Test de Vampire Survivors réalisé sur Xbox Series X à partir d’une version commerciale.
- Rogue-lite
- Développé et édité par poncle
- PC – 20 octobre 2022
Xbox One | Xbox Series X – 10 novembre 2022
Android | iOS – 8 décembre 2022
Nintendo Switch – 17 août 2023
PlayStation 5 | PlayStation 4 – 29 août 2024 - Entièrement localisé en français – PEGI 12
- Toute l’actualité du jeu
Test de Vampire Survivors sur Xbox Series X
On a beau être prévenu, on n’échappe pas à la règle de « la petite dernière » de trois heures du matin. Vampire Survivors est extrêmement addictif, comme l’ont révélé de très nombreux observateurs. La simplicité du concept ou l’habillage du jeu auraient pu laisser de marbre, mais dès lors que l’on met le doigt dans l’engrenage, impossible de s’en extirper. Comment poncle a-t-il réussi ce tour de magie ? Existe-t-il d’ailleurs des solutions pour s’en sortir ?
Dans Vampire Survivors, le joueur incarne un survivant qui ne peut pas s’échapper. Des milliers et des milliers de créatures attaquent et il n’y a pas d’autre choix que résister, jusqu’à ce que la Faucheuse fasse son devoir. De stage en stage cependant, les survivants recherchent le cercueil d’un vampire qui pourrait être à l’origine de ces hordes de monstres infinies.
Le concept est-il aussi minimaliste qu’il en a l’air ?
Vampire Survivors s’appuie sur une boucle de gameplay extrêmement simple. On ne fait que déplacer son personnage qui attaque automatiquement. Les ennemis vaincus laissent des gemmes d’expérience ou des bonus au sol. À chaque passage de niveau, on choisit entre améliorer une compétence ou en obtenir une nouvelle. Par exemple, on a le choix entre une dague pour une attaque linéaire, une hache qui épouse une trajectoire en cloche ou une armure encore, pour augmenter sa défense. Le système est vu et revu. Mais chaque run est véritablement unique et le joueur peut expérimenter de nouvelles combinaisons à chaque fois.
Très vite, l’écran se remplit d’ennemis jusqu’à noyer complètement le survivant. De nombreux événements ont lieu sur la carte, comme une nuée de chauves-souris ou des plantes carnivores qui entourent le joueur. Le jeu n’est pas non plus avare en boss, qui laissent des trésors derrière eux. Il faut donc résister au maximum, jusqu’à trente minutes la plupart du temps. Dès lors, la Mort intervient pour arrêter le survivant. Il ne lui faut généralement que quelques secondes pour mettre un terme à la partie.
Ce minimalisme n’est donc qu’apparent car le joueur doit optimiser ses gains pour s’en sortir le plus longtemps possible. Après plusieurs minutes, on peut contrôler une véritable machine de guerre qui engloutit les gemmes d’expérience par milliers. La sensation de puissance est d’une grande satisfaction, ce qui donne toujours envie de s’y replonger. Quand des ennemis par grappes entières mordent la poussière au contact du héros, on entre parfois dans l’état de flow. Voilà pourquoi Vampire Survivors s’avère tellement hypnotique. Mais ce n’est pas l’unique raison pour laquelle le joueur désire toujours relancer une soi-disant petite dernière.
À quel point Vampire Survivors est-il riche en contenu ?
Si l’on ne compte pas le DLC, le titre comporte plus de cent-quarante succès. Et chacun d’entre eux permet de déverrouiller de nouveaux contenus. Tout d’abord, on obtient de nouveaux personnages, avec chacun une arme de départ qui lui est propre. Puis on débloque de nouveaux stages. Après quoi, le joueur déverrouille des reliques spéciales, comme une mini-carte qui permet de trouver tous les artefacts cachés. Assez vite, on découvre aussi des évolutions d’armes qui permettent des fusions d’une puissance inégalable. Par exemple, le fouet couplé au cœur vide (qui augmente le nombre de points de vie) permettent d’obtenir… le Bloody Tears, un fouet qui absorbe la vie des ennemis. On n’en dévoilera bien sûr pas plus car leur découverte fait partie de l’expérience.
On obtient aussi de l’or entre chaque partie. Celui-ci permet d’améliorer de façon permanente les statistiques de départ du joueur. Récupération progressive de PV, attaque améliorée ou défense renforcée font parties des indispensables pour survivre. Mais le joueur peut aussi, plus tard, obtenir des bonus avec lesquels optimiser son arsenal. À chaque niveau, il devient possible de bannir un objet au choix, de passer son tour ou encore de retenter une main. Les options deviennent immenses.
Et même après plusieurs dizaines d’heures, on a encore à découvrir dans Vampire Survivors. Pour remplir toutes les entrées du bestiaire et de la collection, il faut compter de très multiples runs. La progression étant aussi balisée par tous ces à-côtés, le joueur est toujours invité à relancer une énième partie. Jusqu’à ce que l’on débloque l’ultime succès, on ne rentre quasiment jamais bredouille d’une expédition. Derrière son aspect très austère, le titre est en réalité plein à craquer d’objectifs, de tâches et d’éléments à collectionner. Et de secrets aussi.
Faut-il être fan de Castlevania pour l’apprécier pleinement ?
Pour ne rien gâcher, poncle s’est très largement inspiré de Castlevania. On retrouve de nombreuses armes issues de l’univers de Konami. Et les fans de la série sont donc forcément en terrain connu concernant l’effet de certaines d’entre elles. Par exemple, le mouvement de va-et-vient de la croix est identique. La Bible tourne de la même façon autour du joueur pour le protéger, pour quelques secondes. Mais d’autres objets sont complètement inédits. Ils font parfois référence à d’autres œuvres.
D’ailleurs, le bestiaire aussi intègre de nombreux ennemis de Castlevania. On reconnaît des sprites, tout de même modifiés pour des raisons évidentes de droit, venus des différents épisodes. Leur comportement n’est toutefois pas aussi fidèle, car le seul et unique but de ces créatures de la nuit est d’entrer en contact avec le joueur. Petit à petit, les collisions grapillent ses points de vie. Mais finalement, même si on n’a aucune affinité avec le jeu d’action de Konami, on peut parfaitement sombrer dans l’addiction de Vampire Survivors. Quiconque aurait réussi à s’en sortir a de bonnes raisons de replonger puisqu’un DLC est désormais disponible. Il comprend de nouveaux personnages, de nouvelles armes et une nouvelle carte également.
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Notre avis | 8
Vampire Survivors fait partie de ces jeux-là. En fermant les yeux ou en se mettant au lit, on continue de « voir » des milliers de gemmes au sol qui n’attendent qu’à être ramassés. Malgré son concept minimaliste, le rogue-lite de poncle donne toujours envie de continuer, d’en relancer une petite dernière. C’est-à-dire que les contenus sont d’une grande richesse et que l’on ne rentre jamais bredouille d’une partie. De plus, la réalisation finalement assez pauvre sera tout de même appréciée des fans de Castlevania. De nombreux éléments sont issus de la série de Konami, tant dans l’arsenal que dans le bestiaire. Ceux qui auront le cran de mettre le doigt dans l’engrenage en auront pour des dizaines et des dizaines et des dizaines d’heures, à déverrouiller des bonus de toute sorte.
Merci d’avoir lu notre test de Vampire Survivors sur Xbox Series X




