Test de Baldur’s Gate III réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- CRPG
- Développé et édité par Larian Studios
- PC – 3 août 2023
PlayStation 5 – 6 septembre 2023
Xbox Series X – 8 décembre 2023 - Sous-titré en français – PEGI 18
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Depuis le 8 décembre 2023, Baldur’s Gate III est enfin disponible sur Xbox Series X au prix de 69,99 €. Ce lancement en décalé, par rapport aux versions PC et PlayStation 5 sorties cet été, s’explique par les problèmes techniques rencontrés par Larian Studios vis-à-vis de la Xbox Series S. Le studio belge a depuis décidé d’exclure la coop en écran partagé sur la petite console aux 4 TFLOPS. Dans l’intervalle, le CRPG a créé l’événement en remportant la prestigieuse récompense du meilleur jeu de l’année aux Game Awards 2023.
Test de Baldur’s Gate III sur Xbox Series X
L’épopée du joueur commence à bord d’un astronef de flagelleurs mentaux, créatures humanoïdes à tentacules que l’on croirait issues de l’univers de H. P. Lovecraft. Son personnage, comme les autres esclaves à bord, subit l’introduction d’un parasite dans le crâne pour le métamorphoser en Illithid. Après l’attaque de githyankis à dos de dragons cependant, le vaisseau s’écrase et la plupart des captifs en réchappent. Possédant une larve qui menace de les asservir dans le cerveau, ils forment un groupe hétéroclite pour trouver le moyen de s’en débarrasser.
Un univers qui s’adapte à nos actions
La particularité de Baldur’s Gate III est de pouvoir créer un personnage sur mesure ou d’opter pour l’un des compagnons du scénario. On peut préférer une aventure personnalisée pour s’immerger plus encore pourquoi pas. Mais on a aussi le choix d’incarner Ombrecœur, Gale et compagnie pour des points de lore inédits, leurs objectifs différant. Dans tous les cas, l’écriture brille par sa malléabilité, donnant l’impression de s’adapter à toutes les situations provoquées par le joueur. En fonction de ses choix, les relations des personnages fluctuent grandement. D’une partie à l’autre, ceux nous accompagnant ou ayant survécu ne sont pas exactement les mêmes. On a donc l’impression de participer activement aux intrigues, malgré les trois actes qui encadrent chaque partie.
De la même manière, le titre se distingue par son monde organique qui évolue avec les actions et les choix de l’utilisateur. Au contraire d’un monde ouvert comme Yakuza: Like a Dragon ou Assassin’s Creed Mirage, la carte ne déborde pas de points d’intérêt. Les très nombreuses quêtes secondaires s’incrémentent automatiquement dans le journal, au fil des discussions.
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Un CRPG qui répond aux règles de Donjons et Dragons
Comme le veulent les règles de Donjons et Dragons, tout se résout au dé à vingt faces. Dans certains cas (détection de pièges, tentative de persuasion, épreuve de force…), le jet est matérialisé par une animation. Mais nombreux sont les lancers invisibles, comme lors des combats, étonnamment fluides malgré leur nouvelle approche.
Sujette à débat chez les fans acharnés, la pause active a effectivement disparu au profit d’un système au tour pour tour dans la veine de Divinity: Original Sin. Il ne manque toutefois pas de fluidité grâce à ses palettes d’action circulaires et personnalisables. Comme au cours de l’exploration, le joueur possède une grande liberté, renforcée par les nombreuses interactions avec l’environnement. Faire tomber des stalactites, renverser de la graisse sur les ennemis pour augmenter leur faiblesse au feu, provoquer la chute d’un immense rocher pour qu’il traverse le sol… Les situations sont extrêmement nombreuses et souvent génératrices de chaos, surtout en coop.
Un multi parfaitement opérationnel
Car rien n’empêche de pratiquer le titre en coop, de la première à la dernière seconde, en ligne ou en écran partagé. Fort de ses expériences du passé dans le domaine, Larian Studios a réalisé un sans-faute. Plusieurs joueurs explorent à leur guise, sans jamais empiéter sur les plates-bandes des uns des autres. Une scène cinématique se déclenche ? Les partenaires peuvent la rejoindre ou continuer de vaquer à leurs occupations. Chacun peut interagir avec les PNJ qu’il désire et réaliser les quêtes qu’il souhaite, dans son coin. Mais on le déconseille, car la difficulté se révèle plus élevée en dispersant les quatre alliés de l’équipe. On n’attend plus que le cross-play, annoncé par le studio.
Une version Xbox pas encore définitive
Malgré le temps nécessaire à son développement, la version Xbox Series X est encore loin d’être optimale. Au cours de notre test, on a rencontré plusieurs retours à l’accueil, notamment au chargement d’une partie. Heureusement, nos sauvegardes n’ont pas disparu au contraire de confrères moins chanceux. Techniquement, on n’a néanmoins pas grand chose à reprocher à Baldur’s Gate III qui tourne à 60FPS en solo ou à 30FPS en écran partagé, sans faire davantage de concession.
On peut aussi se demander si la manette est bien adaptée au CRPG. Là encore, le studio belge laisse s’exprimer son expérience en la matière. La roue d’actions apparaît d’une simple gâchette, le changement de personnage se fait à l’aide d’une autre, le joystick peut devenir un curseur d’un simple clic. L’input mapping est particulièrement bien pensé pour optimiser l’ergonomie. Restent les tailles de police d’écriture que l’on trouve légèrement trop petites, surtout quand on s’installe loin de l’écran. Ce problème n’existe pas sur PC, devant son bureau. Mais dans le salon, en écran partagé et après plusieurs heures de campagne, on peut ressentir le besoin d’approcher son fauteuil.
Notre avis | 8
Baldur’s Gate III est l’immense CRPG que laissait entrevoir son accès anticipé. Développé par Larian Studios (Divinity: Original Sin), il fait grandement évoluer la formule, initiée par Black Isle Studios, en adoptant un système au tour par tour particulièrement fluide. Les actions sont toujours soumises aux jets de dé à vingt faces, dans la grande tradition de Donjons et Dragons. Mais le titre brille surtout par son écriture et son univers qui évoluent en fonction des choix du joueur. On s’étonne des différences qui existent entre les déroulements de deux parties. Bien adapté à l’ergonomie d’une manette et praticable de bout en bout en coop et sans concession, Baldur’s Gate III est très certainement le CRPG le plus accessible jamais réalisé.
On aime
- L’écriture qui évolue
- Le monde organique
- La liberté de choix
- La coop
On n’aime pas
- Les quelques crashs
- La taille des textes
Merci d’avoir lu notre test de Baldur’s Gate III sur Xbox Series X.
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