Test de Kill la Kill: If réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version fournie par l’éditeur
- Combat
- Développé par APLUS | Édité par PQube
- 8 juillet 2019
- PlayStation 4 | Switch | PC
- Sous-titré en français
- PEGI 16
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Avec un nom comme Arc System Works apposé au projet (en tant qu’éditeur au Japon), on pourrait s’attendre à trouver dans Kill la Kill: If un jeu de combat en 2D traditionnel, avec l’accent mis sur des animations détaillées. C’est pourtant la piste du jeu de combat en arène qu’a suivie le studio Aplus pour adapter cette célèbre série d’animation.

Test de Kill la Kill: If sur PlayStation 4
Un scénario alternatif
L’œuvre originale a su détourner certaines ficelles de l’animation japonaise. On pense aux Magical Girls, aux tournois qui s’éternisent ou au recours répété à la nudité, qui donnent forme à un monde aussi loufoque qu’impitoyable. Ryuko, une lycéenne de dix-sept ans à l’Académie d’Honnōji, cherche à comprendre le mystère qui plane derrière le meurtre de son père. Elle est pour cela armée d’une moitié de scissor blade. Senketsu l’accompagne ; il s’agit d’un vêtement doté de conscience et capable de lui donner une force surhumaine.
L’ajout d’un « If » au titre a son importance. Le mode histoire du jeu présente un scénario alternatif à la série animée. Il délaisse l’héroïne au profit de sa rivale Satsuki, la charismatique Présidente du conseil des étudiants. Malheureusement, les maigres cinématiques ne prennent pas le temps de poser les bases de l’univers. Le titre risque de laisser les nouveaux venus sur la touche. Le mode histoire occupe le joueur le temps de deux scénarios parallèles pendant quatre à cinq heures.
L’accent est placé sur la mobilité
Le système de combat s’appuie sur une palette de trois coups. Parmi elles, on dispose d’une attaque rapide, d’une attaque à distance et d’un brise-garde. L’accent est placé sur la mobilité. Une position statique et un recours abusif à la parade conduisent rapidement à une fonte de la barre de vie, comme neige au soleil. La jauge de super donne accès, outre les sempiternelles attaques spéciales, au Bloody Valor. Cet étrange duel de pierre-feuille-ciseau accorde des bonus au vainqueur. Le doute n’est plus permis, nous avons bien dans les mains un jeu japonais.

Peuvent être rapidement débloqués trois modes : entraînement, galerie et combat. Avec la mise à jour 1.05, dix personnages sont disponibles au total, ce qui reste peu comparé aux cadors du genre, mais cohérent au regard de l’œuvre originelle.
Une technique qui gêne la lisibilité
Les cinématiques présentent certains segments plutôt dynamiques. Mais le recours à des modèles 3D rigides nous fait regretter la finesse du dessin de l’écurie Trigger, pourtant appelée en support du projet. On retrouve avec plaisir les doublages de qualité de la série originale. La bande-son nerveuse, enfin, accompagne parfaitement le rythme du jeu.
Une diversité de situations s’offre au joueur, affrontant tour à tour des boss résistants et des groupes d’ennemis, parfois très nombreux, qui donnent l’occasion de constater que les animations des personnages sont détaillées et le jeu globalement fluide. La caméra particulièrement capricieuse, les quelques chutes de framerate et un aliasing parfois marqué ne permettent cependant pas toujours une bonne lisibilité de l’action.

Dans l’océan des adaptations opportunistes d’anime à succès, Kill la Kill: If n’a probablement pas les épaules pour se hisser au-dessus du lot. Reste que le jeu sait offrir de vrais moments divertissants et quelques bonnes idées de mise en scène. De quoi promettre, le temps de quelques heures, un retour agréable à l’Académie Honnōji pour ceux qui sauront lui laisser sa chance.
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