Test réalisé à partir d’une version commerciale sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé par Banana Bird Studios et édité par Whitethorn Digital
Sorti le 12 juin 2021 et disponible sur Switch et PC
| Interface | Français / Anglais / Allemand / Portugais / Chinois / Espagnol / Italien / Japonais / Russe |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Allemand / Portugais / Chinois / Espagnol / Italien / Japonais / Russe |
Beasts of Maravilla Island propose de photographier et référencer toutes les espèces d’une île fantastique. Notre premier contact avec le titre, à l’occasion d’un aperçu publié le 16 août 2020, laissait présager un jeu « d’exploration et de collection […] reposant et onirique » selon nos propres termes. Beasts of Maravilla Island tient effectivement sa promesse initiale, mais le degré de finition n’a quasiment pas changé depuis la démo, malgré l’année de développement qui s’est écoulée depuis.
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On incarne Marina, une jeune photographe qui suit les pas de son grand-père sur l’île de Maravilla. Peuplée de créatures fantastiques, l’île est vouée à disparaître et le joueur doit en photographier toutes les espèces de faune et de flore pour les rassembler dans son journal. Sur place, un animal mystique mais visiblement furieux accueille toutefois Marina qui décide de le poursuivre pour en savoir plus.
Le problème avec Beasts of Maravilla Island est qu’il paraît aussi fauché qu’au début du projet : les environnements ne présentent quasiment pas d’évolution depuis. Le jeu souffre de nombreux bugs, dont certains sont à la limite du softlock (notamment quand on escalade les parois), et de quelques problèmes d’affichage. Un problème de conception appauvrit en plus fortement l’expérience : dans Beasts of Maravilla Island, le joueur doit explorer trois biomes et en découvrir chaque espèce. Mais il n’y a pas besoin de voir l’animal que l’on photographie pour le valider. Il suffit que celui-ci se trouve dans l’alignement de l’appareil photo pour que l’on puisse l’ajouter à notre collection, malgré un tronc d’arbre, un rocher ou un mur qui obstrue pourtant la vue.
En outre, le level design s’avère extrêmement pauvre et donne parfois l’impression d’être sur des rails. Beasts of Maravilla Island se termine en moins de deux heures et, puisque l’on ne peut quasiment louper aucune des créatures que l’on croise dans les couloirs, on atteint quasiment les 100% de complétion dès un premier run. Les énigmes sont très élémentaires mais agréables cependant, notamment celles où l’on doit interagir avec certains animaux. On doit par exemple attirer un escargot réfléchissant pour dévier un rayon de lumière et faire éclore une plateforme.
Beasts of Maravilla Island reste très reposant et donne l’impression de partir en randonnée pour quelques heures. Les environnements grouillent d’insectes, d’oiseaux et d’animaux en tout genre. On a d’autant plus l’impression que son monde est vivant que certains animaux, les plus majestueux, possèdent différents comportements en fonction de la situation, et que l’on doit les photographier dans leurs différents états. Le soin apporté au volet sonore permet enfin une ambiance immersive, presque sauvage, malgré l’absence de toute forme de danger.
Difficile néanmoins de pleinement se plonger dans l’atmosphère de Beasts of Maravilla Island à cause des petits mais nombreux désagréments qui agissent comme autant d’éléments de distanciation. Dans ces conditions, on peine à s’émerveiller devant les fleurs les plus originales ou à se lier d’affection pour les créatures de l’île de Maravilla. Une fois l’aventure bouclée, on n’a pas grand intérêt à y revenir : l’expérience n’est pas désagréable mais ça n’ira pas plus loin qu’une excursion d’un soir.





