Test d’El Shaddai: Ascension of the Metatron réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Beat ’em all
- Développé et édité par Ignition Entertainment (2011) puis crim Co., Ltd (2021)
- El Shaddai: Ascension of the Metatron
PlayStation 3 | Xbox 360 – 28 avril 2011 (Japon) | 8 septembre 2011 (Europe) - HD Remaster
PC – 2 septembre 2021
Nintendo Switch – 28 avril 2024 - Sous-titré en français – PEGI 16
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Depuis toujours, la culture populaire s’inspire des écrits religieux. Alors quand Sawaki Takeyasu, character designer de Devil May Cry et d’Ōkami, produit un jeu qui s’inspire du Livre d’Hénoch, la curiosité est forcément piquée. Dix ans après sa sortie initiale sur PlayStation 3 et Xbox 360, El Shaddai: Ascension of the Metatron est enfin disponible sur PC. Les mauvaises langues moqueront le portage de ce jeu qu’ils auraient peut-être préféré voir tomber dans l’oubli tant il est unique en son genre. Il y a pourtant de quoi se réjouir de retrouver un titre aussi peu conventionnel.
Test d’El Shaddai: Ascension of the Metatron sur PC
La direction artistique se renouvelle entre chaque niveau
Le premier point que l’on dénote lorsque l’on pratique El Shaddai: Ascension of the Metatron est son aspect graphique extraordinaire. Dix ans après, le jeu reste magnifique grâce à sa direction artistique qui se renouvelle entre chaque niveau et tente des esthétiques souvent originales et mémorables. Aucune capture d’écran ne saurait lui rendre honneur et il faut voir El Shaddai: Ascension of the Metatron en mouvement pour se rendre compte qu’il n’a rien perdu de sa superbe. S’appuyant sur les écrits apocryphes du Livre d’Hénoch, on suit le personnage susnommé qui doit capturer sept anges déchus pour éviter un déluge. Pour ce faire, il est accompagné de quatre archanges et de Lucifel, qui est à la fois le narrateur et le point de sauvegarde. On regrette toutefois que l’histoire se montre souvent très, voire trop, cryptique.
Un gameplay simple mais pas simpliste
Côté gameplay, El Shaddai: Ascension of the Metatron peut paraître simple mais n’est pas forcément simpliste pour autant. Il alterne des séquences de plateformes un peu brouillonnes avec des phases de combat en beat ‘em up. On ne possède qu’un seul type d’attaque que l’on peut combiner avec une garde, une garde parfaite permettant de contrer, ainsi qu’un bouton de purification. Celui-ci permet, une fois les ennemis assommés, de voler l’une des trois armes utilisables par Hénoch.
Néanmoins, si l’on en utilise une trop souvent, l’arme finit souillée et il faut la purifier quitte à se rendre vulnérable. Le jeu s’affiche sans aucune interface et les points de vie, ainsi que ceux des ennemis, sont représentés par les armures que les personnages portent. Lorsque Hénoch se retrouve torse nu, on sait qu’on est proche du game over. Malheureusement les phases de combats sont parfois confuses et on remercie les développeurs d’avoir inséré un moyen de se remettre sur pied, plusieurs fois par combat, grâce au mashing des boutons.
Un portage PC de piètre facture
Malheureusement, il faudra composer avec un portage PC de piètre facture. Ainsi, El Shaddai: Ascension of the Metatron ne possède pas de mode fenêtré sans bordure. Les options graphiques sont réduites à la sélection d’une résolution et activer le multisampling fait tout bonnement disparaître les collectables ainsi que certains effets graphiques. Dans ces conditions, le jeu est quasiment injouable.
Retrouver El Shaddai: Ascension of the Metatron dix ans après sa sortie initiale tient finalement et avant tout du miracle. Il s’agit d’un titre qui s’adresse clairement à un marché de niche et, malgré ses défauts, son charme est immuable et donne envie de s’y essayer par pure curiosité. De plus, le Livre d’Hénoch étant un écrit apocryphe, c’est-à-dire non reconnu par l’église et le consistoire, on se retrouve avec une histoire rarement relatée en jeu vidéo ou au cinéma, apportant un soupçon d’originalité à une œuvre qui n’en manque pas.





