lundi 26 octobre 2020
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Test de Animal Crossing: New Horizons : divine idylle

Test réalisé à partir d’une version commerciale sur une Switch de première génération

Développé et édité par Nintendo
Sorti le 20 mars 2020 et disponible sur Switch

Animal Crossing est une série relativement jeune dans l’histoire de Nintendo, comparée à ses autres marques historiques. Depuis Animal Crossing: New Leaf sorti sur 3DS en 2013, plusieurs expériences en demi-teinte se sont succédé et la Wii U n’a même pas eu droit à son épisode canonique. Dans ces conditions, difficile de passer à côté de la forte attente que suscitait Animal Crossing: New Horizons, le nouvel épisode disponible sur Switch. Et Nintendo a employé les grands moyens pour l’une de ses plus grosses sorties de 2020. Le programme ? changer de vie en s’installant sous les tropiques !

À chaque Animal Crossing, sa responsabilité. Le joueur prend du galon en incarnant ici un délégué insulaire. Avec l’assistance de l’infatigable agent touristique Tom Nook, l’objectif est d’implanter une colonie durable sur une île déserte. L’aventure commence au comptoir d’embarquement, l’occasion de remplir les premières procédures : nom, apparence, forme de l’île et choix de l’hémisphère.

Sur place, quelques formalités d’usage, comme l’installation de sa tente, permettent de prendre connaissance des contrôles et du lieu. Après quoi, la nuit tombe, marquant la fin d’une première journée. Animal Crossing: New Horizons se joue en effet en temps réel, calé sur l’heure de la console, et les saisons ont une importance. De nouveaux objectifs sont donnés chaque jour par Tom Nook : établir sa maison, construire une boutique, etc. La satisfaction grandit au fur et à mesure que l’île se développe. Le jeu s’apprécie sur des petites connexions journalières, même si un grand panel d’activités comme la création de motifs personnalisés ou le garnissage des collections du musée permettent de prolonger agréablement l’expérience.

Chaque action réalisée sur l’île engendre des Miles via un système d’objectif emprunté au gashapon. Toutes les fonctionnalités essentielles (carte, chat multijoueur, inventaire d’animaux) sont concentrées dans le Nook Phone sous forme d’applications. La progression n’est plus seulement rendue possible par les extensions de sa maison ou l’accès à des nouveaux bâtiments et services, elle passe aussi par l’exploration de l’île. Les cours d’eau ne peuvent être traversés sans perches, et les corniches sont inaccessibles sans échelles. L’île se découvre et s’apprivoise progressivement au fur et à mesure que l’on se développe.

Dodo Airlines propose un pont aérien vers d’autres archipels afin de bénéficier de biomes plus variés et de nouvelles ressources. C’est également via cet hydravion qu’il est possible d’explorer l’île d’autres joueurs via un code à usage unique. Le paramétrage en « amis favoris » permet une relation privilégiée entre joueurs et donne accès à un chat écrit, l’envoi de cartes postales et des conditions de visites plus souples. La copie n’est cependant pas parfaite car le système de rencontre est assez laborieux et les fonctionnalités communautaires ne sont accessibles qu’après une première visite.

L’artisanat est au cœur de l’expérience de jeu et il faut être doté d’un exemplaire de chaque outil pour espérer récupérer les matières premières. Ou plutôt plusieurs car le jeu introduit la notion de durabilité des équipements. Point de détail frustrant ou marqueur des grands jeux de la Switch, chacun se fera son avis. D’autres choix constituent cependant de vrais problèmes d’optimisation. On ne peut pas accéder à distance aux objets de notre réserve, il n’est pas possible de séparer un groupe d’objet en deux lots, la caméra ne peux pas tourner derrière un obstacle…

Encore plus gênant : il n’est pas possible de posséder plusieurs îles sur une même console. Ces éléments pris en compte, le reste de l’expérience fait la démonstration de la maîtrise de Nintendo pour produire un monde cohérent ou chacun peut s’épanouir de ses créations.

Animal Crossing: New Horizons ne bouleverse pas la formule qui fait la force de la série. Il continue de multiplier les micro-systèmes aux enjeux limités mais qui, combinés, permettent de toujours trouver un nouveau but. Havre de paix pour ceux qui recherchent l’évasion et la douceur, le jeu continue de dérouter ses détracteurs. Si certains partis-pris étonnent, la nouvelle formule d’Animal Crossing: New Horizons étend nettement l’expérience et prouve une fois encore son statut de bol d’air du jeu vidéo.

Pour aller plus loin dans Animal Crossing: New Horizons

Pour les fans les plus aguerris, Nintendo met à disposition de nombreux moyens de personnaliser leur expérience de jeu :

  • Une mise à jour 1.1.0 est déjà disponible et contient un événement de Pâques prévu entre le 1er et le 12 avril. Seul moyen d’y accéder : se connecter en ligne juste avant l’événement.
  • Un abonnement au Nintendo Switch Online donne accès à des objets exclusifs. Pour l’instant seul un tapis de soie Nook Inc. est disponible.
  • Le jeu mobile Animal Crossing: Pocket Camp permet depuis le 12 mars de participer à un événement en collaboration avec la sortie de Animal Crossing: New Horizons. L’obtention de la chemise de Tom Nook et des concours de pêche sont à prévoir, ainsi que l’introduction d’objets comme la tente ou l’hydravion Dodo Airlines. Mais il faut se dépêcher, l’événement se terminant le 2 avril. Des échanges dans le sens inverse sont également au programme, avec le stand de fortune cookies importé sur votre île, par exemple.
  • Plusieurs fonctionnalités concernent directement les amiibos et les cartes amiibos. Notamment, le stand de Harvey permet de se rendre à Photopia et prendre des selfies avec le personnage scanné pour en obtenir le poster. Il est également possible de les inviter dans le camping une fois ce dernier construit.
  • D’autres mises à jour événementielles devraient avoir lieu au fil de l’année.

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Tomtruc
Possède sur la même étagère Billy Hatcher and the Giant Egg et Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu.

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