Test réalisé à partir d’une version fournie par l’éditeur sur PC (i7-4770K, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1660 Ti 6 Go)
Développé par Abrakam et édité par NACON
Sorti le 17 juin 2021 et disponible sur PC (également prévu sur PlayStation 4, Xbox One et Switch)
| Interface | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois |
| Audio | Anglais |
| Sous-titres | Français / Anglais / Italien / Allemand / Espagnol / Japonais / Coréen / Polonais / Portugais / Russe / Chinois |
Après la stratégie, Abrakam Entertainment propose une nouvelle incursion dans son monde avec Roguebook, un deckbuilder doté d’éléments de RPG et de rogue-lite. S’agit-il d’un amuse-bouche pour relancer l’engouement autour de Faeria ou d’un nouveau chapitre dans son univers ?
Plongé au cœur d’un livre magique, le joueur constitue à chaque nouvelle session une équipe de deux parmi quatre héros à débloquer. Chacun s’accompagne de cartes dédiées représentant les actions qu’il peut effectuer en combat, mais également de statistiques dessinant son style de jeu, plutôt défensif ou orienté magie, par exemple.
Le duo explore ensuite librement une carte constituée de cases hexagonales mais dont la plupart sont dissimulées. Le joueur fait alors l’usage d’encre et de pinceaux pour les révéler et s’y aventurer. Il complète peu à peu la carte pour en découvrir les secrets : ennemis, pièces d’or, vie ou objets précieux. Pour progresser, les personnages doivent vaincre le boss de cette région. Immédiatement accessible, il peut écraser les personnages pas suffisamment préparés.
Les combats de Roguebook se déroulent au tour par tour avec un système de points d’action. Le joueur pioche des cartes au début de son tour et les utilise en fonction de leur coût. Plus elle est efficace, plus la carte nécessite de points d’action. Chacune est associée à l’un des personnages et ne peut être utilisée qu’avec celui-ci. Les attaques forment une bonne partie du deck mais la gestion de la défense est tout aussi importante, et les cartes permettant d’encaisser des dégâts sont aussi nombreuses.
Il faut également compter sur une gestion de la position : le héros se trouvant en première ligne encaisse les coups ennemis. L’alternance des positions est fréquente et forme un élément essentiel de la stratégie. De plus, des alliés peuvent être invoqués : il s’agit de cartes apportant un avantage tactique bienvenu et qui restent en jeu plusieurs tours. Comme dans Slay the Spire, des icônes au-dessus des ennemis affichent l’action qu’ils prévoient et le nombre de dégâts qu’ils peuvent occasionner. Ces informations sont loin d’être négligeables car la difficulté est au rendez-vous et une erreur de jugement peut vite renverser le déroulement d’une partie.
En gagnant des combats, le joueur récupère différentes récompenses. De l’encre supplémentaire tout d’abord qui lui permet de progresser. Il en existe différentes sortes, indiquant le nombre et l’orientation des cases qu’elle révèle : en ligne droite ou en zone, par exemple. Des artefacts ensuite permettent aux personnages d’obtenir de nouvelles capacités sur le long terme. Des pages peuvent également être échangées lors de la prochaine partie contre des augmentations définitives. Enfin, des pièces peuvent servir à acheter de nouvelles cartes ou des artefacts auprès d’une boutique.
La constitution du deck est un élément essentiel de Roguebook car son épaisseur est associée aux niveaux des héros : ramasser des cartes permet à ces derniers de progresser. Lorsqu’un niveau est atteint, le joueur peut choisir de déverrouiller une capacité liée à un personnage ou à l’ensemble du groupe.
À n’en pas douter, Roguebook est une formidable porte menant à l’univers coloré et inspiré de Faeria, mais il n’est pas en retrait par rapport à son grand frère. Avec une durée de vie impressionnante, des synergies qui renouvellent en permanence son intérêt, des animations soignées et une musique charmante, il s’agit d’un deckbuilder passionnant doté d’une personnalité unique.





