vendredi 3 décembre 2021
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Test de Nuclear Blaze : est-il uniquement destiné aux amateurs de rétrogaming ?

Nuclear Blaze est le nouveau jeu d’action de Sébastien Benard, concepteur du célèbre Dead Cells. Ce nouveau jeu entièrement réalisé en pixel art permet d’incarner un sapeur-pompier aux prises avec un mystérieux foyer incandescent. Il s’agit d’un jeu d’action d’apparence très classique, mais dont la variété surprend. Nuclear Blaze est en plus très accessible grâce à ses contrôles irréprochables et sa difficulté à la carte. Au point que l’on aimerait prolonger l’expérience.

VersionSortieDéveloppeurÉditeurPrix
PC18/10/2021Deepnight GamesDeepnight Games8,99 €

Sommaire

Qu’est-ce que Nuclear Blaze ?

Nuclear Blaze est un jeu d’action en 2D tout en pixel art façon 16-bits. Le joueur y incarne un sapeur-pompier pris au piège d’un complexe militaire qui n’apparaît sur aucune carte. Il doit y trouver le foyer de l’incendie et éteindre les flammes en prenant garde aux nombreuses explosions. Il s’agit d’un jeu relativement court parce que réalisé par une seule personne et vendu à petit prix, mais qui se révèle extrêmement soigné.

Bien que l’histoire ne soit pas particulièrement développée, le titre brille également par sa narration et son ambiance. Au fil de la progression, le joueur lève le voile sur le mystère de l’incendie et de l’existence du Stockage-16. Le travail sur les silences donne l’impression de plonger vers l’inconnu, tandis que les musiques des moments chauds sont souvent explosives. D’une certaine manière, l’atmosphère rappelle étonnamment celle du premier Half-Life.

De quel genre de jeu d’action s’agit-il ?

Au contraire d’un jeu comme The Firemen sur Super Nintendo, Nuclear Blaze est vu de côté. Il s’agit d’un jeu d’action avec quelques plateformes très simples à franchir et de petites énigmes à résoudre. On pourrait imaginer un Metroidvania avec ses nouvelles capacités qui ponctuent la progression et ses salles qui s’ouvrent petit à petit. Mais il s’agit en réalité d’un jeu très linéaire : dès que l’on a franchi les portes coupe-feu d’une zone, il n’y a pas de retour en arrière possible.

Nuclear Blaze s’avère toutefois varié avec différentes approches dans le level design. Dans certains niveaux, le joueur doit trouver des cartes de couleur pour ouvrir les portes correspondantes, comme dans Doom. Dans d’autres, il faut éteindre de multiples foyers de feu dans un temps limité. On a aussi de grands niveaux non-linéaires où l’on doit déclencher des extincteurs automatiques pour maîtriser les flammes. Ces variations de gameplay sont bienvenues et maintiennent le joueur en éveil de la première à la dernière seconde.

Comment combat-on le feu ?

Le joueur dispose d’une lance à incendie aux « munitions » limitées. Pour éteindre les flammes, on tire tout simplement de l’eau dessus. Il faut prendre en compte la physique cependant puisque la portée est limitée. On obtient rapidement la possibilité de tirer vers le haut, puis de créer un bouclier d’eau. En orientant le joystick vers le bas pendant que l’on arrose, le sapeur-pompier se couvre d’une « bulle » qui le protège du souffle du feu à l’ouverture d’une porte, par exemple.

Pour recharger sa réserve, de nombreux points d’eau sont disséminés dans les niveaux à des endroits stratégiques. Le sapeur-pompier peut aussi effectuer une roulade pour s’extirper de chutes de débris. La palette de mouvements permet des contrôles finalement souples, après que l’on a récupéré toutes les améliorations. On regrette cependant que certaines d’entre elles ne soient pas davantage exploitées. Certaines actions ne sont possibles que très tard dans Nuclear Blaze, comme la possibilité d’arroser tout en étant agrippé à une échelle.

