Test de Street Heat réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Course
- Développé par Astalo Games | Édité par PQube
- 12 décembre 2019
- PC
- Sous-titré en français
- Toute l’actualité du jeu
Quiconque a débuté sa carrière de joueur dans les années 80 a probablement connu Rock N’ Roll Racing, Micro Machines et autres Super Off-Road. Né des limitations techniques de l’époque, le top-down racer est aujourd’hui fatalement tombé en disgrâce, ne subsistant qu’au travers de quelques saillies très ponctuelles. C’était sans compter sur les ambitions d’Astalo Games. Ce studio finlandais constitué de six passionnés entend redorer le blason d’un genre que de nombreux joueurs regrettent aujourd’hui. Leur premier projet, Street Heat, reprend ainsi les codes de cette époque.
Test de Street Heat sur PC
La conduite met l’accent sur les dérapages
Vue aérienne assez éloignée, gameplay arcade accessible, basé sur l’utilisation de l’accélérateur et du frein, et action débridée sont au programme. Le titre, qui n’est cependant pas dénué de profondeur, s’oriente fortement vers le multi. Comme tout jeu d’arcade, ses enjeux sont limpides. Quatre concurrents et leurs véhicules s’affrontent sur des parcours bardés de pièges aléatoires (flaques d’huile, trains, tremplins). Courts et sinueux, ils favorisent des dérapages spectaculaires. Seul impératif : devoir traverser des points de contrôle intelligemment placés dans le bon ordre pour valider son tour.
Ici, il n’est pas question de resquiller en empruntant de raccourcis. Street Heat récompense l’audace et la maîtrise. L’inertie des véhicules retranscrit de bonnes sensations de pilotage, mais peut également être la cause d’une sortie de piste quand on pêche par gourmandise. Chacune d’entre elles est éliminatoire pour toute la durée du round en cours et peut potentiellement rapporter des points à celui qui vous aurait éliminé. Il convient donc de tempérer ses ardeurs pour éviter les déconvenues.

Une ambiance qui rappelle les années 80
Sur le plan artistique, le travail abattu par le studio finlandais s’avère d’excellente facture. Jouant la carte des 80, le jeu bénéficie d’une bande-son synthwave du plus bel effet signée Sami Tikkamäki. Le visuel s’appuie sur le contraste des noirs pour les décors et des couleurs néon pour les éléments importants. Ce choix artistique, en plus d’être cohérent avec l’esprit du titre, se révèle très judicieux dans le sens où il met particulièrement bien en valeur les tracés et les véhicules. On ne rencontre donc aucun problème de lisibilité.
Orienté multi
Le titre se pratique en solo grâce à des bots paramétrables qui complètent les effectifs. Mais c’est sans conteste accompagné de trois amis qu’il révèle son plein potentiel. Les courses s’enchaînent et leur courte durée provoque une irrémédiable envie d’en lancer « une petite dernière ». En local ou en ligne (le matchmaking autorise plusieurs joueurs locaux à rejoindre une partie en ligne), les écrans s’enchaînent pour jouer sans temps mort. On regrette toute de même la faible densité de joueurs dans les parties en réseau.
Les vieux briscards orphelins d’un top-down racer, ou tout simplement férus de jeu de course typé arcade, ont de bonnes raison de se pencher sur le titre. tant il s’avère d’une efficacité redoutable et instantanée.





