Test de Firebird réalisé sur Steam Deck à partir d’une version fournie par l’éditeur.
- Roman visuel
- Développé et édité par Ludogram
- PC – 2 août 2023
Switch – 21 novembre 2023 - Entièrement localisé en français – PEGI 12
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Firebird est présenté comme la rencontre entre FibreTigre, auteur notamment reconnu pour Out There, et Quentin Vijoux, illustrateur dont la plus grande force est aussi sa minuscule faiblesse selon son acolyte : un style unique. Leur bébé, développé par Ludogram, est un roman visuel finalement classique dans sa forme, mais réservant son lot de surprises tant narrativement qu’artistiquement.
Test de Firebird sur Steam Deck et PC
Confrontée à la rudesse sibérienne, Mariska achète son camion à un mafieux local. Elle estime avoir largement remboursé son créancier mais une dernière mission lui permettrait théoriquement d’enfin recouvrir sa liberté. Elle accompagne ainsi Vassillissa, sa cliente, pour livrer des vivres là où personne ne va jamais, le nord de la Sibérie, à travers une aventure narrative teintée de mysticisme.
Entre roman visuel et rogue-like
Firebird se présente comme une aventure narrative classique. L’impact du joueur se porte essentiellement sur le choix de dialogues et des conséquences en découlent. Certaines interactions n’ont pour but que de décrire une situation ou de répondre à une discussion. D’autres ont cependant une conséquence directe sur la suite de l’aventure.
Il arrive parfois qu’une mauvaise interprétation de la situation nous mène directement à la mort, et ce dès les premières minutes de jeu. Néanmoins, les développeurs n’ont pas rendu ces échecs trop punitifs, renvoyant directement le joueur à la scène précédente. On aurait pu imaginer recommencer dès le début tant le jeu est court en ligne droite ; il faut compter moins d’une heure et demie pour un premier run. Mais cela amoindri la magie qui survient en fin de partie. On est de toute façon tenté de relancer l’aventure pour découvrir les branches inexplorées de l’histoire.
Par ailleurs, l’univers se dévoile par l’intermédiaire d’une carte qui ressemble beaucoup à celle de Slay the Spire, dont l’auteur FibreTigre raffole. Elle ajoute d’abord une couche de gestion superficielle, mais qui impacte certains choix de destination. Cette navigation force également le joueur à laisser de côté une voie possible, invitant à l’explorer lors d’un deuxième passage.
Folklore slave
Firebird marque avant tout les esprits par la cohérence de son univers, emprunté au folklore slave, tant dans ses représentations du réel que du surnaturel. L’histoire, qui débute dans une ville de Russie, est introduite par une séquence qui aborde les différents enjeux du titre, tout en explorant le marché et les habitations. Assez vite, le voyage nous amène au-delà d’une frontière mystique, présentant certains mythes de la région. Une furieuse envie d’approfondir le sujet se fait alors ressentir, pour saisir la hauteur de la réinterprétation de chacune des fables. Elles sont incarnées par des protagonistes bien écrits, aux personnalités propres ni trop archétypales, ni trop lisses.
Le jeu attire également par sa direction artistique. Dessinés à la main par l’illustrateur Quentin Vijoux, les personnages sont identifiables au premier coup d’œil. Ils ont surtout un charme fou. Les décors sont tout aussi sublimes, fourmillant de détails qui renforcent la narration environnementale. Hormis les déplacements, les scènes sont typiques des romans visuels, présentant ses personnages face à face et illustrant les propos en quelques animations, évoquant des cases de BD.
Enfin, le jeu est accompagné par une musique parfois en retrait, parfois plus présente, notamment dans l’habitacle du camion de Mariska. Elle illustre parfaitement l’histoire et permet une immersion complète.
Notre avis | 9
Firebird est un jeu attachant au premier regard, grâce à son esthétique. On le termine certes en une soirée, mais il reste en tête pour un moment. La proposition de Ludogram allie à merveille une histoire palpitante, nous plongeant à la découverte des mythes slaves, à des ambiances visuelle et sonore marquantes. Dès la fin de la première partie, on n’a qu’une envie : recommencer l’aventure afin de glaner les derniers secrets du voyage de Mariska. Firebird est une réussite complète, tout simplement.
On aime
- La découverte du folklore russe
- L’histoire palpitante, de bout en bout
- Les personnages équilibrés
- L’ambiance visuelle, superbe
- L’ambiance musicale
- L’envie de relancer une deuxième partie
On n’aime pas
- Le deuxième run ne sert qu’à voir les scènes manquées mais n’impacte que peu la trame principale






