Test de TOEM réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Casse-tête | Photographie
- Développé et édité par Something We Made
- 17 septembre 2021 – PlayStation 5 | Switch | PC
18 juillet 2023 – Xbox One | Xbox Series X - Entièrement localisé en français | PEGI 3
- Toute l’actualité du jeu
En mélangeant des environnements 3D et des sprites tout en niveaux de gris, TOEM fait partie de ces jeux de puzzle qui séduisent dès le premier regard grâce à une direction artistique qui sort de l’ordinaire. Habituellement, les développeurs désaturent la colorimétrie de leurs jeux pour mettre en avant un aspect sombre et adulte. Pourtant, le studio Something We Made réalise avec TOEM un jeu aussi mignon que bienveillant.
Test de TOEM
Le joueur incarne un personnage asexué aux traits cartoon dans son voyage initiatique le menant au TOEM, un phénomène magique qu’il doit photographier pour accomplir une tradition familiale. Cette manifestation n’étant visible qu’au sommet d’une haute montagne, le héros doit traverser différentes régions pour l’atteindre. Ce voyage se fait par l’intermédiaire d’un bus dont l’utilisation est basée sur une devise originale : des tampons offerts par les habitants en récompense à la résolution de leurs petits tracas. En aidant la communauté, le joueur remplit sa feuille de transport et lorsqu’il cumule suffisamment de tampons, la voie vers la prochaine destination s’ouvre à lui.
Des mécaniques de photographie riches
Chaque lieu se présente comme un ensemble de petits tableaux dans lesquels le héros peut se promener, discuter avec les habitants, interagir avec quelques éléments du décor de manière très superficielle, et évidemment prendre des photos. TOEM adopte alors une vue à la première personne et donne au joueur la possibilité d’orienter la caméra et de zoomer sur ce qu’il trouve intéressant. De petits encadrés soulignent les éléments considérés comme des sujets : des objets, des indications, des personnages ou des animaux.
Ces derniers ont d’ailleurs une place prépondérante. Si une photo enregistrée grossit l’album du joueur, la photo d’un animal s’ajoute, quant à elle, à un compendium. Y sont listés tous les insectes, oiseaux et félins que l’on peut rencontrer. Deux outils supplémentaires sont ensuite ajoutés aux fonctions de l’appareil : un klaxon pour créer des réactions chez les sujets visés, et un trépied que l’on peut poser pour réaliser des photos à distance.
La lassitude ne s’installe jamais
Les missions à remplir pour obtenir les précieux tampons sont relativement accessibles. Il s’agit en général de prendre la photographie d’un élément pour la montrer à un personnage, ou de trouver un objet pour le rapporter à un autre. Certains défis sont légèrement plus corsés. Mais il n’est pas nécessaire d’obtenir tous les tampons d’un niveau pour accéder au suivant. La routine ne s’installe pas pour autant et quelques épreuves inhabituelles basées sur la perception visuelle offrent occasionnellement un peu de fraîcheur. TOEM ne propose toutefois rien d’insurmontable, ce qui encourage le joueur à partir à la recherche de l’intégralité des tampons. Sa durée de vie relativement courte (environ cinq heures pour trouver tous les tampons) évite à TOEM toute forme de lassitude.
Sa direction artistique est en tout cas surprenante. L’utilisation de niveaux de gris pour un jeu doté d’un état d’esprit aussi sympathique et drôle laisse songeur. Mais elle n’entache à aucun moment la bonne humeur qui se dégage de l’aventure. Ses bruitages hilarants et sa musique brillante alimentent le capital sympathie de TOEM, qui ne s’embarrasse pas de couleurs pour pigmenter l’expérience du joueur.





