Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Devespresso Games et édité par Headup
Sorti le 8 avril 2021 et disponible sur PC (également prévu sur PlayStation 4, Xbox et Switch)
| Interface | Français / Anglais / Coréen / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois / Thaï / Ukrainien |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Coréen / Allemand / Espagnol / Russe / Chinois / Thaï / Ukrainien |
Changement de registre pour Devespresso Games avec Scarlet Hood and the Wicked Wood, un jeu d’énigmes accessible, coloré et bon enfant. Quand on l’examine de plus près toutefois, on y décèle des mécaniques très similaires à celles de The Coma. Doit-on y voir une forme de redite ou la signature Minho Kim ?
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Le joueur incarne Scarlet, chanteuse dans le monde réel qui se retrouve transportée par une tornade dans un univers fantastique. Au Royaume de Glove, elle incarne la Sorcière Rouge et tente d’aider la caravane des Munchkins à traverser les Bois Maudits car la Sorcière Noire, LeFaba, les en empêche : à chaque échec, la troupe est renvoyée au premier jour. Scarlet doit alors trouver de nouveaux alliés et recouvrer ses pouvoirs magiques pour parvenir à briser cette boucle temporelle.
Scarlet Hood and the Wicked Wood est composé de niveaux indépendants où l’on résout des énigmes sur un plan latéral. Chaque zone possède sa carte et s’explore en vase clos et il n’est possible d’en sortir qu’une fois que l’on a résolu ses casse-têtes. Mais comme dans The Coma, le joueur doit éviter des pièges grâce à une esquive, combattre quelques ennemis (plutôt inoffensifs) à l’aide d’un sceptre et même dénicher des consommables pour se soigner.
On découvre aussi des pages déchirées dans les environnements mais le parallèle est encore plus frappant lorsque l’on est poursuivi par un Némésis qui prend ici la forme d’un Grand Méchant Loup : Scarlet est obligée de se fondre dans les décors en se métamorphosant en totem. On retrouve le game design de The Coma mais en beaucoup moins punitif, au point que l’on se demande s’il était vraiment nécessaire de singer toutes ses mécaniques.
Les énigmes auraient suffi car elles sont nombreuses et suffisamment variées : il faut parfois trouver et utiliser le bon objet au bon endroit, il y a quelques puzzles à résoudre dont les indices sont disséminés dans les décors et il y aussi de petits quiz de temps à autre. Il faut cependant savoir que toutes les énigmes ne peuvent être résolues au cours d’un premier run et que la fin dépend des choix du joueur.
L’équilibrage de Scarlet Hood and the Wicked Wood marque néanmoins une rupture avec les précédents jeux de Devespresso Games. La proportion d’énigmes est évidemment plus importante et les curseurs sont réglés de sorte que l’exploration soit toujours agréable et fluide : les puzzles sont tels que l’on ne reste jamais longtemps bloqué et les scènes d’action servent surtout à changer de rythme.
La durée de vie dépend de la capacité de chacun à résoudre les casse-têtes, mais on finit toujours par y parvenir en observant les différentes scènes, puisque l’on se trouve dans des environnements assez petits qui ne communiquent pas entre eux. Cela permet de profiter sans aucune forme de pression du style manhwa propre à Devespresso Games, puisque tous les éléments graphiques sont entièrement dessinés à la main. L’histoire réserve en plus de bonnes surprises.
On pourrait reprocher à Scarlet Hood and the Wicked Wood une impression de déjà-vu mais Devespresso Games a suffisamment édulcoré sa formule pour que l’on ne la subisse pas. Il aurait été judicieux de l’alléger encore pour se concentrer sur les énigmes qui font tout l’intérêt du titre et en proposer davantage, pourquoi pas.
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