jeudi 16 juillet 2020
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Test de Street Heat : il n’y a pas que les Joy-Con qui drift

Test réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur PC (Core i5-2550, 8 Go de RAM, GeForce GTX 970 4 Go)

Développé par Astalo Games et édité par PQube
Sorti le 12 décembre 2019 et disponible sur PC

Si vous avez débuté votre carrière de joueur dans les années 80, il est fort probable que votre enfance vidéoludique se soit vue marquée par des titres comme Rock N’ Roll Racing, Micro Machines et autres Super Off-Road. Né des limitations techniques de l’époque, le genre du top down racer est aujourd’hui fatalement tombé en disgrâce, ne subsistant qu’au travers de quelques saillies très ponctuelles.

C’était sans compter sur les ambitions d’Astalo Games. Petit studio finlandais constitué de six passionnés, ces derniers entendent bien redorer le blason d’un genre que de nombreux joueurs regrettent aujourd’hui. Leur tout premier projet, Street Heat, reprend ainsi tous les codes de l’époque.

Vue aérienne assez éloignée, gameplay arcade accessible mais pas dénué de profondeur basé sur l’utilisation de quelques touches (accélération, frein et basta) et action énervée comme un enfant laissé sans surveillance à côté du bac à bonbons d’Halloween sont donc au programme, pour un titre à forte orientation multijoueur.

Comme tout bon jeu d’arcade, les enjeux sont limpides. Quatre concurrents et leurs destriers mécaniques s’affrontent sur des parcours bardés de pièges aléatoires (flaques d’huile, trains et autres tremplins), courts et sinueux, favorisant les drifts les plus spectaculaires. Seul impératif : des points de contrôle placés intelligemment devront être traversés dans l’ordre pour valider son tour.

Pas question de resquiller et de truander à coups de raccourcis, Street Heat préfère de toute façon récompenser l’audace et la maîtrise. L’inertie des véhicules retranscrit de bonnes sensations de pilotage manette en main, mais pourra également être la cause de votre déchéance si vous pêchez par gourmandise.

Quand on sait qu’une sortie de piste est éliminatoire pour toute la durée du round en cours, en plus de potentiellement rapporter des points au coupable de votre trépas, il convient de bien tempérer ses ardeurs pour éviter de franches déconvenues.

Sur le plan artistique, le travail abattu par le studio finlandais s’avère d’excellente facture. Jouant plein pot la carte de la filiation avec les années 80, le jeu balance les gaz avec une bande-son synthwave du plus bel effet signée Sami Tikkamäki. Son visuel s’appuie sur le contraste des noirs pour les décors et des couleurs néon flashy pour les éléments importants. Ce choix artistique, en plus d’être cohérent avec l’esprit du titre, se révèle très judicieux dans le sens où il met particulièrement bien en valeur les tracés et les véhicules, permettant une lisibilité de tous les instants.

Le titre se pratique sans aucun problème en solo, des bots paramétrables venant compléter les effectifs. Mais c’est sans conteste en étant accompagné de trois amis qu’il révèle son plein potentiel. Les courses s’enchaînent et leur courte durée provoque une irrémédiable envie d’en lancer « une petite dernière ». Que ce soit en local ou en ligne (le matchmaking autorisant plusieurs joueurs locaux à rejoindre une partie en ligne), les écrans s’enchaînent rapidement pour jouer sans temps mort, mais on regrette cependant la faible densité de joueurs dans les parties en réseau.

Si vous êtes un vieux briscard resté orphelin d’un jeu du genre ou tout simplement un féru de jeu de course typé arcade à partager avec vos amis sur un canapé ou en ligne, on ne saura que trop vous conseiller de vous pencher sur le titre, tant il s’avère d’une efficacité redoutable et instantanée.

Firelithhttps://www.fwiw.fr/
Vieux râleur aigri devant l'éternel, Firelith sait également s'émerveiller des heures durant d'un game design intelligent, une direction artistique audacieuse ou évidemment un bébé chat qui éternue.

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