Aperçu en accès anticipé de Baldur’s Gate III réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- CRPG
- Développé et édité par Larian Studios
- PC – 3 août 2023
PlayStation 5 – 6 septembre 2023
Xbox Series X – 8 décembre 2023 - Sous-titré en français – PEGI 18
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Vingt ans séparent les joueurs de leur dernière aventure aux Royaumes Oubliés. Des hors-séries de Baldur’s Gate sont sortis depuis tandis que la recherche d’un successeur au tandem Bioware et Black Isles Studios perdure. Les récents Divinity: Original Sin ont cependant placé Larian Studios comme un héritier spirituel évident. Disponible en accès anticipé un an après son annonce, Baldur’s Gate III fait de formidables promesses, mais un long chemin reste à parcourir.
Aperçu de Baldur’s Gate III en accès anticipé sur PC
Les terrifiantes Illithids, créatures humanoïdes à tête de seiche, sont dotées de pouvoirs psioniques. Elles ne se reproduisent qu’en insérant des vers dans le cerveau d’esclaves. À l’occasion d’un énième rapt interdimensionnel, un de leurs astronefs organiques est attaqué par un raid de githyankis à dos de dragons. L’affrontement donne l’opportunité à Lae’zel et au protagoniste de s’évader. Leur survie reste en sursis tant qu’ils ne se seront pas débarrassés du parasite logé dans leur crâne.
Un système rappelant Divinity: Original Sin
Le premier contact avec Baldur’s Gate III s’avère surprenant. La pause active disparait au profit d’un tour par tour emprunté à Divinity: Original Sin. Les tours de jeu sont affichés en haut et dépendent de différents facteurs (statistiques, surprise, modifications de statut…). Il est possible de prendre de la hauteur ou de se cacher grâce au terrain de jeu qui offre de multiples approches. Cette mécanique s’active aussi hors combat, pour séquencer les passages d’infiltration, par exemple.

Autre emprunt à la série phare de Larian : les attaques sont interactives avec le décor. Le joueur apprend à renverser de la graisse sur les gobelins pour les enflammer, ou à faire tomber des stalactites sur des morts-vivants mal placés. Les ennemis peuvent adopter la même stratégie.
Les règles de combat restent néanmoins celles de Donjons et Dragons. Chaque coup, test de détection de piège ou tentative d’intimidation se règle au dé à vingt faces. Le jet dépend des statistiques des sujets concernés. Sur cette première expérience avec Baldur’s Gate III, il est déjà possible de constater la densité du monde dépeint. Chaque rencontre peut donner un nouveau détour aux quêtes initiées, les évènements aléatoires enrichissent l’histoire des personnages, et les passages secrets sont légion. Cela se ressent particulièrement sur la quête principale où le simple objectif de retirer le parasite prend différentes tournures, selon les factions avec lesquelles on s’allie.
Le travail à abattre semble colossal
Expérimenter les approches dans ce formidable monde organique ne se fait pas pour autant sans douleur. En accès anticipé pour quelques années encore, le travail à abattre semble colossal. Seul l’Acte I est accessible et déjà les crashs impromptus, bugs de collision et interminables temps de chargement freinent la progression. Baldur’s Gate III montre toutefois de beaux atours, notamment sur le plan de la musique, des visages et de la synchronisation labiale. Le doublage est également remarquable et pas seulement au regard de celui des précédents jeux. Mais toute la mise en scène des cinématiques n’est pas finalisée, s’ajoutant aux nombreux défis qui attendent Larian Studios.

Prendre le flambeau de Baldur’s Gate n’est pas une petite marche à franchir. Le chantier reste vaste pour défricher les bugs, traduire tous les dialogues et mettre en scène l’intrigue. Mais l’alchimie entre les Royaumes Oubliés et la touche personnelle de Larian, pleine d’humour et de liberté, fonctionne à merveille. Ce généreux premier acte fait déjà de grandes promesses. Reste à espérer que l’attente sera récompensée comme il se doit.




