Test d’In My Shadow réalisé le 30 septembre 2021 sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour de l’article le 23 novembre 2022.
- Puzzle game
- Développé par Playbae | Édité par Alcon Media Group et OverGamez
- Sorti le 8 avril 2021
- PlayStation 4 | Xbox One | Switch | PC | iOS
- Sous-titré en français
- PEGI 3
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Première création du studio indien Playbae, In My Shadow utilise les ombres comme mécanique. Le titre mélange d’ailleurs réflexion et plateforme à travers deux phases de gameplay distinctes. Mais est-ce véritablement cette alternance qui fait l’originalité du titre ?
Test d’In My Shadow
In my Shadow raconte l’histoire de Bella. Cette jeune femme est plongée dans ses souvenirs d’enfance après avoir reçu une lettre de son père. Chaque souvenir constitue une partie de sa vie et est tourne autour d’un membre de sa famille. À travers un doublage en anglais et des plans fixes, la jeune femme explique comment tel personnage ou tel animal ont influencé son existence.
Cette introspection qui tend à faire vibrer la fibre nostalgique du joueur est soulignée par une musique mélancolique et insistante. La narration organise également la structure du jeu puisque les quatre souvenirs en forment les quatre niveaux. Il s’agit de quatre pièces de la maison d’enfance de Bella, divisées en plusieurs tableaux à résoudre.
Comment les ombres créent-elles des plateformes pour Bella ?
La première approche de gameplay d’In My Shadow est celle d’un puzzle game. Dans un environnement en 3D représentant l’une des pièces de la maison, le joueur manipule les différents meubles à sa disposition. Avec le stick gauche il les positionne au sein d’une zone restreinte. Le stick droit lui permet de les pivoter. On se sert ensuite des gâchettes pour passer d’un meuble à l’autre.
Les objets à déplacer sont raisonnablement variés : chaises, tables, fauteuils mais aussi caisses ou vélos d’enfant. Chacun projette une ombre différente et le joueur doit se servir de ces formes pour créer un chemin d’ombre. Au fil des niveaux, de nouveaux mécanismes apparaissent. Certains objets voient leurs mouvements contraints, des obstacles gênent les déplacements et les ombres finissent par être projetées sur deux murs à la fois.
Comment se manifeste la dimension plateforme ?
En appuyant sur une touche, le joueur change de plan et prend le contrôle de l’ombre de Bella. In My Shadow devient alors un jeu de plateforme. Son gameplay est très simple : on doit amener l’héroïne jusqu’au personnage au centre de ses pensées. Les ombres créées par les meubles lui permettent d’atteindre les collectables nécessaires à la complétion du puzzle. Par la suite, elle s’en sert également pour surpasser des pièges. On affronte par exemple des piques surgis du sol ou des scies flottantes qui n’existent que dans ce monde en deux dimensions.
La précision n’étant pas au cœur de la mécanique de saut, il est facile de créer ses propres chemins en plaçant les différents objets de manière approximative. La logique des puzzles se contourne en essayant différentes configurations. En somme, le joueur est rarement bloqué par l’un des tableaux.
Cette alternance de gameplay fait-elle l’originalité d’In My Shadow ?
Si l’idée d’alterner 2D et 3D reste intéressante, elle n’est pas tout à fait inédite. D’autres titres se sont démarqués par leur approche aboutie de cette mécanique. Des jeux comme Contrast ou Shady Part of Me proposent aussi des énigmes basées sur les ombres et la manipulation d’objets dans leurs décors. Avec ses tableaux fermés et sa narration utilisée comme transition, In My Shadow se veut plus humble. Et, aussi cocasse que cela puisse paraître, son originalité provient surtout de son approche plus classique du jeu de puzzle.





