Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1660 Ti 6 Go)
Développé par Nighthouse Games et édité par Versus Evil
Sorti le 11 mai 2021 et disponible sur PC
| Interface | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Japonais / Coréen / Portugais / Espagnol |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Chinois / Allemand / Japonais / Coréen / Portugais / Espagnol |
Les jeux de plateforme 2D exigeants ont le vent en poupe depuis la sortie de Super Meat Boy. Mais pour un chef-d’œuvre de l’acabit de Celeste, il existe pléthore de titres qui ratent un aspect très important du genre : l’apprentissage des mécanismes. Puisant abondamment dans les codes établis par le jeu de McMullen, la courbe de difficulté de Sockventure est-elle maîtrisée ou représente-t-elle un mur qui rend le jeu difficilement accessible aux novices ?
Sockventure est l’histoire d’une petite fille qui s’ennuie en attendant que ses chaussettes soient lavées en machine. Pour passer le temps, elle s’imagine un petit héros qui s’infiltre dans un lave-linge devenu fou avec pour mission de retrouver ses chaussettes perdues. Ce ton décalé cache un jeu de plateforme exigeant qui amène le héros à se frayer un chemin dans une machine qui veut sa mort : plateformes mouvantes, pics, lave ou rayons lasers, l’environnement est truffé de pièges qui se renouvellent tout au long des sept niveaux. Ceux-ci sont divisés en tableaux dont l’objectif est d’atteindre la sortie en vie.
Pour surmonter les différents obstacles qui se présentent à lui, le héros possède un vaste panel de mouvements : il peut sauter et double-sauter, s’accrocher aux surfaces verticales, sauter de mur en mur, effectuer un dash horizontal ou vertical. Ces mouvements, que le joueur gagne au fil des niveaux, fonctionnent main dans la main avec des éléments dispersées dans les tableaux ; récupérer une vis réinitialise le dash et le double-saut, des plateformes mobiles passent dans des zones qui obligent le héros à s’accrocher sur le côté, des globes lumineux permettent d’orienter les dash dans une direction transverse, des coussins servent de tremplin, des bumpers éjectent le héros lorsqu’il fonce dedans. Toutes ces approches forment des tableaux diversifiés et bien pensés. Manette en main, le héros répond au doigt et à l’œil, avec un petit bémol sur un mouvement particulier qui arrive vers la fin du jeu : il s’agit de la combinaison du dash et du saut, une action qui doit être effectuée en rasant une surface et qui s’avère assez laborieuse à maîtriser.
La progression de la difficulté dans Sockventure se déroule en deux temps. Les quatre premiers niveaux sont assez accessibles et l’apprentissage des obstacles et des mouvements se fait de manière fluide. À partir du cinquième niveau, toutefois, la difficulté explose et les tableaux de Sockventure demandent beaucoup plus de rigueur, de patience et de réflexes. La durée globale du jeu varie donc en fonction de l’aisance du joueur avec ce type de jeu, et de nombreux objectifs secondaires se greffent à la quête principale : récupérer toutes les pièces disséminées dans le niveau, terminer le niveau en un certain temps ou arriver à la fin sans mourir permettent de gagner une étoile. Plusieurs chaussettes sont également cachées dans les niveaux, et trois niveaux sombres peuvent être achetés à l’aide de pièces.
Par son humour, ses environnements colorés et sa courbe d’apprentissage maîtrisée, Sockventure est une excellente porte d’entrée aux jeux de plateformes exigeants. La seconde partie s’adresse toutefois aux plus assidus et propose un défi satisfaisant pour tout amateur de jeux de plateforme un peu hardcore.





