Test de God of War: Ragnarök réalisé le 17 novembre 2022 sur PlayStation 5 à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Action/aventure
- Développé par Santa Monica Studio | Édité par Sony Interactive Entertainment
- Sorti le 9 novembre 2022
- PlayStation 4 | PlayStation 5
- Entièrement localisé en français
- PEGI 18
- Toute l’actualité de God of War: Ragnarök
Après God of War, qui a reçu de multiples récompenses dont celui du meilleur jeu de l’année des Game Award 2018, on ne s’étonne pas de retrouver Kratos et Atreus dans une suite directe. Quatre ans après, God of War: Ragnarök est disponible sur les consoles PlayStation 4 et PlayStation 5. Il reprend à cette occasion la formule gagnante de l’opus précédent. On se demande alors si le diptyque stagne déjà, ou si God of War: Ragnarök parvient à sublimer la recette.
Test de God of War: Ragnarök
La narration de God of War: Ragnarök ne change pas du premier jeu. Il s’agit toujours d’un long plan-séquence, ce qui signifie qu’il n’y a aucune coupure, comme si tout était filmé d’une seule traite. Et la performance est encore plus incroyable que dans le premier jeu. On remarque quelques longueurs du côté du rythme parfois, surtout quand on le compare à celui du précédent qui était extrêmement soutenu. Mais cela ne nuit finalement pas à l’aventure.
En tout cas, le titre se présente comme une suite directe de God of War et la fin du monde est sur le point de survenir après trois ans d’hiver. On ne détaillera pas davantage le synopsis pour quiconque n’y a pas joué, car le scénario reste l’un des points les plus forts des deux jeux. On précise cependant qu’ils ne sont pas des reboots, au contraire de ce que certains observateurs ont fait remarquer. Ils font suite aux aventures précédentes de Kratos, quand la série était encore un beat ’em all. Mais ces derniers sont moins importants que l’épisode 2018, auquel il faut avoir joué pour apprécier pleinement God of War: Ragnarök.
Le gameplay se distingue-t-il de l’épisode de 2018 ?
À première vue, on ne remarque que peu d’évolution par rapport à God of War. La caméra est toujours derrière l’épaule, Kratos combat à grands coups de hache tandis qu’Atreus, son fils, lui apporte son aide grâce à son arc. Les vraies nouveautés se situent principalement au niveau des boucliers. Là où le jeu précédent n’en proposait qu’un seul type, on en obtient plusieurs ici. Dans God of War: Ragnarök, on débute avec petit bouclier permettant de faire des contres, ou un bouclier plus imposant pour tank les attaques. Chaque combat rapporte un un peu d’expérience, d’argent et de matériaux que l’on investit respectivement dans de nouvelles compétences et dans l’amélioration de l’équipement.
L’exploration ne propose pas de réelles nouveautés non plus. On retrouve le côté Metroidvania du précédent jeu, s’ouvrant un peu plus au fur et à mesure de l’aventure. Santa Monica Studio a eu l’excellente idée de nous laisser en mains tous les objets que Kratos et Atreus avaient récupéré dans God of War. Hiver glacial oblige, certaines zones sont complètement givrées et enneigées, et les bateaux deviennent des traîneaux tirés par des loups.
On regrette néanmoins, comme dans A Plague Tale: Requiem, que les personnages qui accompagnent Kratos lui fournissent la réponse aux énigmes. On n’a jamais le temps de réfléchir ou d’analyser une scène. Il est souvent dommage d’arriver devant un puzzle, de commencer à le résoudre et d’avoir la réponse dans la foulée. Une option permettant d’enlever cette aide aurait été bienvenue ! D’autant plus que le jeu propose de multiples paramètres pour le rendre plus agréable. De nombreuses options d’accessibilité sont disponibles, pour les joueurs subissant des handicaps moteurs, visuels ou auditifs.
God of War: Ragnarök profite-t-il pleinement de la puissance de la PlayStation 5 ?
Des joueurs ont douté de l’aspect technique de God of War: Ragnarök, à cheval sur deux génération de consoles. Mais il est véritablement l’un des plus beaux jeux actuels. Que ce soit en mode résolution (limité à trente FPS) ou performance (à soixante FPS), le jeu reste magnifique de bout en bout. Comble du bonheur, le mode performance ne chancelle jamais, malgré les effets et tout ce qui apparaît en combat. Et le titre est de toute façon porté par sa direction artistique et le design de ses personnages, cohérents de bout en bout.
Des limitations relatives à la PlayStation 4 existent toutefois bel et bien. Par exemple, il n’est pas rare que l’on navigue dans des zones dont le seul but est de masquer un temps de chargement. Kratos soulève par exemple une pierre ou ouvre une porte avec beaucoup d’envergure, pour laisser quelques secondes de chargement à la console. Ces séquences ne sont bien sûr pas rédhibitoires. Mais God of War: Ragnarök est tellement impressionnant par ailleurs que cette technique étonne en 2022.
Plus loin | Lire aussi le test de Taikenban

9
God of War: Ragnarök ne bouscule pas la formule sur laquelle il s’appuie. Il s’adresse surtout aux joueurs qui ont adoré l’épisode de 2018, dont il est d’ailleurs la suite directe. On a effectivement droit à la conclusion de l’histoire d’Atreus et Kratos. Certains regretteront peut-être l’impression de jouer à God of War « 1.5 » par moments, ou l’absence de combats grandiloquents comme on en trouvait dans l’ancienne trilogie. Mais le gameplay et la narration, en plan-séquence, du « meilleur jeu de l’année 2018 » fonctionnent toujours en 2022. Pour le reste, God of War: Ragnarök, aussi beau techniquement qu’artistiquement, constitue l’un des must-have de l’écosystème PlayStation.




