Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur Switch
Développé par Bunkovsky Games et édité par Playstack
Sorti le 20 mai 2021 et disponible sur PlayStation 4, Xbox One, Switch et PC
| Interface | Anglais / Chinois |
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| Sous-titres |
Le développement d’un rogue-like sauce deckbuilding ressemble à la recette d’un gâteau au yaourt : tout le monde la connaît et les ingrédients pour la réaliser sont strictement identiques. L’une des touches secrètes pour réussir son rogue-like tient cependant dans l’équilibrage et, dans ce domaine, Bunkovsky Games a manqué de doigté. Bien que très agréable voire adorable par de nombreux aspects, Rise of the Slime s’avère parfois insurmontable.
Pourtant, tout dans Rise of the Slime peut être qualifié de mignon. Rond comme un ballon, le gluant que l’on contrôle se promène en sifflotant, coiffé de sa petite couronne et accompagné de ses familiers volants. Le personnage principal et l’ensemble des ennemis sont dessinés à la main sur des cartons au bout d’un bâton de bois. En résultent des animations adorables façon marionnettes. L’interface, bien qu’héritière de nombreux autres succès du rogue-like, est entourée de fleurs roses qui s’accordent parfaitement avec les décors colorés. L’ambiance sonore accompagne également ce sentiment de paix mais qui n’est en réalité qu’une illusion.
Rise of the Slime est en effet très difficile. Extrêmement difficile même, y compris pour les joueurs habitués aux niveaux les plus élevés du mode Ascension de Slay the Spire. Il ne s’agit toutefois et a priori pas d’un choix de game design de Bunkovsky Games, mais plutôt d’un défaut d’équilibrage lors de certaines rencontres. Parfaitement débuter sa partie et posséder tous ses points de vie n’empêche pas un groupe d’ennemis aux synergies trop complémentaires de décimer notre équipe en quelques tours.
Autre défi : dans les rogue-likes modernes, on a la possibilité de faire évoluer ses statistiques ou ses équipements de façon permanente. Ce n’est toutefois pas le cas de Rise of the Slime : toute partie perdue est sanctionnée par une remise à zéro pure et simple de la courbe de progression, avec uniquement la possibilité d’acquérir des bonus temporaires grâce à l’argent du run précédent. Enfin, on déverrouille la totalité des cartes disponibles au bout de quelques runs (non terminés) à peine, pour un total de trois decks possibles et un deck aléatoire. Dans ces conditions, les possibilités pour contourner la difficulté sont hélas trop minces.
Le cœur de Rise of the Slime est toutefois agréable, reprenant ici et là les éléments-clés du genre : des compétences que l’on accumule au fil de la partie, des cartes que l’on obtient à la fin d’un combat ou auprès d’un magasin, des évènements aléatoires etc. Bunkovsky Gamesapporte même sa touche personnelle, qui modifie l’approche des combats. Ces derniers se déroulent sur une seule ligne horizontale sur laquelle joueur comme ennemis peuvent se déplacer, appliquer des modificateurs de terrain ou utiliser des éléments du décor. En découlent un jeu du chat et de la souris rafraichissant et de nombreuses possibilités tactiques.
Bien que développé par une seule personne, Rise of the Slime possède un fonds de jeu solide et une direction artistique séduisante, qui perdent hélas une partie de leur saveur à cause de défauts d’équilibrage et d’un contenu trop modeste. La recette n’est pas mauvaise et semble même dans l’ensemble bien respectée, mais un patch de correction permettrait d’ajouter une cerise sur le gâteau.






Concernant le gâteau au yaourt, il me semble que c’est la cuisson qui fait la différence mais je peux me tromper.