Aperçu réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)
PQube et Studio Namaapa nous ont permis de prendre en main Ciel Fledge, la simulation d’éducation de petite fille qui rappelle Princess Maker et prévue pour le 21 février 2020. Au contraire de la célèbre série de Gainax, Ciel Fledge se déroule au 30ème siècle sur la colonie spatiale ARK-3 et le joueur doit prendre sous son aile la jeune Ciel, une petite fille amnésique découverte à la surface de la Terre.

De ce fait, on n’apprend pas à Ciel à faire ses besoins sur le pot, ni ses premières galipettes : Ciel a dix ans et il faut l’amener jusqu’à l’âge adulte. Pour cela, le joueur doit subvenir à ses besoins en travaillant et en organisant la semaine de la petite. Il faut également être à son écoute parce que ça affecte son anxiété ou sa tendance à faire des caprices.
Le joueur doit sélectionner ses activités (école, sport, shopping…) pour la faire progresser dans différents domaines qui affectent son évolution et donc le dénouement. Une fois la semaine programmée en prenant garde que son endurance ne tombe pas à zéro, celle-ci se déroule devant nos yeux à toute vitesse.
Entre les différentes activités, Ciel rencontre des petits camarades et d’autres PNJ avec qui elle peut sociabiliser, sans que l’on puisse influencer directement sur ces rencontres. Régulièrement, Ciel doit « combattre » : un mini-jeu façon match-3 se lance dès lors qu’elle fait face à une épreuve, à l’école ou au cours de ses activités et parfois même dans la rue, pour de vraies bagarres.

Pour les gagner, il faut associer trois tuiles de la même couleur pour soit remplir une jauge, soit faire perdre tous les points de vie d’un adversaire. Le joueur doit en amont équiper à Ciel différentes techniques qu’il est possible de lancer au cours de la partie, pour regagner des points de vie ou pour buff les statistiques.
Malgré les apparences enfantines du titre, l’histoire est plaisante à suivre et beaucoup moins superficielle qu’il n’y paraît, compte tenu de la tragédie qui sert de postulat de départ. Celle-ci se dévoile à travers les dialogues et les e-mails que l’on reçoit de l’administration, mais il faut attendre quelques semaines pour qu’elle se mette en place.
Le point le plus problématique de Ciel Fledge et qui peut légitimement repousser au premier abord et son aspect graphique : le jeu n’est presque pas animé, les menus sont un peu maladroits et les artworks ont un côté très amateur qui ne plaira pas à tout le monde, même si ça colle avec le ton du jeu. Ciel Fledge reste une expérience trop rare pour ne pas saluer son originalité.

Il reste deux mois à Namaapa pour peaufiner certains aspects de son titre, même si l’ensemble fonctionne bien et que l’on enchaîne rapidement les semaines aux côtés de Ciel. Le titre est somme toute plutôt reposant et convient bien à l’aspect nomade de la Switch, par exemple. Rendez-vous fin février 2020 pour le test.




