Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, Ge Force GTX 1660 Ti 6Go)
Développé et édité par Headup Games
Sorti en accès anticipé depuis le 3 décembre 2020 sur PC
| Interface | Anglais |
| Audio | |
| Sous-titres | Anglais |
Tinkertown est le premier jeu « maison » développé par les allemands de Headup Games, sorti en accès anticipé le 3 décembre 2020. Avec son visuel 2D atypique réhaussé par de jolis éclairages, ce bac à sable propose une boucle de gameplay traditionnelle pour le genre : le joueur explore son environnement pour récolter des ressources et apprendre à fabriquer de plus en plus d’éléments aussi divers que des outils, des vêtements ou des décorations. Pour cette phase d’accès anticipé, Tinkertown propose un contenu relativement restreint formant un socle sur lequel le jeu peut se développer. Cette base est-elle toutefois suffisamment solide pour susciter l’intérêt du joueur sur le long terme ?
Cette présentation s’appuie sur la version 0.0.2 qui ne s’encombre pas de superflu ; on n’y retrouve aucune narration et le didacticiel est très succinct. Le joueur est rapidement plongé dans un environnement généré aléatoirement sans consigne, mission ou autre forme d’objectif. En tapant sur les éléments qui l’entourent, il récupère des matériaux et peut construire ses premiers outils, un atelier et un fourneau. En ramassant de nouveaux matériaux et en construisant certains objets le nombre d’éléments qu’il peut fabriquer augmente : des murs, des sols ou des meubles pour bâtir et décorer des habitations. Des armes et des protections pour se mesurer aux monstres qui peuplent la région environnante. Des pioches, des pelles et des haches de plus en plus robustes pour extraire de nouveaux matériaux.
La carte est créée procéduralement en début de partie et regroupe, à ce jour, trois biomes : une zone forestière, une zone enneigée et une zone désertique. Chaque biome s’accompagne de ses propres ennemis et de ressources uniques qui motivent le joueur à les explorer, pour apprendre de nouvelles recettes. Un cycle jour/nuit fait varier les effets de lumière ainsi que la difficulté : la nuit s’accompagne d’une présence plus importante des monstres. Si le plus gros du jeu se fait à ciel ouvert, un donjon propose un défi supplémentaire aux aventuriers. Il s’agit d’une succession de salles où abondent des ennemis et des ressources, en attendant les mini-boss promis dans de futures mises à jour.
Tinkertown possède un mode multi qui permet à quatre personnes de se retrouver sur une même carte. Si tout le monde peut s’approprier les constructions des autres, chaque personnage se développe indépendamment : les recettes ne sont pas communes et doivent être apprises séparément. Cette contrainte pousse chaque joueur à bâtir sa propre maison, ce qui débouche à terme sur la formation d’un véritable petit village.
Deux heures de jeu suffisent pour débloquer l’ensemble des recettes et faire le tour de ce que cet accès anticipé propose. Le côté bac à sable permet bien sûr d’étendre largement cette durée, surtout à travers son mode multi. Une feuille de route nous donne également un aperçu de ce qui est prévu pour les prochaines mises à jour : l’ajout d’adversité au travers de mini-boss, l’apparition de personnages non-joueurs, un nouveau biome volcanique ou encore l’apparition d’un système de classes pour les personnages. Si Tinkertown est encore un peu jeune, sa direction artistique et son contenu actuel sont de bonne qualité et transpirent la promesse d’une future pépite du jeu de construction indépendant.







