Test de « Final Fantasy V Pixel Remaster » sur PC. Pourquoi cet épisode est-il moins réputé que les épisodes IV et VI ?

Ressentant le danger qui guette les cristaux élémentaires, le roi de Tycoon part enquêter. Mais sa fille Lenna part à sa recherche en réalisant qu'il n'est pas rentré au château.

Test de Final Fantasy V Pixel Remaster réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.

Final Fantasy V passe aussi par la moulinette de Final Fantasy Pixel Remaster. Cet épisode est moins souvent plébiscité que les immenses quatrième et sixième épisodes. Il n’en demeure pas moins un classique, grâce à son système de jobs qui fait toujours autorité notamment. Dans l’esprit de la version Super Nintendo, ce Final Fantasy V Pixel Remaster ne laissera peut-être pas la même trace dans l’Histoire que les cadors qui l’entourent. Mais il se révèle toujours aussi plaisant à jouer, voire addictif dès lors que l’on combine les classes de ses guerriers.

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Test de Final Fantasy V Pixel Remaster

Les cristaux élémentaires sont menacés et le monde de Final Fantasy V se trouve en danger. Sans eux, l’air stagnerait, la nature flétrirait etc. Le cristal du vent notamment se brise au tout début de l’histoire, tandis que le roi de Tycoon enquête dessus. Les événements semblent liés à une météorite venue du ciel au cours des premières minutes de l’aventure. Les héros se réunissent d’ailleurs autour de ce dernier et l’équipe est quasiment fixe jusqu’à la fin. De ce fait, on a davantage de maîtrise sur l’évolution des personnages que dans Final Fantasy II ou Final Fantasy IV au cours desquels les va-et-vient sont nombreux.

On incarne Bartz, un aventurier qui se trouve par hasard sur le lieu de chute de la météorite. Il est rejoint par Lenna, princesse de Tycoon à la recherche de son père. Deux personnages mystérieux se joignent au groupe : Galuf, un ancien qui a perdu la mémoire après le choc et Faris, l’étrange capitaine d’un bateau pirate. Les intrigues sont dans l’ensemble très simples, pour ne pas dire naïves, d’autant que les développeurs laissent des indices jusqu’aux révélations. Mais Final Fantasy V possède tout de même quelques surprises intéressantes, notamment sur les identités et les liens entre les personnages.

Comment Final Fantasy V Pixel Remaster bénéficie-t-il du remake ?

Les épisodes sortis sur NES profitent évidemment davantage du remake que ceux de la Super Nintendo. Dans le cadre de Final Fantasy V Pixel Remaster, les assets sont directement issus de la version de 1992, qu’il s’agisse des sprites ou du tileset. Les retouches graphiques sont nombreuses malgré tout avec des effets spéciaux modernisés pour l’occasion. Les sorts en combat ont été redessinés, mais aussi certains éléments de l’exploration. Par exemple, des reflets ou des éclaboussures enrichissent le rendu de l’eau. Les arrière-plans des arènes ont enfin été redessinés pour être adaptés au format 16/9.

Question gameplay, on retrouve les améliorations propres à l’ensemble de la collection, dont les mini-cartes, les combats accélérés ou la sauvegarde automatique. En réalité, celle-ci s’avère moins utile que dans les épisodes précédents dans la mesure où les points de sauvegarde sont mieux placés. Le level design des donjons se révèle même plutôt plaisant avec quelques énigmes à résoudre. Final Fantasy V est également moins sujet aux phases de farming intensif.

Dans tous les cas, si le jeu était déjà confortable à l’époque, il l’est encore plus aujourd’hui. Reste un scrolling qui toussote parfois comme pour les autres épisodes, ainsi que les bonus des autres versions post-Super Nintendo qui ont disparu. Par ailleurs, une galerie comprenant cent soixante-dix-huit illustrations et un lecteur de musiques sont toujours de la partie. Quand on connaît la qualité de la bande originale de ce cinquième Final Fantasy, on apprécie grandement la possibilité de l’écouter à la demande.

Le système de job est-il le même que celui de Final Fantasy III ?

Final Fantasy V signe un retour au système de jobs de Final Fantasy III. Le joueur peut ainsi choisir la classe des personnages à la volée. On en obtient de nouvelles au fil de l’histoire et chaque combattant peut incarner n’importe quel job. L’un d’entre eux se distingue : il s’agit du mage bleu qui peut apprendre les attaques des ennemis. Les autres sont très classiques, malgré quelques jobs inédits dont l’alchimiste qui améliore l’efficacité des objets, ou le rôdeur qui peut demander de l’aide aux animaux de la forêt.