Dans tous les cas, combattre les flammes reste hautement addictif. Et pour cause : celles-ci se propagent tant qu’on ne les a pas toutes éteintes. On a souvent l’impression de « nettoyer » les niveaux comme on le ferait dans PowerWash Simulator. Plus tard, une poignée d’ennemis ajoutent de la tension à Nuclear Blaze, mais en quantité trop limitée encore une fois. On aimerait en combattre davantage car ils sont très plaisants à affronter.

Quelles sont les options d’accessibilité ?

Nuclear Blaze n’est pas un jeu extraordinairement difficile, mais certaines séquences néanmoins demandent un minimum de doigté. Dès lors que le sapeur-pompier est brûlé, électrocuté ou enseveli, le joueur doit recommencer le niveau. On peut d’ailleurs reprendre au dernier point de contrôle à tout moment en appuyant sur une touche. Mais la mort est souvent instantanée, à moins de posséder une armure comme on en trouve parfois dans les niveaux. Celle-ci fait office de vie supplémentaire.

Mais Deepnight Games a prévu de nombreuses options d’accessibilité, comme on en trouve dans Celeste. Le joueur peut finement régler la difficulté sans pénalité. Il peut ainsi augmenter ou diminuer son nombre de vies, ses réserves d’eau ou la vitesse de propagation des flammes. Tout le monde y trouvera son compte : certains apprécieront de ne pas rester coincés donc frustrés, d’autres pourront relever des défis supplémentaires.

Nuclear Blaze dispose également d’un mode enfant : celui-ci permet à de très jeunes joueurs d’incarner un sapeur-pompier pour quelques minutes. Les contrôles sont simplifiés et la visée est automatique. On doit alors sauver la vie de chats en danger dans quatre niveaux spécifiquement créés pour l’occasion. On confirme après test qu’un enfant de quatre ans y parvient sans problème et y prend du plaisir. Il est ainsi possible de partager une portion du jeu avec ses petits.

Combien de temps faut-il pour terminer Nuclear Blaze ?

Nuclear Blaze est hélas très court. Bien sûr, on le comprend dans la mesure où le jeu est réalisé en solitaire. Mais il est si plaisant à prendre en main que l’on aimerait y jouer beaucoup plus. On arrive quasiment à la fin tandis que toutes les mécaniques sont à peine en place. Il faut compter environ deux heures pour un premier run, ce qui est en réalité très honnête compte tenu de son prix ou comparé à d’autres expériences similaires.

Le jeu dispose tout de même de secrets à découvrir et notamment de douze chats à secourir au cœur des niveaux. Ils ne sont pas excessivement difficiles à débusquer si l’on prend la peine de fouiller et ils ajoutent un volet exploration à l’aventure. Il est tout de même rare de tous les trouver au premier run et les joueurs exhaustifs y retourneront avec plaisir. La possibilité de régler la difficulté permet en outre d’ajouter des défis supplémentaires. Nuclear Blaze possède enfin un potentiel de speed run que l’on imagine vite exploité.

Est-il uniquement destiné aux amateurs de rétrogaming ?

Le jeu de Deepnight Games possède indéniablement une corde rétro, ne serait-ce que par son esthétique en pixel art ou la simplicité de son game design. Que l’on ne s’y trompe pourtant pas : la mise en scène est tout de même fougueuse, avec de nombreuses explosions, des zooms et dézooms et des jeux de lumière bien exploités. Nuclear Blaze est un véritable festival et son rythme est mené tambour battant.

Il n’y a pas non plus besoin d’être un féru de rétrogaming pour l’apprécier. Avec ses options d’accessibilité, quiconque peut s’y frotter et y prendre du plaisir surtout. Les contrôles et l’ergonomie sont excellents et, malgré son concept simple comme bonjour, les situations sont finalement nombreuses et variées. On ne prend beaucoup de risque en affirmant que Nuclear Blaze pourrait devenir un classique de la scène indé. Et on trouverait injuste qu’il ne le devienne pas. On l’espère bientôt disponible sur consoles et mobile, pour le rendre plus faciles d’accès aux grands enfants qui ont toujours rêvé de combattre le feu.

Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC

Nuclear Blaze

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Julien Capronhttps://actua.blog/
On n'a pas la même manette mais on a la même passion

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