Test de F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch réalisé sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Metroid-like
- Développé par TiGames | Édité par bilibili
- 7 septembre 2021
- PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch | PC
- Sous-titré en français
- PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Lancée par Sony Interactive Entertainment Shanghai en 2017, l’initiative China Hero Project a pour objectif de financer et promouvoir les innombrables talents du jeu vidéo chinois, et les amener vers le marché mondial. F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch est l’un des porte-étendards de ce programme. Ce Metroid-like de TiGames a vocation à démontrer le potentiel des titres sélectionnés.
Test de F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch sur PlayStation 5
F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch se déroule dans un univers assez conventionnel mais aussi très soigné. On y incarne Rayton, lapin anthropomorphe et vétéran de la guerre contre les Iron Dogs, qui décide de reprendre les armes pour sauver un ami récemment incarcéré. Il se retrouve aspiré dans un jeu de puissance afin de se libérer du joug des oppresseurs. L’histoire est assez classique mais relativement bien menée et rythmée au point que l’on s’attache à ce lapin grognon. Bien que le titre dispose d’une ambiance maîtrisée, les environnements se montrent toutefois redondants par moment.
Un Metroid-like plutôt qu’un Metroidvania
F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch se présente comme un Metroid-like plutôt qu’un Metroidvania. Ainsi, l’équipement est fixe. Si le joueur peut augmenter ses jauges de vie ou de coups spéciaux, on n’obtient pas d’expérience pour augmenter la puissance des attaques. On peut seulement débloquer quelques nouveaux coups, mais rien qui ne change fondamentalement la donne des combats, ceux-ci s’appuyant par ailleurs sur des mécaniques de beat ‘em up.
Pour tataner à tout va, notre lapidé accède à trois types d’armes : le poing avec lequel il commence, la foreuse, plus lente mais plus puissante, et le fouet enfin, plus rapide mais occasionnant moins de dégâts. Ces armes permettent aussi à Rayton de se déplacer plus facilement puisque la perceuse sert à planer et le fouet offre la capacité de se projeter via certains points d’ancrages. On note enfin la présence de quatre objets de soutien qui permettent d’effectuer des contres, d’envoyer des missiles, d’utiliser un mannequin explosif ou de regagner des points de vie, puisqu’une fiole de jus de carotte possède la même fonction que la fiole d’Estus des Dark Souls. Ces objets partagent la même jauge d’utilisation et il faut donc les utiliser avec stratégie.
Des phases de plateforme et d’infiltration
Pour tenter de varier les plaisirs, TiGames tente par moment d’ajouter des phases de plateforme pures ou d’infiltration. Et c’est là que le bât blesse. Au cours de ces séquences, la difficulté s’avère en dent de scie et peut se montrer frustrante au point de perdre son intérêt pour F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch. Fort heureusement, ces passages sont mineurs et les développeurs ont majoritairement concentré leurs efforts sur l’exploration et la découverte des nombreux collectables, permettant d’améliorer son équipement ou de changer la couleur du bras armé de Rayton.
F.I.S.T.: Forged in Shadow Torch ne réinvente rien, mais il montre ce que l’on peut espérer de l’initiative China Hero Project, et du jeu vidéo chinois plus globalement lorsque les projets sont soutenus par un budget confortable. Il n’est très certainement pas le titre qui convaincra les réticents à se plonger dans le Metroid-like, mais il est une excellente mise en bouche en attendant Metroid Dread du même genre prévu le mois prochain.





