Détails de JETT: The Far Shore
| Versions | Sortie | Développeurs | Éditeurs | Prix |
| PlayStation 4 | 05/10/2021 | Superbrothers Pine Scented Software | Superbrothers Pine Scented Software | 29,99 € |
| PlayStation 5 | 05/10/2021 | Superbrothers Pine Scented Software | Superbrothers Pine Scented Software | 29,99 € |
| PC Epic Games Store | 05/10/2021 | Superbrothers Pine Scented Software | Superbrothers Pine Scented Software | 23,99 € |
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Test de JETT: The Far Shore sur PlayStation 5
Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PlayStation 4
| Langues à l’écran | Français (France) / Anglais / Allemand / Espagnol / Italien / Japonais |
À l’orée de la nouvelle génération de consoles, l’événement PlayStation du 11 juin 2020 incarnait l’un des temps les plus forts de la communication de Sony. Aux côtés des projets les plus importants d’Insomniac Games, Sony a fait la part belle aux indés qui ont pu tirer leur épingle du jeu. Voilà comment JETT: the Far Shore s’est retrouvé au premier plan de l’un des événements les plus médiatisés de l’industrie, avec ses séquences hypnotiques de vol en rase-motte. Hormis ses belles promenades, que se cache-t-il sous le capot de JETT: The Far Shore ?
Mei traverse l’espace avec quelques éclaireurs pour répondre à un étrange appel : l’onde quantique. Son peuple est condamné et sa survie dépend de l’installation d’un refuge sur une planète océanique lointaine. Accompagnée de son copilote Isao, la voyageuse doit embarquer sur son « jett » et explorer ces lointains rivages pour comprendre la raison de cette invitation mystique, non dénuée de menace.
Les promenades chaloupées au-dessus de l’eau sont les séquences qui ont le plus retenu l’attention du public. Et pour cause : la prise en main du vaisseau donne lieu à un ballet aérien tout en vélocité et élégance. Une fois les réacteurs activés, le vaisseau part en ligne droite. Le joueur contrôle seulement sa trajectoire en deux dimensions et sa vitesse. La poussée permet quant à elle de faire des bonds et des tonneaux, pratiques pour éviter certains obstacles et distancer ses ennemis. Si les étendues traversées sont par moment très homogènes, elles n’empêchent pas la direction artistique singulière du titre de s’exprimer dans toute sa splendeur.
L’expérience JETT: The Far Shore ne se limite pour autant pas à sautiller par-dessus les embruns. La protagoniste ne s’est pas expatriée pour se promener, et doit cartographier la planète pour espérer fournir un avenir à des colons endormis en orbite. Des outils permettent de scanner la faune et la flore pour mieux la comprendre. Le jett est équipé d’un grappin à même de récupérer des échantillons ou de lancer des objets. Plusieurs formes d’interactions sont possibles et donnent du corps à l’univers.
Par moment, JETT: The Far Shore pousse Mei à sortir du jett pour fouler la terre ferme. Ces scènes à la première personne sont l’occasion de mieux comprendre la nature de l’appel quantique auquel les colons vouent un culte. Quelques phases en cockpit développent par ailleurs la relation entre les deux éclaireurs contrôlés. Ces phases de gameplay narratif réservent des moments de surprise, en empruntant à Oxenfree son recours à des menaces effrayantes et cachées derrière une symbolique géométrique. Mais en dehors de quelques instants de grâce, les enjeux s’avèrent assez peu palpitants, la faute à des personnages peu incarnés et une progression diluée dans le temps.
Après de longues années de gestation, cet étrange hybride d’Oxenfree (dont il partage le compositeur) et de No Man’s Sky est une œuvre difficile à cerner. Les qualités artistiques du jeu ainsi que sa promesse de gameplay étonnante assurent aux curieux de vivre des moments mémorables à bord du jett de Mei. Mais l’aventure tire en longueur par moment, à cause de quelques passages laborieux et une surcouche narrative décousue. JETT: The Far Shore s’avère plus généreux qu’il n’y paraissait à son annonce, mais c’est pourtant bien dans ses promesses initiales qu’il est le meilleur.





