samedi 29 janvier 2022
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Test de Final Fantasy V Pixel Remaster : pourquoi cet épisode est-il moins réputé que les épisodes IV et VI ?

Final Fantasy V passe aussi par la moulinette de Final Fantasy Pixel Remaster. Cet épisode est moins souvent plébiscité que les immenses quatrième et sixième épisodes. Il n’en demeure pas moins un classique grâce à son système de jobs qui fait toujours autorité. Dans l’esprit de la version Super Nintendo, ce remake ne laissera peut-être pas la même trace dans l’Histoire que les cadors qui l’entourent. Mais il se révèle toujours aussi plaisant à jouer, voire addictif dès lors que l’on combine les classes de ses guerriers.

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurPrix
PC10/11/2021Square EnixSquare Enix17,99 €
iOS10/11/2021Square EnixSquare Enix17,99 €
Android10/11/2021Square EnixSquare Enix17,99 €

Sommaire

Que sont les Final Fantasy Pixel Remaster ?

Au cours de sa diffusion Square Enix Presents du 13 juin 2021, Square Enix a annoncé Final Fantasy Pixel Remaster. Lancée le 28 juillet 2021 sur PC, iOS et Android, la collection a deux objectifs. Le premier est de remettre les six premiers épisodes de Final Fantasy au goût du jour. L’autre est de les harmoniser grâce à un moteur commun, Unity, qui fait en l’occurrence la part belle au pixel art.

On peut légitimement questionner la démarche puisque les premiers épisodes de Final Fantasy connaissent de multiples versions, mais tous n’ont pas reçu le même traitement. Final Fantasy et Final Fantasy II, par exemple, étaient jusqu’à maintenant absents de Steam, alors que Squaresoft puis Square Enix les ont adaptés sur WonderSwan Color, PlayStation, Game Boy Advance et PSP.

Final Fantasy V n’a quant à lui connu que trois adaptations : un portage strictement identique sur PlayStation, une version Game Boy Advance comprenant du contenu supplémentaire et l’étrange version PC et mobile de 2015 aux graphismes lissés. Cette dernière, malgré son aspect visuel controversé, est souvent considérée comme ultime en raison de l’ensemble de ses contenus.

Comment Final Fantasy V bénéficie-t-il du Pixel Remaster ?

Les épisodes sortis sur NES profitent évidemment davantage des Pixel Remaster que ceux de la Super Nintendo. Dans le cadre de Final Fantasy V, les assets sont directement issus de la version de 1992, qu’il s’agisse des sprites ou du tileset. Les retouches graphiques sont nombreuses malgré tout avec des effets spéciaux modernisés pour l’occasion. Les sorts en combat ont été redessinés, mais aussi certains éléments de l’exploration. Par exemple, des reflets ou des éclaboussures enrichissent le rendu de l’eau. Les arrière-plans des arènes ont enfin été redessinés pour être adaptés au format 16/9.

Question gameplay, on retrouve les améliorations propres à l’ensemble de la collection, dont les mini-cartes, les combats accélérés ou la sauvegarde automatique. En réalité, celle-ci s’avère moins utile que dans les épisodes précédents dans la mesure où les points de sauvegarde sont mieux placés. Le level design des donjons se révèle même plutôt plaisant avec quelques énigmes à résoudre. Final Fantasy V est également moins sujet aux phases de farming intensif.

Dans tous les cas, si le jeu était déjà confortable à l’époque, il l’est encore plus aujourd’hui. Reste un scrolling qui toussote parfois comme pour les autres épisodes, ainsi que les bonus des autres versions post-Super Nintendo qui ont disparu. Par ailleurs, une galerie comprenant cent soixante-dix-huit illustrations et un lecteur de musiques sont toujours de la partie. Quand on connaît la qualité de la bande originale de ce cinquième Final Fantasy, on apprécie grandement la possibilité de l’écouter à la demande.

Quel est le synopsis de Final Fantasy V ?

Les cristaux élémentaires sont menacés et le monde de Final Fantasy V se trouve en danger. Sans eux, l’air stagnerait, la nature flétrirait etc. Le cristal du vent notamment se brise au tout début de l’histoire, tandis que le roi de Tycoon enquête dessus. Les événements semblent liés à une météorite venue du ciel au cours des premières minutes de l’aventure. Les héros se réunissent d’ailleurs autour de ce dernier et l’équipe est quasiment fixe jusqu’à la fin. De ce fait, on a davantage de maîtrise sur l’évolution des personnages que dans Final Fantasy II ou Final Fantasy IV au cours desquels les va-et-vient sont nombreux.

On incarne Bartz, un aventurier qui se trouve par hasard sur le lieu de chute de la météorite, ainsi que Lenna, princesse de Tycoon à la recherche de son père. Deux personnages mystérieux se joignent au groupe : Galuf, un ancien qui a perdu la mémoire après le choc et Faris, l’étrange capitaine d’un bateau pirate. Les intrigues sont dans l’ensemble très simples, pour ne pas dire naïves, d’autant que les développeurs laissent des indices jusqu’aux révélations. Mais Final Fantasy V possède tout de même quelques surprises intéressantes, notamment sur les identités et les liens entre les personnages.

