Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé et édité par SNK
Initialement sorti le 25 juin 2019 et disponible en arcade et sur PlayStation 4, Xbox One, Xbox Series X, Switch, PC et Stadia
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Chinois / Japonais / Coréen |
| Audio | Japonais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Portugais / Chinois / Japonais / Coréen |
Depuis sa sortie en 2019, Samurai Shodown s’est érigé en incontournable du jeu de combat. Ce désormais classique de SNK est disponible sur de nombreuses plateformes : en arcade, sur consoles et PC et même en streaming via Stadia. À l’occasion de sa disponibilité sur Steam, Samurai Shodown étant resté exclusif à Epic Games Store pendant une année, il est temps de constater le chemin parcouru depuis son lancement. Samurai Shodown n’a rien perdu de sa singularité mais on l’aurait préféré mieux aiguisé pour le jeu en ligne.
Samurai Shodown comporte aujourd’hui les seize personnages de l’édition de base et treize combattants supplémentaires disponibles en DLC, dont Cham Cham ou Hibiki Takane de The Last Blade 2. Les combats sont lents mais extrêmement intenses avec la possibilité de retourner une situation à n’importe quel moment : il suffit d’une attaque mal placée pour être excessivement puni en retour. La Lame Éclair permet notamment de vider de moitié une barre de vie grâce à une combinaison de touches que certains jugent trop simple. Il est aussi possible de désarmer son opposant et de camper autour de sa lame pour l’empêcher de la récupérer et dicter le tempo.
Le titre brille en plus par son ambiance féodale d’une grande fidélité aux épisodes 2D, dont la violence des combats est merveilleusement retranscrite. À chaque coup porté, les habits se teintent de sang, les animations sont d’une brutalité inouïe et les mini-interruptions qui appuient les impacts sont judicieux. Samurai Shodown est un jeu de combat magistral que l’on croirait tout droit venu de l’âge d’or de SNK.
Si Samurai Shodown est indispensable pour les amateurs de versus fighting jouant en local, il fait moins autorité quand il s’agit de jouer en ligne. Deux ans après sa sortie initiale, SNK n’a toujours pas implémenté le netcode rollback. Résultat : au-delà de sa région, Samurai Shodown est à la limite du jouable. Encore faut-il trouver un adversaire car les joueurs ont largement déserté les serveurs, faute de performances suffisamment satisfaisantes pour s’y investir. On a le sentiment d’un énorme gâchis quand on connaît les qualités techniques et tactiques du jeu mais la version Steam propose au moins d’en profiter grâce au Remote Play Together, qui permet de streamer l’écran de l’hôte. Ça vaut ce que ça vaut.
Samurai Shodown ne croulant pas non plus sous les modes de jeu solo, on en fait malheureusement vite le tour : il ne propose qu’un mode histoire très sommaire et relativement peu d’options pour s’entraîner. On aurait aimé que les développeurs intègrent des défis de combos, par exemple, ou des nouveautés au fil des mises à jour pour légèrement prolonger l’expérience. On aurait aussi apprécié que les améliorations de la version Xbox Series X soient de la partie, notamment la possibilité de jouer à 144 FPS ou des temps de chargements allégés.
Mais Samurai Shodown reste Samurai Shodown : un jeu de combat à l’arme blanche unique et accessible. En attendant que SNK intègre un netcode digne de ce nom, Samurai Shodown a déjà le mérite d’être le jeu de combat tranchant que suggère son titre.





