Test de Root Letter: Last Answer réalisé sur PlayStation 4 à partir d’une version commerciale.
- Roman visuel
- Développé par Kadokawa Games | Édité par PQube
- 2 septembre 2019
- PlayStation 4 | Switch | PC
- Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
- Toute l’actualité du jeu | de la série
Nouvelle édition de Root Letter (√Letter pour les initiés) sorti en 2016, Root Letter: Last Answer prolonge ce classique d’Akari Uchida en proposant quatre courts épilogues. Mais en réalité, son principal attrait n’est autre que l’intégration de photos et quelques vidéos en lieu et place des illustrations d’origine, que l’on peut choisir à sa guise.
Test de Root Letter: Last Answer sur PlayStation 4
Quatre-vingt dix comédiens et de nombreux décors donnent vie à ce nouveau style graphique façon « live action », rappelant le légendaire 428 Shibuya Scramble. Contrairement à ce dernier, les photographies ne sont jamais en mouvement et le rendu est plus statique. Bien qu’il soit possible de choisir entre les photos ou les illustrations, il est impossible de changer de style à la volée, comme dans Monkey Island: Special Edition ou Wonder Boy: The Dragon’s Trap. Cette représentation graphique ancre davantage le récit dans la réalité.
Une histoire identique au Root Letter de 2016
On incarne Takayuki, un jeune homme de Tokyo qui retrouve des lettres échangées avec Aya Fumino, sa correspondante de Matsue. Une enveloppe jamais ouverte l’interpelle toutefois. Aya explique avoir tué quelqu’un et qu’elle ne pourra pas continuer à correspondre. Takayuki se rend alors à Matsue pour tenter de découvrir les tenants et aboutissants de ce mystère.
Un point intéressant de Root Letter est la visite de Matsue et de ses environs. Grâce aux magnifiques photos et au guide touristique qui fournit des anecdotes sur les lieux, on a vraiment le sentiment de faire du tourisme. L’histoire n’est en revanche pas toujours attrayante, notamment parce que l’écriture peine parfois à transmettre des émotions. Le comportement du protagoniste, qui agit souvent comme un véritable mufle, peut également être un élément de distanciation. Il est difficile de s’y attacher lorsqu’on aurait systématiquement agi différemment, à sa place.
Pour percer le mystère d’Aya Fumino, Takayuki recherche ses amis du lycée pour les interroger. Afin d’obtenir des informations, il n’hésite pas à les manipuler, à les intimider et même à les faire chanter, ce qui qui ne laisse pas insensible un joueur honnête.
Un roman visuel très classique
Dans son déroulement, le titre est un roman visuel très classique où l’on se déplace d’écran en écran pour interroger différents personnages non-jouables, et obtenir toutes sortes d’informations et d’objets. Cependant, le jeu est excessivement linéaire puisqu’on ne peut quasiment jamais effectuer une action de son plein gré. Une option qui permet de « réfléchir » dicte précisément la marche à suivre.
Root Letter est découpé en huit chapitres qui sont chacun ponctués par une confrontation avec un ami d’Aya. Il faut alors poser les questions qui dérangent et présenter les bons objets pour faire progresser l’échange.
En introduction des chapitres, Takayuki relit un courrier reçu par Aya et nos réponses déterminent la fin que l’on obtient, parmi cinq différentes. Une seule d’entre elles mérite cependant d’être considérée comme la bonne. À chaque nouveau run, le joueur peut zapper les segments qu’il a déjà lus pour explorer très rapidement les fins manquantes. Une première partie dure environ dix heures et il faut ajouter trente minutes à peine pour chaque fin supplémentaire.
Les épilogues bonus de Root Letter: Last Answer permettent de légèrement prolonger les différents parcours possibles, en attendant la sortie de Root Film prévu pour 2021 en Europe.