Le système de job est-il le même que celui de Final Fantasy III ?

Final Fantasy V signe un retour au système de jobs de Final Fantasy III. Le joueur peut ainsi choisir la classe des personnages à la volée. On en obtient de nouvelles au fil de l’histoire et chaque combattant peut incarner n’importe quel job. L’un d’entre eux se distingue : il s’agit du mage bleu qui peut apprendre les attaques des ennemis. Les autres sont très classiques, malgré quelques jobs inédits dont l’alchimiste qui améliore l’efficacité des objets, ou le rôdeur qui peut demander de l’aide aux animaux de la forêt.

Ce qui caractérise le système est toutefois l’apprentissage de compétences spécifiques. En enchaînant les combats, les personnages obtiennent des points associés à leur job. Ils déverrouillent alors des compétences, définitivement acquises. Le joueur peut alors sélectionner une compétence en plus du job. Par exemple, on peut obtenir la possibilité de lancer des sorts de magie blanche de niveau 1, dès que l’on atteint un certain niveau du job. À partir de ce moment, rien n’empêche de choisir le job mage noir, avec comme compétence complémentaire : magie blanche.

De cette façon, il est possible de créer des dizaines et des dizaines de combinaisons différentes. Le jeu n’est pas très difficile mais il est extrêmement satisfaisant de découvrir la configuration la plus adaptée à l’un des boss. D’une certaine manière, ce système préfigure les classes principale et secondaire des épisodes en ligne, à savoir Final Fantasy XI Online et Final Fantasy XIV Online. À ce propos, les cinq nouvelles classes introduites sur Game Boy Advance ne font pas partie de ce Pixel Remaster.

Pourquoi cet épisode est-il moins réputé que les épisodes IV et VI ?

On chante souvent les louanges de Final Fantasy IV et Final Fantasy VI, à juste titre. On parle plus rarement de Final Fantasy V, peut-être plus méconnu puisqu’il est longtemps resté inédit hors du Japon. Mais on peut aussi considérer que son histoire, plus simple à de nombreux égards, a moins impacté les joueurs. Cela n’en fait pas un épisode au rabais pour autant : le curseur entre la narration et le gameplay se situe surtout vers ce dernier. Final Fantasy V est une invitation à l’expérimentation avec ses innombrables possibilités.

Sans que l’expérience soit inoubliable, exception faite de l’introduction toujours sublime trente ans après, Final Fantasy V est étonnamment plaisant à jouer. Plus que le quatrième épisode encore, il fait basculer la série vers une expérience où les frustrations n’existent pas. Si l’on ajoute les nouveautés des Pixel Remaster (réalisation et qualité de vie améliorées), il en résulte un épisode d’une modernité troublante. On a du mal à croire qu’il s’agit en fin de compte d’un JRPG de 1992.

En revanche, la bande-son du jeu est très régulièrement plébiscitée. On a déjà expliqué dans les précédents tests que les musiques des Final Fantasy Pixel Remaster sont réalisées sous la supervision de Nobuo Uematsu. Celles de Final Fantasy V sont véritablement sublimées. L’énergie que dégagent les trompettes du thème de combat, tout comme celles de Battle at the Big, est tout bonnement hallucinant.

S’agit-il de la version ultime de Final Fantasy V ?

Comme pour les autres Final Fantasy Pixel Remaster, on regrette l’absence des bonus introduits au fil des versions : classes supplémentaires, donjon et combats additionnels… Toutefois, Square Enix parvient à rendre l’expérience aussi fidèle que possible. Après tout, ce n’est qu’une question de goût, mais on se réjouit de retrouver les graphismes en pixel art plutôt que les sprites lissés qui ne ressemblaient pas tout à fait, il faut le dire, aux personnages originaux. Que l’on préfère jouer sur grand écran ou en nomade (versions mobile, Steam Link dans les conditions du test, Steam Deck bientôt…), cet épisode brille aujourd’hui par le plaisir de jeu qu’il procure. La narration n’est peut-être pas inoubliable, mais le système de jobs fait toujours des merveilles.

Final Fantasy V Pixel Remaster est donc, sans aucun doute, la version la plus agréable de Final Fantasy V. On troque volontiers les contenus bonus contre ses améliorations de qualité de vie et sa réalisation modernisée, dans le respect de l’original. Cela ne rend pas le remake de 2015 obsolète pour autant, bien qu’il ait disparu des plateformes de vente depuis. Surtout, la bande-son arrangée pour l’occasion est un véritable chef-d’œuvre du genre. Rien que pour profiter de quelques-uns des plus beaux morceaux de toute la série, ce Pixel Remaster est une bénédiction.

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC

Final Fantasy V Pixel Remaster

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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