Test de Viewfinder réalisé sur PC à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Réflexion
- Développé par Sad Owl Studios | Édité par Thunderful Publishing
- PlayStation 5 | PC – 18 juillet 2023
- Sous-titré en français – PEGI 3
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Viewfinder s’inscrit dans la droite lignée du « high concept » de jeux de réflexion comme Superliminal. Il mise sur une idée simple pour faire chauffer le cerveau. Ici, le joueur doit faire apparaître le contenu de photos et d’images pour progresser dans l’aventure. Une photo d’un pont, par exemple, peut être « posée » à la place d’un trou afin de se créer un passage entre deux plateformes. Le titre tire-t-il pleinement profit de son concept original ?
Test de Viewfinder sur PC
Une approche des puzzles unique
Viewfinder adopte une structure extrêmement simple. Chaque zone du jeu comporte plusieurs séries de niveaux dont le but est d’atteindre un téléporteur pour continuer sa progression. Au fur et à mesure, de nouveaux éléments sont introduits pour complexifier les énigmes. On pense à la présence de batteries à déplacer pour alimenter le téléporteur, ou à l’utilisation d’un appareil photo pour créer soi-même les images nécessaires à la création d’un chemin. Certaines sections se distinguent également en mettant complètement de côté les photos pour se concentrer sur les illusions d’optiques. L’ensemble fonctionne parfaitement, donnant envie de trouver la solution la plus efficace pour chaque niveau.
Contrairement à d’autres jeux de réflexion, Viewfinder réussit à éviter un obstacle majeur. Il ne tire pas trop sur la corde. Ainsi, les mécaniques ne sont jamais surutilisées au point de tourner à vide. L’expérience est donc rafraîchissante tout au long de l’aventure. Le jeu a presque tendance à faire l’inverse, avec quelques concepts qui n’apparaissent que le temps d’une poignée de niveau, sans être réutilisés ou combinés avec d’autres idées ensuite. Viewfinder se révèle également étonnamment accessible. La courbe de difficulté est particulièrement lisse et on n’est jamais bloqué plus de quelques minutes sur une énigme, à l’exception notable de la dernière. Le jeu est donc parfait pour les néophytes.
Une présentation classique
Puisqu’il ne comporte pas de mur de difficulté, Viewfinder s’avère relativement court. Moins de cinq heures suffisent à atteindre la fin du jeu. Pour augmenter un peu la durée de vie, les développeurs proposent quelques défis annexes débloquant des filtres pour l’appareil photo, des easter eggs à découvrir et des petits objets cachés dans le décor à collectionner. Ces à-côtés, plutôt mineurs, ne poussent pas forcément à relancer le jeu une fois terminé. Mais leur présence reste appréciable.
A côté de son concept original, Viewfinder propose un enrobage très (voire trop) classique pour le genre. Le scénario ne constitue pas le cœur du jeu, certes. Mais l’histoire balisée ne surprend jamais le joueur avec ses audio logs, notes et autres petites touches de narration environnementale durant les niveaux. De la même manière, les décors sont plutôt répétitifs. Utilisant des déclinaisons des mêmes jardins et architectures aériennes, seul le moment de la journée apporte réellement de la variété.
Notre avis | 7
En tant que premier jeu de Sad Owl Studios, Viewfinder se révèle rafraîchissant grâce à ses mécaniques astucieuses et une proposition accessible au plus grand nombre. Il atteint même le point où le joueur ne sait pas si sa solution pour résoudre une énigme était celle prévue par les développeurs. On peut regretter un enrobage trop classique pour accompagner le gameplay. Mais les quelques heures passées à résoudre les énigmes du jeu sont plaisantes à parcourir.
On aime
- Les mécaniques de puzzle
- La douceur de la courbe de difficulté
- Les bonus pour les amateurs de 100%
On n’aime pas
- La sous-exploitation de certaines idées
- La narration assez quelconque





