mardi 20 octobre 2020
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Test de Root Letter: Last Answer : le mystère épistolaire

Test réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur une PlayStation 4 de première génération

Développé par Kadokawa Games et édité par PQube
Sorti le 2 septembre 2019 et disponible sur PlayStation 4, Switch et PC

Nouvelle édition de Root Letter (√Letter) sorti en 2016, Last Answer entend améliorer ce classique d’Akari Uchida en proposant quatre courts épilogues. Sa principale nouveauté n’est autre que l’intégration de photos et quelques vidéos en lieu et place des illustrations d’origine, que l’on peut choisir à sa guise.

90 comédiens et de nombreux décors donnent vie à ce nouveau style graphique façon « live action », rappelant l’excellent 428: Shibuya Scramble. Contrairement à ce dernier, les photographies ne sont jamais en mouvement et le rendu est plus statique. Bien qu’il soit possible de choisir entre les photos ou les illustrations, il est impossible de changer de style à la volée, comme dans Monkey Island: Special Edition ou Wonder Boy: The Dragon’s Trap.

On incarne Takayuki, un jeune homme de Tokyo qui retrouve des lettres échangées avec Aya Fumino, une correspondante de Matsue. Une enveloppe jamais ouverte l’interpelle puisqu’Aya lui explique avoir tué quelqu’un et qu’elle ne pourra pas continuer à correspondre. Takayuki se rend alors à Matsue pour tenter de découvrir les tenants et aboutissants de ce mystère.

Un point intéressant de Root Letter est la visite de Matsue et de ses environs. Grâce aux magnifiques photos et au guide touristique qui fournit des anecdotes sur les lieux, on a vraiment le sentiment de faire du tourisme.

L’histoire n’est en revanche pas toujours attrayante, notamment parce que l’écriture peine parfois à transmettre des émotions. Le comportement du protagoniste qui agit souvent comme un véritable mufle peut également être un élément de distanciation. Il est difficile de s’y attacher lorsqu’on aurait systématiquement agi différemment, à sa place.

Pour percer le mystère d’Aya Fumino, Takayuki recherche ses amis du lycée pour les interroger. Afin d’obtenir des informations, il n’hésite pas à les manipuler, à les intimider et même à les faire chanter, ce qui qui ne laisse pas insensible un joueur honnête.

Dans son déroulement, le titre est un visual novel très classique où l’on se déplace d’écran en écran pour interroger différents PNJ et obtenir toutes sortes d’informations et d’objets. Cependant, le jeu est excessivement linéaire puisqu’on ne peut quasiment jamais effectuer une action de son plein gré. Une option qui permet de « réfléchir » dicte précisément la marche à suivre.

Root Letter est découpé en huit chapitres qui sont chacun ponctués par une confrontation avec un ami d’Aya. Il faut alors poser les questions qui dérangent et présenter les bons objets pour faire progresser l’échange.

En introduction des chapitres, Takayuki relit un courrier reçu par Aya et nos réponses déterminent la fin que l’on obtient, parmi cinq différentes. Une seule d’entre elles mérite cependant d’être considérée comme la bonne. À chaque nouveau run, le joueur peut zapper les segments qu’il a déjà lus pour explorer très rapidement les fins manquantes : une première partie dure environ 10 h et il faut ajouter 30 min à peine pour chaque fin supplémentaire.

Les épilogues bonus permettent de légèrement prolonger les différents parcours possibles, en attendant la sortie de Root Film prévu pour cette année.

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