Test réalisé d’après une version fournie par Evolve-PR sur Oculus Quest 2 (64 Go)
Développé et édité par Bloober Team
Sorti le 29 octobre 2020 et disponible sur Oculus Quest
| Interface | Français / Allemand / Anglais / Chinois / Espagnol / Italien / Japonais / Polonais / Portugais / Russe |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Allemand / Anglais / Chinois / Espagnol / Italien / Japonais / Polonais / Portugais / Russe |

Disponible depuis fin 2019 sur consoles et PC, Blair Witch nous a séduit avec une ambiance mystérieuse, des environnements inquiétants et un système de jeu agréable dont le gameplay calme repose sur l’exploration. Pour inaugurer la sortie de l’Oculus Quest 2, Blair Witch est adapté à la réalité virtuelle. Blair Witch VR: Oculus Quest Edition permet-il au jeu d’horreur de Bloober Team de s’offrir une seconde vie ?
Les événements de Blair Witch se déroulent après les deux films éponymes. On y incarne Ellis, un ancien policier et vétéran de guerre qui, à l’aide de son chien Bullet, recherche un jeune garçon disparu aux abords de la forêt de Black Hills. Ce prétexte invite le joueur à s’enfoncer de plus en plus profondément dans la noirceur de Blair Witch VR: Oculus Quest Edition.
Ni le scénario, ni le cheminement du jeu ne diffèrent de la première version. Les joueurs l’ayant déjà pratiqué « en plat » sont en terrain connu. La réalité virtuelle apporte toutefois de l’immersion. L’interaction avec Bullet est notamment approfondie : il est possible de le caresser, lui demander la patte ou de lui lancer un bâton. La relation entre le joueur et son compagnon s’en retrouve nettement renforcée.

Tout le gameplay s’enrichit d’ailleurs avec la réalité virtuelle : les interactions avec les éléments de l’environnement et les objets sont plus réalistes, notamment lorsque l’on manipule une lampe torche, un talkie-walkie, un téléphone portable ou un camescope. Les interactions possibles rendent Blair Witch VR: Oculus Quest Edition plus vivant et plus agréable qu’à la manette, tout comme les combats. Lors des affrontements, le joueur doit dénicher son assaillant à l’aide de sa lampe torche pour l’envoyer ad patres, tout comme dans le jeu d’origine. La VR renforce néanmoins l’impression de danger.
Blair Witch VR: Oculus Quest Edition propose de nombreuses options pour minimiser les effets de la cinétose chez les joueurs sensibles. Pour des raisons évidentes liées à la puissance des casques Oculus Quest, le portage de Blair Witch subit quelques coupes franches dans son level design. Au lieu d’étendues plus ou moins ouvertes, les espaces sont dorénavant plus cloisonnés. Pour autant, le jeu ne se compose pas uniquement de couloirs mais le sentiment de liberté est fatalement amoindri. En contrepartie, l’immersion se retrouve renforcée.
D’un point de vue purement technique, Blair Witch VR: Oculus Quest Edition ne s’en sort pas trop mal avec une résolution accrue et quelques effets supplémentaire sur l’Oculus Quest 2. Par rapport à l’Oculus Quest, les effets de lumière sont plus aboutis avec des ombres projetées en temps réel depuis la lampe torche et la fourrure de Bullet est plus détaillé. Quoi qu’il en soit, le rendu est vraiment très réussi pour des casques autonomes.

Que l’on connaisse le Blair Witch d’origine ou pas, découvrir ce portage en réalité virtuelle est extrêmement plaisant. Si le sentiment d’angoisse est encore mieux retranscrit avec l’apport de la VR, les développeurs se sont amusés à modifier quelques événements scriptés pour s’assurer que les habitués aient droit à leurs sauts de peur. Ces seules nouveautés donnent une bonne raison de replonger dans la forêt de Blake Hills, même quand on connaît Blair Witch sur le bout des doigts.




