Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM, GeForce RTX 2070 8 Go)
Développé et édité par Funselektor
Sorti le 23 septembre 2020 et disponible sur PC (également prévu sur Switch)
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Portugais / Russe / Chinois |
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| Sous-titres |
Après Absolue Drift sorti en 2015, Funselektor Labs propose une nouvelle expérience minimaliste entièrement consacrée aux dérapages : art of rally. Celui-ci s’appuie sur la riche histoire de la discipline mais il n’y a pas besoin d’être un expert en la matière pour le pratiquer. Au contraire d’une simulation comme Dirt Rally 2.0, art of rally mise avant tout sur l’accessibilité, ce qui ne l’empêche pas d’être exigeant dans sa conduite.
art of rally est en effet d’une grande simplicité : son mode carrière consiste à enchaîner les rallyes, composés de différentes spéciales de quelques kilomètres chacune. Le jeu ne possède quasiment aucun aspect de gestion : ni garage, ni planning. Parfois, entre deux courses, on nous propose de réparer son véhicule si besoin, ce qui consomme « du temps » mais on ne gère pas non plus de budget.
Au fur et à mesure des victoires, on déverrouille cependant des véhicules aux propriétés variées. Au total, il y a environ 50 voitures différentes, issues des années 60, 70 et 80. Funselektor ne manquant pas d’humour, il est aussi possible de gagner des véhicules plus originaux comme des vans, triporteurs, camions, etc.
La conduite, précise et hypnotique, n’est faite que d’un enchaînement de dérapages. Dans art of rally, le joueur n’est pas accompagné d’un copilote qui lui annoncerait les virages et les épingles. Heureusement, il existe différentes vues disponibles qui permettent d’anticiper au mieux les dénivelés qui se présentent à nous, à condition que la météo le permette, bien entendu.
La conduite est pointue et demande beaucoup de pratique pour affiner ses dérapages. En jonglant avec la pédale de frein et le frein à main, le joueur parvient petit à petit à dompter les courbes les plus difficiles. Les premières minutes sont plutôt frustrantes parce que les tracés sont souvent intransigeants : on a le mauvais réflexe d’accélérer pour un oui ou pour un non, peut-être à cause de l’aspect visuel « arcade » de cet art of rally.
Il n’y a pas de meilleure récompense que de terminer une spéciale sans une seule sortie de route. art of rally n’est cependant pas un jeu très difficile. On peut notamment choisir le niveau des concurrents ainsi que le malus de dégâts à chaque collision. On peut rechercher la performance ou jouer pour le simple plaisir de déraper, encore et encore, ou pour profiter d’une réalisation très particulière.
Effectivement, art of rally propose des visuels low poly extrêmement soignés et des décors superbes et colorés. Au cours des rallyes, on traverse le Japon, la Finlande, la Sardaigne, la Norvège… Chaque pays est l’occasion de panoramas magnifiques sur fond de musique synthwave un peu générique, quant à elle. Il n’empêche que l’expérience de conduite sur quelques-unes de ces routes est parfaitement satisfaisante.
Funselektor propose aussi des tracés libres, sans chronomètre, où le joueur peut simplement arpenter une grande carte à la recherche d’objets à collectionner, un peu à la manière de Midtown Madness mais dans des paysages plus naturels, rallye oblige. Pour les non-initiés, il s’agit d’un excellent titre pour mettre un premier pied au plancher.





