Test de Mario vs. Donkey Kong réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Plateforme | Réflexion
- Développé par Nintendo Software Technology | Édité par Nintendo
- Nintendo Switch – 16 février 2024
- Entièrement localisé en français – PEGI 3
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Depuis le 16 février 2024, Mario vs. Donkey Kong est de retour sur Nintendo Switch, au prix de 49,99 €. Cette nouvelle interprétation du jeu de réflexion de Nintendo Software Technology, initialement sorti le 24 mai 2004 sur Game Boy Advance, enrichit l’expérience de quelques niveaux supplémentaires et de nouveaux modes bienvenus.
Test de Mario vs. Donkey Kong sur Nintendo Switch
Mario vs. Donkey Kong s’inscrit dans la continuité du célèbre « Donkey Kong ’94 », comme on le surnomme parfois, sorti sur Game Boy le 14 juin 1994. Mario suit la trace du gorille géant, après qu’il ait cambriolé une usine de jouets à son effigie, les bien-nommés Mini-Mario.

Entre plateforme et réflexion
À mi-chemin entre plateforme et casse-tête, le titre s’est distingué à l’époque par son gameplay précis, au pixel près parfois. Mario traverse différents tableaux, aujourd’hui représentés en 2,5D, à la recherche d’une clé tout d’abord, puis d’un Mini-Mario ensuite. De nombreuses mécaniques sont introduites au fil des niveaux, comme des lianes tout droit venues de Donkey Kong Jr., des tapis roulants, des interrupteurs pour matérialiser des blocs colorés… Au joueur de se creuser les méninges pour découvrir la bonne marche à suivre. Un deuxième degré de lecture existe pour les joueurs exhaustifs, en quête de 100%, avec trois paquets cadeaux à ramasser dans chaque niveau.
Malgré l’aspect « carré » du gameplay, il existe pourtant plusieurs façons de résoudre les tableaux. Mario possède effectivement une palette de mouvements assez permissive, inspirée par Super Mario 64. Le célèbre plombier peut réaliser un poirier pour se protéger des projectiles, mais aussi effectuer ses fameux backflips et triples sauts. Avec de la dextérité, il est parfois possible de couper des portions entières du level design. Satisfaction garantie.
D’aucuns diront que le véritable Mario vs. Donkey Kong commence après les crédits de fin. On débloque alors les « niveaux expert » où les clés sont détenues par des Mini-Mario, à diriger dans les niveaux comme des Lemmings. À ce stade, l’utilisateur maîtrise a priori le comportement de ces figurines, rencontrées dans chaque monde de la campagne principale. Elles peuvent sauter d’un bloc de distance, emprunter des trampolines ou se faufiler dans des passages exigus. Mais leur fâcheuse tendance à l’autodestruction augmente la difficulté de plusieurs crans.
Un remake enrichi
Le remake de Mario vs. Donkey Kong sur Nintendo Switch rafraîchit bien sûr la réalisation, avec des modélisations 3D, particulièrement propres, à la place du pixel art d’origine. L’interface est élégante, la bande-son est réarrangée pour l’occasion et la « charte graphique », quoique finalement générique, est en parfaite harmonie avec les épisodes les plus récents. Nintendo Software Technology a surtout ajouté deux mondes complets, soit trente niveaux supplémentaires pour un total de cent-trente. Leur intégration se fait en toute transparence.
La modernité de cette nouvelle interprétation transparaît surtout dans les nouveaux modes. En plus du contre-la-montre, réservé aux compétiteurs, Mario vs. Donkey Kong comporte désormais un mode « détendu ». Des points de contrôle balisent alors la progression, Mario possède cinq points de vie avant d’être renvoyé à la case départ et le chronomètre disparaît purement et simplement. Cette nouvelle façon de jouer assouplit très largement l’approche, parfois intransigeante, du titre d’il y a vingt ans.
Et comme pour de nombreux jeux de l’éditeur disponibles sur la console nomade (Hyrule Warriors : L’Ère du Fléau, Picross S, Pikmin 3 Deluxe…) un mode multi est désormais disponible, jusqu’à deux joueurs en coop. Pour ne pas déséquilibrer la difficulté outre mesure, Mario et Toad pouvant servir de plateforme à l’un l’autre, une clé supplémentaire doit obligatoirement être récupérée dans chaque niveau. Dans ces conditions, un chronomètre presse d’ailleurs les joueurs à progresser mais, avec deux cerveaux synchronisés, les casse-tête sont généralement plus simples.
Notre avis | 7
Mario vs. Donkey Kong rénove le jeu de plateforme et de réflexion de Nintendo Software Technology. Au-delà de la réalisation dans l’air du temps, et plus harmonieuse avec les autres jeux de la constellation Mario, de nouvelles options modernisent l’expérience. On pense au mode détendu, largement plus facile d’accès, mais aussi au mode coop, bien pensé et parfaitement équilibré. Un remake soigné qui conserve l’esprit d’il y a vingt ans.
On aime
- Deux mondes supplémentaires bien intégrés
- Le mode détendu
- La coop
On n’aime pas
- Parfois au pixel près
- Un aspect assez générique
Merci d’avoir lu notre test de Mario vs. Donkey Kong sur Nintendo Switch.
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