Test de « Fashion Dreamer » sur Switch. Ce jeu de stylisme est aussi bienveillant que créatif

Il y a bientôt vingt ans, syn Sophia, Inc. réalisait Def Jam: Fight for NY sur PlayStation 2, Xbox et GameCube. Le catalogue du studio a radicalement changé depuis.

Test de Fashion Dreamer réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Fashion Dreamer est disponible depuis le 3 novembre 2023 sur Switch au prix de 49,99 €. Le jeu de stylisme est l’œuvre de syn Sophia, Inc., qui a également développé La Maison du style. Contrairement à ce dernier, Fashion Dreamer place l’accent sur la créativité, au détriment de la gestion. En résulte une expérience particulièrement douce dont le contenu vestimentaire se révèle plus que généreux.

Test de Fashion Dreamer sur Switch

Dans un cocon appelé Hope, le joueur explore à la recherche de muses, qui ne sont autre que des PNJ peuplant ce monde virtuel. Le but est de créer un lookit à chaque rencontre, remplissant le mieux possible les exigences de la fashion victim. Progressivement, on est amené vers la création de sa propre marque, de sa ligne de prêt-à-porter et de son showroom pour devenir le plus grand des influenceurs mode.

La diversité de vêtements est au rendez-vous

La notoriété du joueur se mesure au nombre d’abonnés. Eve, le réseau social intra-jeu, et le niveau de la marque témoignent de l’impact de chaque tenue créée. Mais avant d’arpenter les rues de Hope, puis d’autres cocons aux ambiances variées ensuite, on crée sa propre muse. Les multiples options permettent de personnaliser l’avatar dans ses moindres détails. Alors qu’il est impossible de porter des habits d’homme lorsque l’on incarne une femme, on est autorisé à lui ajouter de la barbe. On peut également maquiller les modèles masculins. Les joueurs peuvent par ailleurs incarner jusqu’à quatre muses dans une même sauvegarde, s’ils souhaitent tester l’ensemble des deux garde-robes genrées.

Car dans Fashion Dreamer, la diversité de vêtements est au rendez-vous. Chemisiers à volants, jupes évasées ou holographiques, chaussures compensées, chinos, sweat-shirts bicolores et autres accessoires… Le choix est immense. Leur traduction bénéficie en outre d’une localisation exemplaire. On gagne des nouvelles pièces en parlant aux muses ou en les créant soi-même à l’aide de clés de création. Celles-ci débloquent uniquement l’objet tandis que les E-points, principalement obtenus grâce aux lookits, servent à lui donner le coloris souhaité. On regrette que les palettes de couleurs n’indiquent pas précisément le nom de chaque nuance. S’agit-il plutôt un jaune moutarde ou d’un vert kaki clair ? Cette information est pourtant essentiel pour fournir aux muses les tenues qu’elles demandent.

Le lookit s’apparente à un genre de quête. Chaque muse a ses préférences et pour remplir le maximum de trois cœurs, le joueur doit lui apporter la pièce et la couleur désirées, qui s’intégrant dans une harmonie de style, tout en respectant les tendances du moment. Il n’est pas toujours facile de répondre à certaines requêtes, comme un denim méga rare. Dans ces cas-là, le joueur doit étoffer son inventaire. Pour mieux se retrouver parmi les pièces acquises, des filtres de genre ou de type de prêt-à-porter sont disponibles. De plus, chaque vêtement comporte un tampon indiquant le moyen d’acquisition et sa rareté. Toutefois, le menu n’est guère ergonomique et on tâtonne avant de s’habituer à la prise en main.

Le côté social est essentiel

L’ergonomie se trouve aussi alourdie par les différentes façons de se prendre en photo. Pour alimenter son flux social, le joueur publie des selfies pris dans une cabine prévue à cet effet, ou dans les environnements du jeu, à l’aide d’un drone. Au fil de la progression, on accède à de multiples poses, fonds, objets et cadres pour rendre nos clichés uniques. Entre les tenues et les prises de photos, Fashion Dreamer se révèle captivant quoique chronophage. Dommage que l’on ne puisse pas accéder aux flux d’autres muses en ligne pour admirer leur créativité.

Le joueur peut pourtant visiter leurs showrooms dans le mode en ligne. Il ouvre également le sien en plaçant meubles, décorations et autres mannequins. L’agencement de notre boutique est créatif, et il s’agit du seul endroit où présenter notre univers. Les interactions entre joueurs sont minimes, mais suffisants pour affirmer que le côté social prend le pas sur le volet gestion. Dans la rue, on s’amuse aussi à créer des lookits pour ces vrais joueurs et la tâche n’est pas des plus simples. En solo, les muses virtuelles se rendent aussi dans notre boutique à condition d’avoir, au préalable, amélioré nos relations avec. Ainsi, toute l’expérience tourne autour de la création.

Notre avis | 7

En plaçant l’accent sur la créativité, Fashion Dreamer se révèle être une expérience étonnamment relaxante. Il n’est soumis à aucune limite de temps et d’argent, au contraire d’un jeu de gestion. Seul le plaisir de créer des lookits, puis de les partager, prime. On expérimente des combinaisons, des motifs et des couleurs dans ce bac à sable où le temps défile sans que l’on ne s’en rende compte. L’interface, parfois compliquée, manque cependant d’ergonomie. Chaque bouton de la manette a une utilité. Il n’est donc pas rare de se mélanger les pinceaux ou de rater des fonctionnalités essentielles.

On aime

  • L’inventaire vestimentaire généreux
  • L’expérience cozy
  • La richesse des photos
  • Le mode en ligne

On n’aime pas

  • La prise en main difficile
  • Les garde-robes genrées

Merci d’avoir lu notre test de Fashion Dreamer sur Switch.

Lire aussi | Les meilleurs jeux vidéo de l’année 2023. Tous nos tests classés par note

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