Test de Red Dead Redemption réalisé sur Switch à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action/aventure | Monde ouvert
- Développé par Rockstar San Diego | Édité par Rockstar Games | Porté par Double Eleven
- PlayStation 3 | Xbox 360 – 18 mai 2010
PlayStation 4 | Switch – 18 août 2023 - Sous-titré en français – PEGI 18
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Treize ans se sont déjà écoulés depuis son lancement initial sur PlayStation 3 et Xbox 360. Depuis le 18 août 2023, Red Dead Redemption fait à nouveau parler la poudre à l’occasion d’adaptations PlayStation 4 et… Switch. Le doute était permis après les portages discutables de Grand Theft Auto: The Trilogy – The Definitive Edition, signés Grove Street Games, sur la console nomade de Nintendo. Pour son western emblématique, l’éditeur a toutefois confié la tâche à Double Eleven, fondé par d’anciens employés de Rockstar Leeds. Le studio britannique a réalisé une version particulièrement soignée, le minimum pour un chef-d’œuvre de cette envergure.
Test de Red Dead Redemption sur Switch
Le joueur incarne John Marston, ancien hors-la-loi en quête de rédemption. Plutôt que de l’envoyer derrière les barreaux, le gouvernement américain lui ordonne d’acheter sa liberté en traquant d’anciens frères d’armes. Cette chasse à l’homme, qui se déroule entre les États-Unis et le Mexique en pleine Conquête de l’Ouest et à l’aube de la Révolution mexicaine, donne l’impression de faire partie de l’Histoire.
Un monde ouvert toujours aussi immersif
Avec le temps, Red Dead Redemption est devenu un classique incontestable. Porte-étendard de la génération PlayStation 3 et Xbox 360, il donne l’impression de « vivre sa vie de cowboy » comme aucun jeu, y compris Red Dead Revolver, ne l’avait fait auparavant. Dans un grand Ouest aux panoramas à couper le souffle, John Marston escorte le bétail parfois, poursuit des brigands d’autre fois… L’histoire est passionnante car les révélations sont parfaitement dosées. Mais rien n’empêche de tuer le temps entre deux missions en jouant aux cartes au saloon, en regardant un court-métrage au cinéma ou en domptant les chevaux des plaines sauvages.
L’immersion fait également partie de l’expérience avec un gameplay parfois pataud. À l’image de Shenmue qui misait aussi sur l’inertie, les animations de John Marston semblent lourdes. Par ailleurs, le canasson que l’on chevauche ne répond pas non plus au doigt et à l’œil. On ressent ainsi le poids du protagoniste, alourdi par son holster, sa ceinture à munitions, ses santiags et tout l’attirail du hors-la-loi. Il n’en demeure pas moins une fine gâchette.
L’écriture et la mise en scène sont enfin d’une finesse remarquable. Du doublage aux thématiques abordées, Red Dead Redemption sonne toujours juste et n’a pas pris une ride depuis sa sortie. La direction artistique n’a pas son pareil avec des couchers de soleil époustouflants et l’émotion est soulignée par une bande-son d’exception, véritable chef-d’œuvre à part entière. Pour en savoir plus, on vous invite à consulter notre test du 28 mai 2022.
Lire aussi | Test de « Red Dead Redemption » sur Xbox Series X. Le temps qui passe n’a aucune emprise sur l’immersion
Une version Switch irréprochable
Sur Switch, Red Dead Redemption n’a rien perdu de sa superbe. Les raisons de s’inquiéter étaient pourtant nombreuses : rendu graphique, framerate, chargements… Mais le portage est extrêmement solide et donne entière satisfaction. En mode nomade, la résolution s’élève à 720p contre 1080p sur la station d’accueil. Comme sur Xbox Series X, où le jeu ne bénéficie pas du FPS Boost malgré les croyances populaires, le titre tourne à 30FPS et les performances sont étonnamment stables.
Quelles concessions a dû réaliser Double Eleven pour atteindre ce résultat ? L’aliasing est bien sûr plus prononcé que sur Xbox Series X mais moins agressif que sur PlayStation 3 et Xbox 360. Les modélisations des décors les plus éloignés sont également moins détaillées. De toute façon, sur un écran de 5,5 à 7 pouces, on ne les distingue qu’à peine. Pour le reste, on n’a pas souffert de bugs particuliers. Seules les collisions posent problème de temps en temps, pareillement au jeu d’origine.
Comme avec le portage de The Witcher III: Wild Hunt sur Switch, on a donc le plaisir de jouer sur le pouce à l’un des mondes ouverts les plus ambitieux jamais créés. Il est d’ailleurs accompagné de Red Dead Redemption: Undead Nightmare, le standalone dans lequel une épidémie de zombies ravage l’Ouest américain. On aurait néanmoins apprécié quelques changements mineurs comme la possibilité de sauvegarder n’importe où. Peut-être que ces retouches auront lieu dans un éventuel remake. Mais en fin de compte, ce chef-d’œuvre en a-t-il réellement besoin ? La seule ombre au tableau réside finalement dans l’absence des modes multi. À l’heure de ce test, 23 août 2023, les serveurs des versions PlayStation 3 et Xbox 360 sont pourtant toujours actifs.
Notre avis | 9
Red Dead Redemption était une merveille d’immersion et d’écriture en 2010, sur PlayStation 3 et Xbox 360. Il l’est toujours en 2023, au creux de la main, à l’occasion de cette version Switch. Techniquement, le portage de Double Eleven se révèle irréprochable avec des performances stables et sans concession particulière. Les esthètes préfèreront peut-être y jouer sur PlayStation 5 ou Xbox Series X, pour révéler la magnificence de l’Ouest sauvage en 4K. Mais pouvoir emporter l’un des mondes ouverts les plus ambitieux jamais créés procure un plaisir inégalable.
On aime
- Un chef-d’œuvre intemporel
- Une direction artistique de haute volée
- Un portage Switch de grande qualité
- La présence de Red Dead Redemption: Undead Nightmare
On n’aime pas
- L’absence de sauvegardes rapides
- L’absence des modes multi
Merci d’avoir lu notre test de Red Dead Redemption sur Switch.







