dimanche 9 mai 2021
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Test de Maskmaker : personne ne peut porter longtemps le masque

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go) avec un Oculus Quest

Développé par Innerspace VR et édité par MWM Interactive
Sorti le 20 avril 2021 et disponible sur PlayStation 4 et PC

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand
AudioFrançais / Anglais
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand

Nouveau jeu d’Innerspace VR, les créateurs d’A Fisheman’s Tale, Maskmaker propose une mécanique inédite : en confectionnant et en portant des masques de carnaval, le joueur est téléporté dans des contrées inconnues. Bien que l’artisanat soit au cœur de Maskmaker, l’expérience se révèle finalement peu créative et prend davantage la forme d’une aventure narrative ponctuée de casse-têtes.

Dans Maskmaker, le joueur pénètre dans un magasin de masques abandonné et y découvre une entrée secrète vers un atelier. Dans celui-ci, il apprend la création de masques qui permettent de se téléporter vers différentes contrées du royaume des maques. Il y est accueilli et guidé par l’énigmatique Prospero qui se proclame maître des lieux.

La fabrication et l’exploration vont de pair, puisque pour accéder à de nouvelles zones, le joueur doit créer de nouveaux masques. Des mannequins de bois grandeur nature et immobiles peuplent en effet les différents biomes. Grâce à sa longue-vue, le joueur peut observer leurs masques et les reproduire à l’atelier, à condition d’avoir les matériaux nécessaires. Et quand il les porte, il prend leur place et peut poursuivre l’exploration.

Différentes énigmes sont conçues pour mettre à contribution les différents mannequins. Dans l’une d’entre elles, par exemple, le joueur doit baisser un levier pour actionner une nacelle. Il faut alors enlever son masque pour qu’il reste immobile dans sa position, puis enfiler celui d’un autre mannequin pour voyager dans la nacelle en mouvement. Les puzzles sont simples mais toujours astucieux et la progression est rythmée par l’activation de statues dans les différentes contrées du royaume.

Le joueur doit également trouver les différents matériaux qui servent à fabriquer les masques. Outre les blocs de bois que l’on doit sculpter à l’aide d’un ciseau et d’un maillet, on dispose de pots de peinture et de nombreux éléments de décoration : perles, plumes, cornes, plantes etc. Pour y a accéder, il faut au préalable les découvrir dans les niveaux dans des zones très spécifiques, ce qui permet de baliser la progression.

Les masques que l’on doit fabriquer sont de plus en plus élaborés et l’on obtient, après plusieurs heures de jeu, les outils pour les peindre de différentes couleurs. On regrette cependant que l’aspect créatif ne soit pas davantage développé car il est très plaisant de les décorer. Hélas, les masques ne servent que de portail vers différents mannequins mais, au cours de l’aventure, il n’y a pas d’intérêt à les personnaliser selon ses goûts.

Mais Maskmaker n’a pas vocation à être un outil de création, ni même un jeu d’énigmes particulièrement complexe. Il s’agit avant tout d’une aventure narrative et le joueur est d’ailleurs accompagné tout au long de sa progression par différentes voix, dont on ne comprend pas immédiatement à qui elles appartiennent. À mesure que l’on avance, l’histoire se met en place et se révèle étonnamment bien ficelée.

On regrette seulement que Maskmaker ne soit pas toujours parfaitement confortable. On pense notamment aux moments où l’on porte les mains au visage, pour se gratter le nez ou remettre le casque en place. Ça ne manque jamais : le jeu a l’impression que l’on retire son masque in game. Parfois, la physique est également un peu capricieuse et peut générer de petits bugs mais rien qui ne gâche fermement le plaisir de fabriquer un masque pour en percer les mystères.

Maskmaker

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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