vendredi 3 décembre 2021
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Test d’Away: The Survival Series : est-il aussi pédagogique qu’un documentaire animalier ?

Away: The Survival Series est une expérience unique qui met en scène un phalanger volant, petit marsupial arboricole d’Océanie. Fondé par d’anciens membres d’Ubisoft Montréal, Breaking Walls a eu l’ingénieuse idée de réaliser un documentaire animalier interactif sous la forme d’un jeu vidéo. Il s’agit de la première création du studio qui n’a pas opté pour la facilité.

VersionsSortieDéveloppeurÉditeurPrix
PlayStation 428/09/2021Breaking WallsBreaking Walls29,99 €
PlayStation 528/09/2021Breaking WallsBreaking Walls29,99 €
PC28/09/2021Breaking WallsBreaking Walls29,99 €

Sommaire

Qu’est-ce qu’Away: The Survival Series ?

Away: The Survival Series est présenté par Breaking Walls comme un documentaire animalier interactif sous la forme d’un jeu vidéo. On y suit le périple d’un jeune phalanger volant qui lutte pour sa survie sur Savior Island. Il est cependant difficile de ne lui attribuer qu’un seul genre parce que, malgré sa durée de vie très courte, Breaking Walls a mélangé plusieurs styles de gameplay.

On y trouve notamment des phases d’exploration, de plateforme, de vol plané et d’infiltration. On doit par exemple éviter les prédateurs, ou chasser furtivement pour éviter que les lézards ne s’échappent. Car le titre comporte également une composante survie. En milieu hostile, on doit effectivement gérer la nourriture et l’endurance de notre petit animal.

Comment est racontée l’histoire du phalanger volant ?

À la manière des documentaires animaliers comme ceux de National Geographic, l’histoire d’Away: The Survival Series est racontée par un narrateur. La particularité de cette voix off est de commenter les situations en fonction des actions du joueur. En plus du volet pédagogique propre au genre, la narration se révèle finalement interactive. La voix du narrateur est par ailleurs très reposante et intégralement doublée en français.

Comment contrôle-t-on le phalanger volant ?

Le petit animal possède la capacité de grimper aux arbres et de planer. Les contrôles s’avèrent en réalité très classiques mais on déplore une gestion parfois hasardeuse des sauts. Ces derniers sont difficiles à appréhender et peuvent se révéler frustrants. De ce fait, Away: The Survival Series n’est pas un jeu facile d’accès pour les jeunes joueurs. Les multiples bugs que l’on rencontre durant l’aventure n’aident malheureusement pas.

Il n’est pas rare de se retrouver bloqué dans le décor ou d’être ramené à l’écran-titre après que le titre a planté. Les masques de collision manquent enfin de précision, ce qui rend les combats plus compliqués qu’ils ne devraient l’être. Le choix de la difficulté permet de limiter les contrariétés, sans régler les problèmes de jouabilité toutefois.

Quelle place occupe la survie dans le gameplay ?

Pour survivre dans Away: The Survival Series, il est impératif de se nourrir. Le phalanger volant doit donc chasser ou manger les mets qu’il trouve au gré de l’aventure, comme des champignons ou certaines plantes. On en trouve facilement la plupart du temps, mais les mets les plus rares sont aussi ceux qui rechargent le mieux l’endurance et la vie de l’animal. Voilà pourquoi il est parfois nécessaire de chasser. Il suffit d’une pression sur le stick droit pour faire apparaître les proies, comme des insectes ou des lézards. S’ensuit une partie de cache-cache qui vise à capturer la victime sans l’alerter pour éviter qu’elle ne s’échappe.

Away: The Survival Series est-il un monde ouvert ?

Le monde d’Away: The Survival Series paraît grand, surtout rapporté à l’échelle d’un phalanger volant. On peut s’y déplacer librement, mais l’exploration est hélas bridée par des murs invisibles et des montagnes infranchissables qui donnent une fausse impression d’immensité. Le phalanger volant n’étant pas capable de nager, il n’est de toute façon pas possible de s’aventurer au-delà des limites de l’île et du récit.

Le level design se trouve néanmoins assez riche, avec une construction tant horizontale que verticale. Les développeurs ont profité de la capacité de l’animal à effectuer des vols planés pour étoffer l’exploration. On peut ainsi grimper aux cimes d’arbres gigantesques et tenter d’atteindre des zones inaccessibles autrement… À condition que les développeurs l’aient prévu. Le terrain de jeu s’avère suffisamment grand pour l’histoire principale, mais dès lors que l’on tente de sortir des sentiers tout tracés, Away: The Survival Series montre ses limites.

Quelle est la durée de vie ?

Away: The Survival Series propose deux modes de jeux. Le premier est l’histoire principale d’une durée de trois heures environ. La campagne est d’autant plus courte qu’elle ne propose pas de quêtes annexes ou de contenu post-crédits. Il est toujours possible de partir en chasse des succès et trophées du jeu pour les joueurs exhaustifs, mais c’est à peu près tout.

Le titre propose cependant un second mode de jeu intitulé exploration et actuellement en beta. Le joueur est libre d’y parcourir une portion de l’île avec d’autres espèces animales qu’il faut au préalable débusquer. Son intérêt est malgré tout très limité dès lors que l’on a découvert toutes les espèces. Ce mode ne propose aucun défi et on finit par errer sans raison particulière.

Peut-on incarner d’autres espèces que le phalanger volant ?

Le mode histoire ne permet d’incarner que le phalanger volant. Mais il est possible de prendre le contrôle d’une mante religieuse, d’un papillon ou d’une araignée dans le mode exploration. Il est dommage que l’on ne puisse pas explorer les fonds marins dans la peau d’un poisson, ou les cieux en incarnant un vautour, par exemple. Le mode exploration étant actuellement en beta, on peut toutefois espérer que d’autres espèces seront disponibles à posteriori.

Away: The Survival Series est-il aussi pédagogique qu’un documentaire animalier ?

Away: The Survival Series est avant tout centré sur le phalanger volant, sur lequel on apprend beaucoup. Les explications de son mode de vie sont à ce titre nombreuses et détaillées. Bien qu’il soit l’attraction principale, d’autres espèces sont aussi présentées par le narrateur au fil des rencontres.

Cela dit, on regrette qu’une encyclopédie ne soit pas intégrée au jeu, permettant d’en apprendre davantage sur les espèces de Savior Island. On aurait même pu imaginer cette dernière sous la forme d’un collectathon, avec des informations à découvrir dans les environnements et augmentant l’intérêt de l’exploration. Away: The Survival Series n’est pas aussi ambitieux et ne s’éloigne jamais de son histoire principale. On salue toutefois l’originalité de l’expérience en dépit de son manque de contenu et de finition. On espère que Breaking Walls parviendra à survivre dans la jungle du jeu vidéo pour présenter, pourquoi pas, d’autres merveilles de la nature.

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 5

Away: The Survival Series

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Ozorah
Passionné de jeux vidéo et de réalité virtuelle

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