Test de Kao the Kangaroo réalisé le 31 mai 2022 sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Développé et édité par Tate Multimedia
- Initialement sorti le 27 mai 2022
- PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X, Switch et PC
- Sous-titré en français
Pur produit des années 2000, époque où le jeu d’action et de plateformes était roi, Kao the Kangaroo n’aurait jamais laissé penser qu’il reviendrait sur le devant de la scène. Quelle ne fut pas notre surprise d’apprendre l’annonce d’un nouvel épisode ! Celui-ci s’apparente d’ailleurs à un reboot avec l’espoir peut-être que Kao devienne une véritable mascotte du genre. Après dix-sept ans d’absence, le kangourou méritait-il un retour ?
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Test de Kao the Kangaroo
Doit-on avoir joué aux précédents épisodes pour apprécier Kao the Kangaroo ?
Pour quiconque n’aurait jamais mis la main sur l’un des jeux de la série, l’histoire du reboot prend le temps d’installer ses personnages. On y incarne Kao le kangourou qui part à la recherche de son père et de sa sœur, tous deux disparus. En chemin, il récupère les gants de boxe de son papa qui lui servent à activer certains pouvoirs. Même si le jeu est une sorte de suite-reboot, il évite l’écueil de trop citer les précédents opus.
Il tombe cependant dans le piège des clins d’œil excessifs à la pop culture. On y trouve pêle-mêle des références aux univers de YouTube et Tik Tok, à DOOM, à Duke Nukem ou encore à Simon and Garfunkel. Kao the Kangaroo vise pourtant un public plutôt jeune. Hormis celles qui citent les plateformes de vidéos actuelles, les références semblent surtout destinées aux joueurs d’un certain âge. À chacun de voir si ces citations, qui n’ont aucune autre raison que de faire une référence ponctuelle, ne le dérange pas.
De quel genre de jeu de plateformes s’agit-il ?
Du côté du gameplay, Kao the Kangaroo s’avère très simple voire simpliste parfois. Kao peut courir, double-sauter, cogner et c’est à peu près tout. Le marsupial peut s’agripper à certains rebords et utiliser une sorte de grappin. Le jeu n’est jamais très complexe. En ce qui concerne les combats, ils se révèlent hélas répétitifs car les ennemis agissent tous de la même façon et il suffit de marteler la touche d’attaque sans réfléchir pour les vaincre.
On aurait aimé que les pouvoirs des gants apportent de la variété, car on peut en effet modifier leurs éléments. Mais ces changements sont surtout cosmétiques et ne servent qu’à résoudre des énigmes très simples encore une fois. Il reste le côté Collectathon pour motiver à progresser dans l’aventure mais le jeu n’en vaut pas toujours la chandelle. Récolter toutes les gemmes ou terminer tous les niveaux secrets n’octroie, au mieux, que quelques costumes à acheter… et au pire, des points de pourcentage. Néanmoins, la simplicité du jeu reste un avantage pour initier les plus jeunes au genre. Kao a l’avantage de parfaitement répondre aux contrôles.
La version Switch est-elle à la hauteur des classiques de la console ?
Le véritable problème de Kao the Kangaroo aujourd’hui est l’état dans lequel il sort. Pour faire simple, le titre est rempli de bugs qui vont du possiblement dérangeant, comme lorsque la musique s’arrête sans raison, au franchement rebutant, comme quand les collectables réapparaissent après une mort, sauf les pièces. Mais le pire est que la sauvegarde ne fonctionne que quand les astres sont alignés. Quitter un niveau revient à jouer à la roulette russe. On prie à chaque fois pour retrouve le dernier niveau exploré et pas l’un des premiers en chargeant sa partie. Bien que le jeu soit court, ce bug est impardonnable car le joueur est pris en otage et ne peut donc pas quitter le jeu tant qu’il ne l’a pas terminé. On peut aussi pester contre la résolution dynamique qui a tendance à afficher un écran très pixellisé, à la limite du lisible sur Switch.
Kao The Kangaroo n’est cependant pas un mauvais jeu. Malgré ses défauts, qui peuvent être réglés à l’aide de patches, et son écriture en dents de scie, il reste une porte d’entrée sympathique dans le monde des jeux de plateformes. Et s’il n’a pas forcément marqué les mémoires il y a quelques années de cela, il profite aujourd’hui de la « pénurie » de jeux du genre pour que les amateurs prennent leur dose.




