Test de Haunted House réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roguelite | Infiltration
- Développé par Orbit Studio | Édité par Atari
- Atari VCS | PlayStation 4 | PlayStation 5 | Xbox One | Xbox Series X | Switch | PC – 12 octobre 2023
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 7
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Depuis le 12 octobre 2023, Haunted House est de retour sur Atari VCS, PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC. Ces temps-ci, Atari ressuscite ses licences historiques avec NeoSprint, Berzerk Recharged, Lunar Lander: Beyond… Mais aucun titre ne pouvait correspondre mieux au mois d’octobre que le tout premier jeu d’horreur, sorti en février 1982 sur Atari 2600. Compte tenu des dernières sorties de la série (Haunted House en 2010 puis Haunted House: Cryptic Graves en 2014), la méfiance était de mise. Mais Orbit Studio a réalisé un roguelite étonnamment addictif dans le respect du logiciel d’il y a quarante-et-un ans.
Test de Haunted House sur Xbox Series X
Lyn Graves souhaite rendre visite à son oncle, le bien-nommé Zachary Graves, avec quatre de ses camarades. Mais sur place, elle découvre que son manoir est infesté de goules, de fantômes et de diverses autres créatures de la nuit. Pour sauver ses amis capturés, Lyn doit retrouver et reconstituer les fragments d’une urne magique. Mais la malédiction modifie l’agencement des pièces à chaque tentative.
Le gameplay repose sur des mécaniques d’infiltration
Haunted House est représenté par une perspective isométrique. Mais au contraire du célèbre Hades où l’on enchaîne les combats, la progression repose sur des objectifs à remplir. En pénétrant dans chaque nouvelle salle, Lyn a pour mission de détruire des piliers lumineux, trouver un artefact, voler une clé à un rongeur, survivre soixante secondes ou combattre quelques ennemis parfois. Dès que la mission est remplie, tous les monstres disparaissent et le joueur peut revenir sur ses pas sans craindre leur retour. Les tâches finissent forcément par se répéter mais cette variété rythme intelligemment la progression d’un run.
Disposant d’une lampe torche, l’héroïne peut bel et bien combattre. Mais la discrétion est largement favorisée par son attaque furtive. De nombreux coffres au sein des niveaux contiennent des objets pour se défendre. On pense au sort de glace immobilisant un ennemi, aux chaussons pour marcher à pas de loup ou au drap pour se déguiser en fantôme et échapper, pendant vingt secondes, à l’attention des autres monstres.
Leur vigilance est représentée par des cônes matérialisant leurs champs de vision. Mais le bruit est aussi un facteur de repérage, notamment quand on bouscule une table basse et qu’un vase en tombe. On se faufile en réalité plutôt facilement dans le dos des adversaires pour les neutraliser instantanément, même si la vue n’aide pas toujours à se positionner correctement. La courbe de progression reste quoiqu’il en soit pensée pour de multiples runs, roguelite oblige.
Un roguelite extrêmement addictif
Après chaque défaite, Lyn Graves est de retour au hall d’entrée avec un petit pécule à dépenser en améliorations permanentes. Santé, discrétion, puissance de la lampe torche, limite de l’inventaire… Les statistiques augmentent drastiquement pour s’enfoncer de plus en plus loin dans le manoir. Une fois un boss vaincu, le joueur peut d’ailleurs reprendre depuis des points de contrôle. On ne recommence donc jamais véritablement de zéro.
D’ailleurs, on obtient aussi des clés pour déverrouiller des niveaux annexes dans les sous-sols et secourir ses camarades. Également jouables, ils présentent chacun des statistiques propres et une progression à part entière.
Les joueurs exhaustifs prendront donc plaisir à maximiser leurs compétences. Haunted House est une bénédiction pour les collectionneurs puisque des à-côtés prolongent l’expérience. On pense à la rénovation du manoir, grâce à l’argent ramassé au fil des salles, dans la veine de Homescapes. L’atmosphère lugubre disparaît progressivement au profit de nouveaux carrelages, de tapis neufs etc. Dans les niveaux, on retrouve aussi des chatons et des ustensiles disparus à remettre à leurs propriétaires. Pour notre part, on a adoré dénicher les cartouches de jeux Atari, convoitées par un collectionneur sur place. Il nous gratifie d’anecdotes sur chaque titre qu’on lui ramène, piquant notre curiosité quant au patrimoine d’Atari. Pour les apprécier, il faut toutefois comprendre l’anglais car il n’existe, pour l’heure, pas de version française.
Notre avis | 7
Quelle bonne surprise que Haunted House, reviviscence inattendue d’un très vieux classique d’Atari. Orbit Studio est parvenu à retranscrire l’esprit « spooky » quoique bon enfant d’origine, tout en transposant ses mécaniques archaïques au jeu vidéo moderne. En résulte un étonnant mélange entre un jeu d’infiltration et un roguelite. Cette nouvelle interprétation est un bel hommage au patrimoine de l’éditeur et fait définitivement oublier les tentatives de résurrection maladroites de 2010 et 2014.
On aime
- Les missions variées
- La place qu’occupe l’infiltration
- Les collectables
On n’aime pas
- La répétitivité s’installe finalement
- L’absence de version française
- Des soucis de précision parfois
Merci d’avoir lu notre test de Haunted House sur Xbox Series X.
Lire aussi | Les meilleurs jeux vidéo de l’année 2023. Tous nos tests classés par note







