Test réalisé à partir d’une version fournie par PQube sur PC (Core i5-3470, 16 Go de RAM, GeForce GTX 1060 6 Go)
Développé par Studio Namaapa et édité par PQube
Sorti le 21 février 2020 et disponible sur Switch et PC
Dans Ciel Fledge: A Daughter Raising Simulator, le joueur doit s’occuper d’une enfant amnésique et l’accompagner jusqu’à l’âge adulte. Il ne s’agit cependant pas d’une simulation à proprement parler : Ciel Fledge prend plutôt la forme d’un visual novel dont les embranchements scénaristiques dépendent de la façon dont on éleve sa petite.

Le titre se déroule en 3716 alors que les humains ont fui la Terre à cause d’une créature gigantesque. Ciel, une jeune fille de 10 ans, est mystérieusement retrouvée inconsciente à la surface de la planète avant d’être rapatriée sur l’arche flottante ARK-3. Il revient au joueur de s’en occuper comme s’il s’agissait de son propre enfant.
Les amateurs de Princess Maker ou THE iDOLM@STER sont en terrain connu puisque, de la même manière, il convient de programmer les activités de la petite qui défilent à toute vitesse : sur la semaine, on choisit ses cours et ses loisirs en veillant à ce qu’elle ne manque pas d’énergie. Chaque activité augmente des statistiques spécifiques (la natation augmente la force et l’endurance, les cours de langue augmentent l’intelligence et l’écriture) qui ouvrent la porte à de nouvelles.

Les choix ne sont pas anodins puisqu’ils définissent le déroulement de l’histoire et l’avenir de Ciel, avec un total de 23 fins différentes possibles. D’autres statistiques sont également influencées par nos choix, comme l’affection que Ciel nous porte, selon que l’on soit autoritaire ou non avec elle.
Ponctuellement, Ciel est mise face à des épreuves qui déclenchent un « combat » : une épreuve de sport, une interro à l’école ou même une vraie bagarre. Dans celle-ci, le joueur doit réaliser des brelans de couleur à l’aide de cartes qu’il possède dans sa main. Il faut également utiliser des techniques que l’on obtient en même temps que Ciel gagne de l’expérience.

Le joueur est aussi amené à explorer la surface de la Terre dans des séquences où s’enchaînent différents événements : rencontres inopinées, coffres à découvrir et combats surtout. Ciel y est accompagnée de trois personnages au choix mais ces phases d’exploration demandent de prendre garde à l’endurance de Ciel qui dégringole à toute vitesse.
Le reproche que l’on pourrait adresser à Ciel est un style graphique très amateur avec des artworks trop peu détaillés. Ciel Fledge manque de finition et ça se ressent aussi dans l’interface, un peu trop chargée et peu ergonomique, ce qui peut se montrer gênant à la longue tant on passe son temps dans les menus.

On pourrait aussi être tenté de lâcher l’aventure en raison d’une histoire qui met beaucoup de temps à démarrer. Mais avec de le persévérance, Ciel Fledge se montre plutôt surprenant de ce point de vue avec un scénario loin d’être gnangnan. Surtout, on finit par beaucoup s’attacher à cette petite ainsi qu’à ses camarades, grâce aux nombreuses saynètes qui se déclenchent au fil du calendrier.
Un point sur la version française
Ciel Fledge a été traduit en différentes langues dont le français. Dans l’ensemble, la traduction est parfaitement intelligible et plutôt plaisante, bien qu’elle contienne de nombreuses coquilles et des textes qui dépassent des boîtes. Mais n’ayant sans doute pas été suffisamment testée, elle « bloque » aussi la progression à cause de mauvaises traductions. Assez tôt, il est impossible de comprendre les objectifs sans repasser en anglais, c’est pourquoi on conseille d’y jouer directement en version originale, dans la mesure du possible.




