Test de Star Shaman : assez de ces machins pointus

Test réalisé d’après une version fournie par l’éditeur sur Oculus Quest (128 Go)

Développé et édité par Ikimasho Games
Sorti le 22 octobre 2020 et disponible sur PC et Quest

InterfaceFrançais / Anglais / Allemand
Audio
Sous-titresFrançais / Anglais / Allemand

Pour son premier projet, Ikimasho Games réalise un pari audacieux en proposant un rogue-lite en réalité virtuelle. Pas sous la forme de donjons à explorer toutefois : Star Shaman est un wave shooter où l’on combat sur de petites planètes, les unes après les autres. Comment combiner deux mécaniques aussi différentes ?

Dans Star Shaman, les Architectes de l’Entropie tentent d’harmoniser l’univers en transformant les corps célestes en cubes froids et angulaires, les privant de toute forme de vie. Le joueur incarne un Star Shaman, un être capable de projeter son esprit à travers les galaxies. En manipulant une sphère magique, il est même possible de repousser la menace des Architectes.

Les bandes-annonces en réalité mixte ne mentent pas : en jouant à Star Shaman, le joueur est physiquement très impliqué. Il faut s’accroupir, bondir, tourner pour s’en sortir. Ce wave shooter qui ne manque pas de rappeler Space Pirate Trainer nécessite cependant un peu de place pour réaliser des mouvements brusques. D’ailleurs, comment ne pas bouger avec cette bande-son qui invite à se dandiner ?

Pour combattre, le joueur utilise une sphère flottant devant lui. En y plongeant sa main dominante, on peut choisir une arme (sceptre magique, épée) et avec l’autre main, une protection (bouclier). Chaque équipement, qu’il soit offensif ou défensif, demande au joueur de réaliser un petit mouvement pour s’activer, que ce soit pour le dégainer ou le recharger. Ces mouvements chorégraphiés rythment les combats mais ils sont très punitifs lorsqu’on les manque au cours d’un combat difficile.

Certains d’entre eux sont réellement ardus à cause de tirs qui demandent de bons réflexes. Pour s’en sortir, il faut rester mobile et ne jamais trop s’appesantir. Chaque unité adverse possède son motif d’attaque que l’on peut apprendre pour s’en sortir mieux, mais elles ont hélas tendance à se ressembler, ce qui n’aide pas à les identifier.

Star Shaman est effectivement construit comme un rogue-like : sur la carte d’un système solaire, on se téléporte de planète en planète pour obtenir des ressources, permettant de combattre un boss en fin de système solaire. En cas d’échec, on recommence presque de zéro : on conserve seulement une ressource qui fait office d’argent pour améliorer son équipement. On ne rentre finalement jamais bredouille entre chaque partie.

Le petit problème de Star Shaman est qu’entre chaque planète, le joueur est obligé de se téléporter. L’effet visuel est saisissant, on doit bien l’admettre mais il faut patienter une vingtaine de secondes pour des vagues d’ennemis qui durent entre 1 et 3 min. Il n’y a pas non plus d’option pour revenir à l’accueil en cas de bugs qui surviennent de temps en temps : il faut complètement quitter l’application.

Malgré ces imperfections, Star Shaman est plaisant grâce à son ambiance colorée et sa musique funk. Dans la mesure où l’on progresse à chaque run, avec de nouvelles capacités mais une meilleure appréciation des ennemis aussi, on a toujours l’envie de lancer une partie supplémentaire pour tenter de battre son propre record, prouvant que deux genres que l’on imagine opposés peuvent parfaitement faire bon ménage.

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