouvent des nids qui contiennent les œufs nécessaires pour former son équipe. Il devient rapidement possible d’exploiter un système de fusion proche de celui de Shin Megami Tensei. Chaque Monstie possède des gènes plus ou moins rares que l’on peut transmettre à d’autres. Ces spécificités mises à part, la boucle de gameplay reste assez similaire aux autres opus. Il faut ainsi répéter les combats et acquérir les bons matériaux pour forger et améliorer son équipement. Adapter ses attaques aux différentes parties du corps permet toujours d’obtenir des butins et effets particuliers.

Même au tour par tour, un Rathalos reste un Rathalos. Cette sous-série de Monster Hunter garde le panache de ses affrontements et son rapport symbiotique à l’environnement. Les situations sont familières et le plaisir de jeu présent, à condition d’accepter un scénario en retrait. À défaut de constituer une porte d’entrée accessible à l’univers, Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin offre une expérience complémentaire aux épisodes classiques.

Captures d’écran de Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin sur Switch

Monster Hunter Stories 2: Wings of Ruin

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