Test de TriggerHeart Exelica réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Shoot ’em up
- Développé et édité par Cosmo Machia | Distribué Red Art Games
- Nintendo Switch – 14 décembre 2023 (Japon) | 2 mai 2024 (Europe)
PC – 26 avril 2024 - Sous-titré en français – PEGI 7
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Ce 26 avril 2024, TriggerHeart Exelica fera son retour sur PC, restauré par Cosmo Machia. Le shoot ’em up, jadis réalisé par Warashi et initialement sorti le 30 mai 2006 en salles d’arcade, demeure unique en son genre. Le studio n’a pas encore détaillé son prix de lancement sur Steam, mais la version Nintendo Switch, prévue pour le 2 mai 2024, est affichée sur eShop au prix de 28,99 €. Une édition physique sera d’ailleurs distribuée en France par Red Art Games.
Test de TriggerHeart Exelica sur PC
Dans TriggerHeart Exelica, l’utilisateur incarne Exelica ou Crueltear, qui se distinguent par des tirs diffus ou concentrés. Ces deux sœurs sont des TriggerHearts, des humanoïdes opposées à l’armée de Ver’mith, composée de robots dirigés par la mystérieuse Faintear. Mais elles sont toutes deux téléportées vers la Terre à cause d’un portail qui les aspire en plein milieu de leur combat. Sans aucun moyen de rentrer chez elles, elles font de la planète bleue leur nouveau foyer. Jusqu’à ce qu’un nouveau portail s’ouvre, provoquant l’invasion des Ver’mith. Exelica et Crultear constituent alors le dernier rempart de l’humanité.
Un shoot ’em up original
TriggerHeart Exelica se compose de cinq niveaux pour une durée totale de vingt minutes. Son originalité provient de son système de swing. En plus de leurs tirs et de leurs smart bombs, les TriggerHearts peuvent envoyer une ancre sur la plupart des ennemis, y compris certains ennemis-clés, pour les capturer, puis s’en servir comme d’un bouclier. Seuls les ennemis au sol et les boss y échappent. Avec une manœuvre particulièrement technique, l’utilisateur peut ensuite les balancer sur d’autres vaisseaux, occasionnant de lourds dégâts et des bonus de points.
En réalité, cette attaque, qui a toujours divisé les amateurs de shoot ’em up, demande du doigté car l’utilisateur doit faire tournoyer son projectile pour l’envoyer avec suffisamment de force. Pour les débutants, Cosmo Machia décrit la façon de faire sur le site Internet consacré au jeu. Un auto-swing est sinon disponible dans les options, mais on déconseille son usage car on perd certaines possibilités défensives, la rotation commençant automatiquement.
Tout le jeu est conçu autour de cette mécanique. Par exemple, un passage du stage 4 requiert que la TriggerHeart capture de gros ennemis pour nettoyer une escouade de vaisseaux plus petits, qui défilent en rangs serrés. Au cours des combats de boss, des modules apparaissent fréquemment pour que l’utilisateur s’en saisisse. Et les motifs de tir ne sont pas aussi touffus que dans un CAVE notamment, laissant au joueur l’occasion de déclencher son attaque. Avec de la pratique, le swing devient véritablement une seconde nature. Un mode super training permet par ailleurs de se familiariser avec chaque segment du jeu.
Le strict minimum
À l’occasion de ce nouveau portage, on retrouve les modes Arcade et Story, ce dernier développant très légèrement le scénario avec l’ajout de dialogues, doublés en japonais et sous-titrés en français. Il faut cependant noter que celui-ci est incompatible avec l’affichage dit tate, pour les utilisateurs possédant un écran qui pivote à 90°. Trois niveaux de difficulté sont de la partie, tout comme le mode Arrange, véritable défi que l’on ne peut tenter qu’avec un seul crédit, introduit sur Dreamcast puis supprimé des versions PlayStation 2 et Xbox 360.
On regrette par ailleurs l’absence des contenus de Triggerheart Exelica Enhanced, qui comprenait de nouvelles scènes animatiques, la possibilité de jouer Faintear, un stage 0 et un rythme légèrement plus lent. Ce portage aurait été l’occasion de proposer une version ultime d’un shoot ’em up qui a connu plusieurs adaptations, mais qui sait si ces contenus ne seront pas proposés ultérieurement en DLC. On l’espère.
On se contente donc de la version Dreamcast et des légères améliorations graphiques de la Xbox 360. Sur ce terrain, on aurait apprécié plus d’options également, car il n’est possible de choisir qu’entre deux résolutions : 720p et 1080p. Les modélisations et les décors restent assez génériques, mais la réalisation sonore est toujours aussi soignée, grâce à une bande-son énergique et des doublages parfaitement incarnés. Si la restauration n’est pas exempte de défauts, on salue de toute façon la préservation d’un shoot ’em up absolument unique.
Notre avis | 6
TriggerHeart Exelica s’est toujours distingué des autres shoot ’em up sortis sur NAOMI grâce à sa mécanique de capture unique. Requérant un minimum de doigté, cette technique n’a jamais fait l’unanimité mais elle procure une expérience différente dans un genre où le gameplay a tendance à s’uniformiser. On aurait toutefois espéré plus de cette restauration, tant du point de vue des graphismes qu’au niveau des contenus. On remarque et on regrette l’absence des nouveautés de la version PlayStation 2, que l’on espère proposées ultérieurement en DLC. Mais on se réjouit tout de même de la préservation de ce classique de Warashi.
On aime
- Une mécanique de gameplay unique
- Le travail de préservation
- Une version française plutôt soignée
On n’aime pas
- Restauration trop timide
- 720p ou 1080p uniquement
- L’absence des contenus PlayStation 2
Merci d’avoir lu notre test de TriggerHeart Exelica sur PC.
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