Ce qui caractérise le système est toutefois l’apprentissage de compétences spécifiques. En enchaînant les combats, les personnages obtiennent des points associés à leur job. Ils déverrouillent alors des compétences, définitivement acquises. Le joueur peut donc sélectionner une compétence en plus du job. Par exemple, on peut obtenir la possibilité de lancer des sorts de magie blanche de niveau 1, dès que l’on atteint un certain niveau du job. À partir de ce moment, rien n’empêche de choisir le job mage noir, avec comme compétence complémentaire : magie blanche.

De cette façon, il est possible de créer des dizaines et des dizaines de combinaisons différentes. Le jeu n’est pas très difficile mais il est extrêmement satisfaisant de découvrir la configuration la plus adaptée à l’un des boss. D’une certaine manière, ce système préfigure les classes principale et secondaire des épisodes en ligne, à savoir Final Fantasy XI Online et Final Fantasy XIV Online. À ce propos, les cinq nouvelles classes introduites sur Game Boy Advance ne font pas partie de Final Fantasy V Pixel Remaster.

Pourquoi cet épisode est-il moins réputé que les épisodes IV et VI ?

On chante souvent les louanges de Final Fantasy IV et Final Fantasy VI, à juste titre. On parle plus rarement de Final Fantasy V, peut-être plus méconnu puisqu’il est longtemps resté inédit hors du Japon. Mais on peut aussi considérer que son histoire, plus simple à de nombreux égards, a moins impacté les joueurs. Cela n’en fait pas un épisode au rabais pour autant. Le curseur entre la narration et le gameplay se situe surtout vers ce dernier. Final Fantasy V est une invitation à l’expérimentation avec ses innombrables possibilités.

Sans que l’expérience soit inoubliable, exception faite de l’introduction toujours sublime trente ans après, Final Fantasy V reste étonnamment plaisant à jouer. Plus que le quatrième épisode encore, il fait basculer la série vers une expérience où les frustrations n’existent pas. Si l’on ajoute les nouveautés de la collection (réalisation et qualité de vie améliorées), il en résulte un épisode d’une modernité troublante. On a du mal à croire qu’il s’agit en fin de compte d’un JRPG de 1992.

En revanche, la bande-son du jeu est très régulièrement plébiscitée. On a déjà expliqué dans les précédents tests que les musiques des Final Fantasy Pixel Remaster sont réalisées sous la supervision de Nobuo Uematsu. Celles de Final Fantasy V Pixel Remaster sont véritablement sublimées. L’énergie que dégagent les trompettes du thème de combat, tout comme celles de Battle at the Big Bridge, est tout bonnement hallucinant.

Final Fantasy V Pixel Remaster est-il la version ultime du jeu ?

Comme pour les autres Final Fantasy Pixel Remaster, on regrette l’absence des bonus introduits au fil des versions : classes supplémentaires, donjon et combats additionnels… Cette dernière n’est donc pas la plus complète. Toutefois, Square Enix parvient à rendre l’expérience aussi fidèle que possible. Après tout, ce n’est qu’une question de goût, mais on se réjouit de retrouver les graphismes en pixel art plutôt que les sprites lissés qui ne ressemblaient pas tout à fait, on tient à le dire, aux personnages originaux. Que l’on préfère jouer sur grand écran ou en nomade, cet épisode brille aujourd’hui par le plaisir de jeu qu’il procure. La narration n’est peut-être pas inoubliable, mais le système de jobs fait toujours des merveilles.

Final Fantasy V Pixel Remaster est donc, sans aucun doute, la version la plus agréable de Final Fantasy V. On troque volontiers les contenus bonus contre ses améliorations de qualité de vie et sa réalisation modernisée, dans le respect de l’original. Cela ne rend pas le remake de 2015 obsolète pour autant, bien qu’il ait disparu des plateformes de vente depuis. Surtout, la bande-son arrangée pour l’occasion est un véritable chef-d’œuvre du genre. Rien que pour profiter de quelques-uns des plus beaux morceaux de toute la série, Final Fantasy V Pixel Remaster est une bénédiction.

Notre avis | 7

Final Fantasy V n’a pas aussi solide réputation que ses prédécesseur et successeur directs. Il n’en demeure pas moins plaisant grâce à ses innombrables possibilités de gameplay. Son système de jobs est d’une richesse inouïe et permet de bidouiller sans limite. Final Fantasy V Pixel Remaster bénéficie en plus des nombreuses améliorations de qualité de vie de la collection : mini-carte, sauvegarde automatique, combats accélérés… Pour le reste, Final Fantasy V étant déjà très plaisant à l’œil, les retouches visuelles sont minimes. Au contraire, la bande-son est une fois encore sublimée. On regrette seulement que les nouveaux contenus introduits au fil des versions aient disparu : classes, donjons bonus etc. Mais devant l’authenticité de Final Fantasy V Pixel Remaster et la facilité d’accès qui est la sienne, on s’en contente finalement très volontiers.

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