Test de TOSS! réalisé sur Meta Quest 2 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Plateforme | Parkour
- Développé par Agera Games | Édité par Vertigo Games
- PlayStation VR2 | Meta Quest 2 | PC VR – 7 septembre 2023
- Entièrement localisé en français – PEGI 3
- Toute l’actualité du jeu
TOSS! sortira le 7 septembre 2023, après plus de trois ans de développement. Le jeu de plateforme d’Agera Games, disponible sur PlayStation VR2, Meta Quest 2 et PC VR, se distingue par sa vue subjective, assez rare en réalité virtuelle. Ses graphismes colorés et la simplicité de sa prise en main ne trompent que l’espace de quelques niveaux toutefois. Il s’agit d’une expérience profonde, riche mais extrêmement difficile également.
Test de TOSS! sur Meta Quest 2
La philosophie de TOSS! rappelle celle de Super Monkey Ball. Pas seulement parce que l’on incarne un primate dans des niveaux abstraits flottant au-dessus de cieux infinis. Mais aussi parce que la courbe de difficulté s’affole vite malgré la simplicité apparente du concept. À l’aide de mains poilues de gorille, le joueur s’agrippe et se balance de plateforme en plateforme, rappelant vaguement No More Rainbows. Mais passé les premiers mondes qui sont de véritables mises en bouche, le level design se complique.
Différents niveaux de lecture
Les niveaux sont astucieusement agencés à l’aide de tuyaux, de plateformes, de murs auxquels s’agripper. Pour « sauter », il suffit de se propulser en s’appuyant sur ses mains. Mais la physique ultra-réaliste réclame un minimum de doigté. Si par mégarde on ne pousse pas avec la même force dans les deux bras, on a tendance à se propulser vers la gauche ou vers la droite. Parfois, on arrive à rattraper le coup en se cramponnant ce qui nous tombe sous la main : une branche, un coin de mur, un barreau d’échelle. Qu’importe tant qu’il ne s’agit pas d’un tuyau bleu. D’autres fois en revanche, comme quand on cherche à rebondir sur un trampoline par exemple, on s’élance dans le vide. Il faut apprendre à parfaitement jauger ses sauts pour réaliser des enchaînements de plus en plus difficiles.
Mais TOSS! possède en réalité plusieurs niveaux de lecture. Après être parvenu à terminer une épreuve en poussant rageusement l’interrupteur de fin de parcours, des défis supplémentaires s’ajoutent. On est alors invité à recommencer en réalisant le meilleur temps ou avec un nombre de prises minimum, obligeant à emprunter des raccourcis. Le troisième objectif est d’obtenir tous les collectables sous forme de morceaux de bananes qui flottent dans le vide. Il n’est ainsi pas rare de s’agripper à une plateforme et de tendre l’autre bras au maximum, pour effleurer le précieux fruit du bout des doigts. Les utilisateurs de grande envergure sont forcément avantagés.
Les niveaux sont nombreux mais les options d’accessibilité manquent
Au final, ce sont pas moins de neuf mondes, abritant jusqu’à dix niveaux chacun, qui s’ouvrent aux joueurs. La qualité du level design est constante avec des mécaniques qui s’ajoutent progressivement. Mais les options d’accessibilité manquent et tout le monde ne parviendra pas à terminer l’immense défi que représente TOSS!, y compris chez les vétérans. Une bonne idée aurait par exemple été de laisser le joueur accéder à n’importe quel niveau dès le début pour les terminer dans l’ordre de son choix, par exemple. Parce que rester bloqué à de multiples occasions sur des parcours relevés ne motive pas à progresser. Le jeu s’avère physique et la fatigue qui s’accumule n’aide pas non plus.
Par ailleurs, quelle récompense offre Agera Games en échange de tels efforts ? Les seuls bonus que l’on déverrouille sont en fin de compte des bracelets de divers coloris, pour personnaliser les poignets du gorille. Mais la réussite reste hautement gratifiante, d’autant plus qu’un fantôme de notre meilleur chronomètre apparaît quand on recommence un niveau. On s’impressionne soi-même devant la grâce des mouvements nécessaires pour atteindre la ligne d’arrivée.
Notre avis | 7
TOSS! est une expérience VR que l’on peut résumer simplement. À la force de ses mains, le gorille que l’on incarne doit escalader, sauter, s’agripper jusqu’à l’arrivée de chaque niveau. La prise en main est intuitive et les niveaux sont astucieusement agencés. Mais le défi croissant peut freiner l’enthousiasme. Comme dans Super Monkey Ball, dont TOSS! s’inspire à de nombreux égards, un mur de difficulté s’impose assez vite. La fatigue induite par l’immersion physique n’aide pas forcément à garder la motivation intacte.
On aime
- La simplicité de la prise en main
- La qualité du level design
On n’aime pas
- La difficulté excessive
Merci d’avoir lu notre test de TOSS! sur Meta Quest 2.






