Test d’Aokana: Four Rhythms Across the Blue réalisé le 4 septembre 2020 sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur. Dernière mise à jour de l’article le 11 janvier 2023.
- Roman visuel
- Développé par sprite et NekoNyan | Édité par Hikari Field, NekoNyan et PQube
- PC – 27 septembre 2019
Switch – 21 août 2020 - Ne comporte pas de sous-titres en français – PEGI 16
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Test d’Aokana: Four Rhythms Across the Blue
Avant d’arriver en Occident fort d’une solide réputation, c’est un parcours du combattant qu’a traversé Aokana: Four Rhythms Across the Blue. D’abord sorti au Japon en 2014, en même temps que son adaptation en anime, ce visual novel n’est arrivé chez nous qu’en 2019 sur PC. Le voilà désormais disponible sur Switch dans une version tout public. Mélangeant romance et « tranches de vie », comment Aokana: Four Rhythms Across the Blue parvient-il à sortir du lot d’un genre extrêmement codifié ?
Un monde où des chaussures antigravité permettent à quiconque de voler
L’histoire tourne autour de l’étudiant Masaya Hinata. Dans son monde, des chaussures antigravité permettent à quiconque de voler. Un sport à mi-chemin entre chat et course de vitesse s’est même développé autour de cet équipement : le Flying Circus. Ancien prodige de la discipline, Masaya se retrouve embarqué dans les aventures du club en difficulté de son école en tant que nouveau coach.
L’intrigue est calquée sur un modèle très classique. Un club de sport peu doué devient progressivement un grand de sa discipline. On y retrouve toutes les scènes du genre, du recrutement des membres aux entraînements. Aokana: Four Rhythms Across the Blue apporte toutefois de la fraîcheur grâce à son humour, sa bonne humeur générale et sa galerie de personnages, y compris les secondaires.
L’histoire trouve son point culminant dans les matchs de Flying Circus
Après avoir formulé des choix au cours des six chapitres qui forment le tronc commun de l’histoire, le joueur peut accéder à deux chapitres qui correspondent la fin de chaque héroïne. Elles sont au nombre de quatre : la pétillante Asuka, la détendue Misaki, la jeune Mashiro et la nouvelle voisine Rika. Bien que correspondant à des archétypes déjà vus dans des œuvres du même style, elles sont très attachantes. Elles ont leur propre tempérament et des problèmes personnels à découvrir au fur et à mesure des événements.
Le point le plus original de l’histoire est l’importance donnée au Flying Circus. Le titre regorge de descriptions détaillées des règles, de l’équipement et des spécificités de ce sport fictif pour le rendre le plus intéressant possible. L’histoire trouve son point culminant dans les matchs de Flying Circus, qui sont les passages les plus tendus et épiques de l’intrigue.
Une réalisation de très grande qualité
Aokana: Four Rhythms Across the Blue possède une réalisation de très grande qualité. La partie audio est soignée, aussi bien du côté du doublage que de la bande-son. Les graphismes parviennent également à se démarquer : les arrière-plans fourmillent de détails et les CG sont nombreuses, avec beaucoup d’images dessinées dans le style chibi. Le jeu offre toute la palette d’options classiques des visual novels : entre réglage individuel des voix, avance rapide, mode galerie à débloquer… Plus étonnant, il est possible d’enregistrer les clips audio des personnages pour les réécouter quand on le souhaite, même si cette fonction est plutôt secondaire.
D’apparence classique, Aokana: Four Rhythms Across the Blue est une excellente surprise. Le jeu est rafraîchissant grâce à son quatuor principal et son contexte sportif particulier. Les tranches de vie racontées bénéficient en plus d’un bel emballage avec de jolis graphismes et des options appréciables. L’aspect très technique du Flying Circus n’est absolument pas gênant car le jeu se parcourt avec grand plaisir.





